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Communiqué sur le premier anniversaire de l’attaque de la Caravane Humanitaire à San Juan Copala

category amérique du nord / mexique | luttes des peuples autochtones | communiqué de presse author Friday April 29, 2011 00:35author by David Cilia Olmos - Municipio Autónomoauthor email coatlicuesbelt at gmail dot com Report this post to the editors

Nous nous souvenons de Jyri Jaakola et Bety Cariño

Le jour d’aujourd’hui, le 27 avril 2011, est marqué par le premier anniversaire du massacre de la Savane dans lequel les paramilitaires de Ubisort ont assassiné les défenseur-e-s des droits humains Alberta Cariño et Jyri Jaakkola. [Castellano]


Communiqué sur le premier anniversaire de l’attaque de la Caravane Humanitaire à San Juan Copala


Regarde la rue.
Comment peux tu être
indifférent à cette grande rivière
aux os, de cette grande rivière
aux rêves, de cette grande rivière
au sang, de cette grande rivière?

Nicolás Guillén

Le jour d’aujourd’hui, le 27 avril 2011, est marqué par le premier anniversaire du massacre de la Savane dans lequel les paramilitaires de Ubisort ont assassiné les défenseur-e-s des droits humains Alberta Cariño et Jyri Jaakkola.

Durant ce temps, l’État mexicain a fait tout en son possible pour maintenir l’impunité des groupes paramilitaires qui ont attaqué la Municipalité Autonome de San Juan Copala. Par exemple, même si le chef du groupe paramilitaire Ubisort, Rufino Juárez, est derrière la mort de Bety et Jyri et qu’il a pratiquement confessé aux médias d’information sa réalisation du crime, le Procureur Général de la République du Mexique (PGR) n’a toujours pas pu le localiser.

L’État mexicain n’a pas pu retrouver les assassins de défenseur-e-s de droits humains, de journalistes et du peuple Triqui puisqu’il est très occupé à négocier avec les assassins les votes et le contrôle social en échange de l’impunité.

Et sur le retour des gens déplacé-e-s (par la force) de San Juan Copala à leur lieu d’origine, l’État mexicain n’a toujours donné aucune réponse, plus de 200 jours après que des mesures de précaution aient été émises par la Commission Interaméricaine des Droits Humains (CIDH) en faveur des habitant-e-s de la Municipalité Autonome de San Juan Copala.

L’État mexicain n’a également rien fait pour résoudre la grave crise humanitaire que vivent les personnes déplacé-e-s de San Juan Copala, alors que ça a pris moins de 10 jours à la Commission Interaméricaine pour élaborer un recensement des bénéficiaires des mesures de précaution depuis les deux requêtes réalisées en faveur de la Municipalité Autonome, spécifiquement au gouvernement d’Oaxaca, chose qui n’a pas été fait en 144 jours par les autorités.

Et alors que l’État mexicain suit sa politique de coexistence pacifique avec les paramilitaires, les habitant-e-s de San Juan Copala demeurent délocalisé-e-s et dépossédé-e-s après être passé dans une arène de sang et de balles de fusil qui a duré 10 mois. Les enfants Triqui déplacé-e-s dorment dans la rue, les blessé-e-s ne reçoivent toujours aucun soin médical et les paramilitaires continuent d’occuper la région en établissant des points de contrôle, en occupant les mairies et en proliférant des menaces de mort contre les habitant-e-s de la Municipalité Autonome.

Face à cette situation les femmes, les enfants plus vieux et les hommes de la Municipalité Autonome de San Juan Copala ont décidé de marcher, le 23 mai prochain, de la ville de Oaxaca (dans la localité de Viguera) jusqu’à la ville de Mexico pour dénoncer le fait que dans ce pays, il n’y a pas de justice, ni lois qui soient respectées, ni pour les peuples autochtones, ni pour le reste de la société.

Nous marcherons les 500km qui séparent ces deux villes pour expliquer aux autres habitant-e-s du pays la situation dans laquelle nous avons vécu après que deux groupes paramilitaires nous aient maintenu encerclé-e-s militairement depuis 10 mois, sans qu’aucune autorité n’intervienne, et que les paramilitaires aient finalement délocalisé-e-s de leur maison par le sang et le feu les habitant-e-s et pris possession de la communauté et de ses biens.

Nous expliquerons à qui voudra nous écouter comment, dans cet arène de sang et de balles de fusil, les paramilitaires ont fait feu autant sur les défenseur-e-s des droits humains, que sur les autochtones et les journalistes, assassinant plus de 20 personnes dans divers embuscades, alors que le gouvernement de l’État ou de la Fédération n’a encore réalisé aucune arrestation.

Nous expliquerons comment, face à ces dénonciations, autant le Procureur général de l’État d’Oaxaca que le Procureur général de la République mexicaine n’ont toujours pas réalisé d’enquête en réponse à la séquestration et la persécution des membres de la Municipalité Autonome et des défenseur-e-s des droits humains qui les appuient.

De cette manière, nous nous souviendrons de Bety Cariño, de Jyri Jaakkola et de Timoteo Alejandro et son épouse Tleriberta, et des douzaines de personnes assassiné-e-s dans la région Triqui pour le « délit » de contribuer à un modèle autonome d’organisation autochtone.

La municipalité Autonome appelle par la présente toute la société, les personnes qui participent à la lutte et les médias d’information à accueillir et appuyer la Quatrième Caravane du 23 mai qui aura pour objectif de rompre le cercle de silence et de marginalisation dans lequel le gouvernement tente de nous maintenir.

À la demande de la réunion des 9 et 10 avril dans la région Triqui.

David Cilia Olmos

*Traduction du Blogue du Collectif Emma Goldman (UCL-Saguenay)

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