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Grève sociale, solidarité et lutte de classe

category amérique du nord / mexique | divers | communiqué de presse author Thursday May 03, 2012 01:26author by Collectif Emma Goldman - Union communiste Libertaire Report this post to the editors

La lutte étudiante actuelle ne cesse de nous étonner dans ce qu'elle porte de tentatives de rapprochement entre les étudiant-e-s et les travailleurs et travailleuses. Qu'il s'agisse de la solidarité exprimée envers les salarié-e-s de Rio Tinto Alcan lors de la manifestation à Alma ou à l'égard des licencié-e-s d'Aveos, le mouvement étudiant a démontré une certaine volonté de développer un front unique de lutte contre l'État et le patronat. À leur tour, certains syndicats ont démontré leur appui à travers des communiqués ou des conférences de presse.

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Grève sociale, solidarité et lutte de classe

La lutte étudiante actuelle ne cesse de nous étonner dans ce qu'elle porte de tentatives de rapprochement entre les étudiant-e-s et les travailleurs et travailleuses. Qu'il s'agisse de la solidarité exprimée envers les salarié-e-s de Rio Tinto Alcan lors de la manifestation à Alma ou à l'égard des licencié-e-s d'Aveos, le mouvement étudiant a démontré une certaine volonté de développer un front unique de lutte contre l'État et le patronat. À leur tour, certains syndicats ont démontré leur appui à travers des communiqués ou des conférences de presse. Certain-e-s sont même allés plus loin. Les professeurs-eures de l'Université du Québec en Outaouais qui ont joint les piquets de grève des étudiant-e-s représentent l'exemple le plus frappant d'une solidarité combative qui dépasse les simples discours.

Toutefois, nombreux sont les obstacles à la réalisation d'une initiative visant à regrouper la classe ouvrière et les étudiant-e-s. Mais ce qui est clair, c'est qu'une grève sociale qui dépasse les revendications étudiantes est nécessaire pour faire reculer le gouvernement sur ses politiques antisociales et réactionnaires. Qui plus est, elle pourrait devenir le fer de lance d'une prise de conscience politique dont les aspirations dépasseraient le cadre de la démocratie libérale et du capitalisme, tout en canalisant les forces populaires vers un projet de société alternatif.

Élargir les revendications étudiantes pour élargir la lutte sociale

Les déclarations des représentant-e-s de la CLASSE à l'égard du fait que la lutte étudiante est une lutte populaire sont justes et louables mais paraissent insuffisantes afin d'amener les travailleurs et travailleuses sur le terrain d'une grève sociale généralisée. Dans le monde du travail, un nombre important de personnes s'entend pour dire que l'éducation est un bien collectif et qu'il est de notre devoir de le défendre en tant que service public. Mais il semble que ce soit trop peu pour organiser une lutte globale. En effet, il nous apparaît nécessaire de mettre de l'avant des revendications qui appelleraient de larges secteurs de la classe ouvrière et permettraient une mobilisation autour d'enjeux plus généraux. On pourrait penser, entre autre, à la taxe santé de 200$ qui sera imposée cette année suite au budget Bachand. Qui plus est, toutes les mesures d'austérité mises de l'avant par le gouvernement libéral au service des requins de la finance et du patronat seraient autant de raisons de se révolter massivement. Une chose est claire, le simple fait de se questionner sur ce qui pourrait concrétiser l'unité de la classe ouvrière et des étudiant-e-s nous semblent être un bon point de départ.

Le combat contre les injonctions et la grève illégale

S'il y a un enseignement fondamental à tirer de la lutte étudiante qui perdure depuis bientôt trois mois, c'est que le mouvement ne s'est pas laissé abattre par les tribunaux et les injonctions qui visaient à casser la grève. Tout au contraire, les étudiant-e-s ont répondu aux tentatives d'encadrement par le pouvoir juridique en y opposant la force du nombre, de la solidarité et de l'action directe. À travers un système de soutien permanent des associations étudiantes entre elles qui mobilisèrent plusieurs centaines de personnes pouvant se déplacer d'un campus à l'autre, les administrations universitaires ont dû céder devant la pression. Malgré l'intimidation des tribunaux qui promettaient des amendes salées envers quiconque s'opposerait aux injonctions, les étudiants et étudiantes n'ont pas reculé. Ils et elles ont remporté leur pari de confronter le pouvoir juridique en agissant sur le terrain politique.

Dans un cadre syndical ou sur les lieux de travail non-syndiqués, cette même logique pourrait certainement être inspirante. En faisant preuve de créativité, il serait possible de trouver des façons de procédé qui forceraient les boss à respecter les grévistes qui se trouveraient dans l'illégalité. Si le rapport de force était au rendez-vous, la mise de côté des possibles poursuites juridiques pourrait faire partie d'un protocole de retour au travail. Mais au final, c'est aux travailleurs et travailleuses de trouver leurs propres outils afin de ne pas être éternellement soumis-e-s à un code du travail qui empêche toute grève sociale et politique de prendre forme.

Enfin, il faut souhaiter qu'une grève sociale puisse se réaliser à court terme. Le contexte social et politique dans lequel nous nous trouvons est mûr pour qu'un soulèvement contre le gouvernement Charest et le patronat prenne la forme d'une authentique lutte de classe. Nous invitons tous les travailleurs et travailleuses à s'informer des possibilités d'action sur leurs lieux de travail et à discuter des revendications qui devraient être mises de l'avant.

Vive le 1er mai! Vive la grève sociale!

*Ce texte figure dans le numéro spécial du journal Cause Commune express paru aujourd’hui dans le cadre de la Journée Internationale des travailleurs et travailleuses

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