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Liberté pour tou-te-s ? Des membres de Zabalaza Anarchist Communist Front menacé-e-s et forcé-e-s de se cacher, leurs activités interrompues

category région sud de l'afrique | répression / prisonniers et prisonnières | communiqué de presse author Saturday October 24, 2015 06:30author by Zabalaza Anarchist Communist Frontauthor email zacf at riseup dot net Report this post to the editors

Traduction française du communiqué de Zabalaza Anarchist Communist Front (ZACF), organisation sud-africaine qui subit la répression. [English]

Liberté pour tou-te-s ?
Des membres de Zabalaza Anarchist Communist Front menacé-e-s et forcé-e-s de se cacher, leurs activités interrompues
Condamnez la terreur et la violence politique



Afrique du Sud, le 16/10/2015 : Le soir du vendredi 9 octobre 2015, un militant de Zabalaza Anarchist Communist Front a été violemment menacé pour son activité politique par un groupe de jeunes gens, dans le township noir et paupérisé de Khutsong (ouest de Johannesbourg). Le lendemain matin, une formation politique que lui et un-e autre camarade animaient dans le quartier a été interrompue par la force par un groupe encore plus grand.

Dans la soirée de vendredi, le camarade "Tebogo"* a dû faire face à huit hommes qui lui ont ordonné, sous peine de représailles sévères, d' "arrêter de faire la promotion de l'anarchisme" et de s'opposer au gouvernement parce que "l'ANC (African National Congress, parti au pouvoir) doit régner sur le township". Le samedi matin, les camarades "Tebogo"* et "Boitumelo"* ont dû faire face à une quinzaine de voyous pendant qu'ils préparaient la session de formation mensuelle de Zabalaza, dans un local du quartier. Ils sont parvenu-e-s à empêcher le groupe d'entrer mais l'évènement a été annulée. Des pierres ont été jetées et des menaces proférées.

Par chance, les deux camarades de Zabalaza sont parvenu-e-s à s'échapper mais ont dû fuir dans un autre township où ils se cachent actuellement. Pendant ce temps, les voyous sont repassés devant la maison où habite "Tebogo", pour le chercher. Nous faisons tout notre possible pour aider nos camarades dans ce moment difficile.

Nous faisons appel ici à toutes les structures progressives pour nous soutenir dans la condamnation et l'opposition à ces actes flagrants d'intimidation et de terreur contre la classe ouvrière noire. Les évènements de Khutsong ne sont, malheureusement, pas des faits isolés. En tant que tels, ils doivent être compris comme des actes extrêmement sérieux et potentiellement mortels.

Il est fréquent pour les élites des partis politiques implantés dans les townships de faire appel à des voyous pour faire leur sale boulot d'intimidation et d'agression de militant-e-s. Plus tôt dans l'année, par exemple, une réunion de quartier organisée par les militant-e-s de Abahlali baseFreedom Park, dans le sud de Johannesbourg, a été attaquée par des voyous a priori employés par un cacique local de l'ANC et ses acolytes. Plusieurs militant-e-s du quartier ont dû être hospitalisé-e-s, dont un en soins intensifs. De sérieuses attaques contre les droits humains les plus basiques et contre la liberté sont en cours.

Nous sommes soulagé-e-s que nos camarades de Khutsong n'aient pas eu à affronter le même sort, et que les camarades avec lesquels nous travaillons à Freedom Park continuent de se battre.

Mais nous sommes aussi conscient-e-s que personne n'est à l'abri de ce genre de dangers, que des conséquences similaires attendent les militant-e-s qui osent se lever et s'exprimer contre l'exploitation, l'arbitraire, la corruption, la discrimination et le système marchand qui opprime la classe ouvrière noire et qui profite aux élites.

Nous demandons instamment aux militant-e-s qui se battent pour une Afrique du Sud meilleure, pour un monde meilleur et un futur plus enviable, de se lever et de tenir tête, de refuser d'être harcelé-e-s et intimidé-e-s, réduit-e-s à l'inaction, par les hommes de main du parti au pouvoir. Car il est clair que nous ne pouvons qu'attendre une augmentation de ce type de terreur tant que la classe ouvrière continue de se lever.

En conséquence, nous demandons aux organisations et aux individus de :
1. ajouter leur signature à cette déclaration, par e-mail à zacf[at]riseup.net ou en utilisant la fonction commentaire ci-dessous.
2. faire circuler largement l'information
3. faire connaitre auprès des médias et du public tous les faits de terreur politique dont ils ont connaissance.

Arrêtez l'intimidation politique contre les militant-e-s dans nos townships !
Défendez le droit à la libre expression et la libre association !
Personne ne sera libre, jusqu'à ce que tou-te-s soient libres !


https://www.facebook.com/zabalazanews
Zabalaza.net

* Les noms ont été modifiés, par mesures de sécurité.

Traduction : Gio [CGA]

Verwandter Link: http://zabalaza.net
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Région Sud de l'Afrique | Répression / prisonniers et prisonnières | Communiqué de presse | fr

Tue 07 Feb, 12:48

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