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grèce / turquie / chypre / anti-fascisme / communiqué de presse Tuesday January 23, 2018 20:30 byLibertatia

Ces attaques ne nous feront pas arrêter la lutte contre l’État, le capitalisme et le fascisme. Aucune attaque ne parviendra à nous terroriser ni ne nous fera faire la révérence devant aucun fasciste, mais avec conscience et détermination, pour une société égalitaire, libertaire, nous continuerons à nous battre pour notre idéal.

Communiqué du squat Libertatia à propos de l’incendie d’aujourd’hui

Aujourd’hui, dimanche 21 janvier, aux alentours de 13h et peu avant le rassemblement nationaliste pour la Macédoine, des groupes fascistes qui participaient à cette manifestation ont entamé une série d’attaques contre des lieux occupés. Ils ont d’abord attaqué le centre social libre "Σχολείο" et ont été repoussés avec succès. Par la suite, ils se sont dirigées vers notre squat, y provoquant des dégâts au niveau de la façade extérieur et du portail. Ces dégâts ont immédiatement été réparés par les membres du collectif, qui ont ensuite décidés de rejoindre le rassemblement antinationaliste à Kamara. Environ deux heures plus tard, un groupe de 60 à 70 fascistes ont attaqué notre squat avec des cocktails molotov et des fusées de détresse, ce qui a entrainé l’incendie. A ce moment, il n’y avait plus personne dans le bâtiment, tout le monde se trouvant au rassemblement à Kamara. Tout au long de l’attaque, devant le squat, se trouvaient de très nombreux flics en civil et des fourgons des ΜΑΤ (forces anti-émeute) qui stationnaient à proximité, lesquels ont couvert l’attaque sans intervenir. La résistance du quartier doit être soulignée, des gens étant sortis sur les balcons pour crier sur les fascistes, lesquels ont répondu à coups d’insultes et de lancers de fusées de détresse. Quand les fascistes ont essayé d’aller de nouveau vers Σχολείο, la police était déjà sur place, couvrant les fascistes et bloquant αποκλείοντας les camarades à l’intérieur du bâtiment.

Que personne ne s’y trompe : ces attaques et l’incendie du bâtiment n’auraient pas pu avoir lieu sans le « soutien » du rassemblement pour la Macédoine. C’est là-bas qu’ils allaient et c’est de là-bas qu’ils revenaient. Tous les groupes d’extrême-droite et néonazis appelaient à ce rassemblement, mais personne ne s’en est inquiété, leur offrant ainsi la légitimité sociale et l’espace public pour pouvoir s’exprimer et agir en toute impunité. Nous savons très bien que tout cela n’aurait pas pu arriver dans d’autres circonstances et c’est pourquoi nous demandons à chacun de prendre position face au fascisme. Ces forces qui s’expriment depuis des groupes bien réels fonctionnent comme des suppléments de la répression étatique contre celles et ceux qui luttent et résistent pour quelque chose de meilleur. Nous demandons à chacun comment il se positionne face à l’incendie d’un bâtiment qui avait plus d’un siècle d’histoire et qui avait été laissé à l’abandon pendant des décennies. L’incendie d’un bâtiment où nous, anarchistes, communistes libertaires et révolutionnaires, avions décidé de reprendre en main et de le conserver, d’abord pour répondre à des besoins en termes de logement pour des prolétaires, des migrants et des êtres humains exlu-e-s par l’État et le capitalisme et, ensuite, pour faire naître un lieu politique radical d’échange entre les gens pour faire émerger et promouvoir une nouvelle culture libertaire. Il doit être clair pour toutes et tous qu’il s’agissait là d’un acte criminel, qui aurait pu avoir des conséquences tragiques, en particulier des morts.

Ces attaques ne nous feront pas arrêter la lutte contre l’État, le capitalisme et le fascisme. Aucune attaque ne parviendra à nous terroriser ni ne nous fera faire la révérence devant aucun fasciste, mais avec conscience et détermination, pour une société égalitaire, libertaire, nous continuerons à nous battre pour notre idéal.

LES ATTAQUES FASCISTES NE RESTERONT PAS IMPUNIES

CONSTRUISONS DES DIGUES CONTRE LA MENACE FASCISTE

POUR L’ANARCHIE ET LE COMMUNISME LIBERTAIRE

Libertatia, collectif pour le communisme libertaire

greece / turkey / cyprus / anti-fascism / press release Tuesday January 23, 2018 20:28 byLibertatia

These attacks doesn’t mean that we will stop fighting against the State, capitalism and fascism. No attack can manage neither terrorizing us nor making us do curtsey for any fascist, but with conscience and determination, for a society of equality and freedom, we will continue to fight our ideal.

Sunday, January 21th – around 1.30pm and just before the nationalist gathering for Macedonia, fascist teams who took part in it realized several attacks on occupied spaces.

First, they attacked the free social space "Σχολείο" and they were rejected with success by our comrades. Then, they approach our squat, provoking some damages on the facade and the fence. These damages were fixed immediately by the members of our collective, who then decided to join the antinationalist gathering in Kamara. About two hours later, a group of some 60/70 fascists attacked again our squat with molotov cocktails and distress flares, which provoked the fire. At this time, there were no-one left in the building as everyone were in the gathering in Kamara. While the attack was going on, there were so many cops in plain clothes and vans of the antiriot police (τα ΜΑΤ) who were staying next to the squat. They covered the attack without intervening.

The resistance of the neighborhood must be noticed, as some people went to their balconies and screamed at the fascists, who replied insulting them and throwing flares to them. When the fascists tried to head again towards Σχολείο, the police was already there holding the place, covering the fascists and locking the comrades inside the building.

Don’t be fooled: these attacks and the setting on fire of the building couldn’t have happened without the « support » of the gathering for Macedonia. They were going there and they were coming back from there. All the far-right and neo-nazi groups were calling for this gathering but no-one gave a fuck about it, offering them social legitimacy and public space so they could express and act freely. We know very well that all this couldn’t have happened under other circumstances and that’s why everyone should clarify its position regarding fascism. All these energies from such actual and real groups work as supplements for the repression from the State agains those who fight and resist for something better. Everyone should have a stand regarding the arson of a building with more than a century of history which has been abandoned for decades. The arson of a building that we, anarchists, libertarian communists and revolutionnaries, have decided to renove and maintain, first to cover housing needs of proletarians, migrants and people who are expelled by the State and Capitalism and also in order to create a radical political space where people can grow together and promote a new libertarian culture. It must be clear to everyone that we are here talking about a criminal act, which could have ended with tragic consequences, i.e deaths.

These attacks doesn’t mean that we will stop fighting against the State, capitalism and fascism. No attack can manage neither terrorizing us nor making us do curtsey for any fascist, but with conscience and determination, for a society of equality and freedom, we will continue to fight our ideal.

THE FASCIST ATTACKS WON’T STAY UNANSWERED

LET’S RAISE DIKES AGAINST THE FASCIST THREAT

FOR ANARCHY AND LIBERTARIAN COMMUNISM

Libertatia, collective for libertarian communism

Οι επιθέσεις αυτές δεν πρόκειται να μας σταματήσουν στον αγώνα ενάντια σε κράτος, κεφάλαιο και φασισμό. Καμία επίθεση δεν πρόκειται να μας τρομοκρατήσει ούτε και πρόκειται να κάνουμε το χατίρι σε κανένα φασίστα, αλλά με ατσαλωμένη τη συνείδησή μας και με πείσμα για μια κοινωνία ισότητας και ελευθερίας, θα συνεχίσουμε να μαχόμαστε για τα ιδανικά μας.

Σήμερα, Κυριακή 21/1, γύρω στις 13.30 το μεσημέρι και λίγο πριν το εθνικιστικό συλλαλητήριο για τη Μακεδονία, φασιστικές ομάδες που συμμετείχαν σ' αυτό ξεκίνησαν μια σειρά επιθέσεων σε κατειλημμένους χώρους. Αφού πρώτα επιτέθηκαν στον ελεύθερο κοινωνικό χώρο "Σχολείο" και απωθήθηκαν με επιτυχία, στη συνέχεια προσέγγισαν την κατάληψή μας, προκαλώντας ζημιές στην πρόσοψη και τον φράκτη. Οι ζημιές αυτές αποκαταστάθηκαν άμεσα από μέλη της συλλογικότητάς μας, τα οποία στη συνέχεια επέλεξαν να στηρίξουν την αντιεθνικιστική συγκέντρωση στην Καμάρα. Γύρω στις δυο ώρες αργότερα, ομάδα 60-70 φασιστών επιτέθηκε στην κατάληψή μας με μολότοφ και φωτοβολίδες, προκαλώντας τον εμπρησμό της. Εκείνη την ώρα δεν υπήρχε κόσμος στο κτίριο, καθώς βρισκόταν στην συγκέντρωση της Καμάρας. Καθόλη τη διάρκεια της επίθεσης έξω από την κατάληψη βρίσκονταν τόσο ασφαλίτες όσο και κλούβα των ΜΑΤ σταθμευμένη παραδίπλα, οι οποίοι και κάλυπταν την επίθεση χωρίς να παρέμβουν. Η αντίδραση της γειτονιάς πρέπει να αναφερθεί, καθώς κόσμος βγήκε στα μπαλκόνια φωνάζοντας προς τους φασίστες, οι οποίοι απάντησαν σε βρισιές και ρίψη φωτοβολίδων. Όταν οι φασίστες προσπάθησαν να προσεγγίσουν ξανά το Σχολείο, η αστυνομία κράτησε την ίδια στάση, καλύπτοντας τους φασίστες και αποκλείοντας τους συντρόφους μέσα στο κτίριο.

Ας μην ξεγελιέται ο κόσμος: οι επιθέσεις αυτές και ο εμπρησμός του κτιρίου δεν θα μπορούσαν να γίνουν χωρίς την "κάλυψη" του συλλαλητηρίου για τη Μακεδονία. Εκεί πήγαιναν και από εκεί γυρνούσαν. Όλες οι ακροδεξιές και νεοναζιστικές ομάδες καλούσαν εκεί, αλλά κανείς δεν νοιάστηκε για το γεγονός αυτό, προσφέροντάς τους κοινωνική νομιμοποίηση και δημόσιο χώρο για να εκφραστούν και να δράσουν. Γνωρίζουμε πολύ καλά ότι όλα αυτά δεν θα μπορούσαν να γίνουν υπό άλλες συνθήκες και γι' αυτό ας αναλογιστεί ο καθένας τη στάση του απέναντι στο φασισμό. Αυτές οι ενέργειες από τέτοιες παρακρατικές ομάδες λειτουργούν ως συμπλήρωμα της κρατικής καταστολής απέναντι σ'όσους αγωνίζονται και αντιστέκονται για κάτι καλύτερο. Ας αναλογιστεί ο καθένας ποιους ωφελεί ο εμπρησμός ενός κτιρίου με πάνω από έναν αιώνα ιστορίας, το οποίο και βρισκόταν σε καθεστώς εγκατάλειψης για δεκαετίες. Ενός κτιρίου που εμείς ως αναρχικοί, ελευθεριακοί κομμουνιστές και επαναστάτες αποφασίσαμε να καταλάβουμε και να συντηρήσουμε, αφενός για να καλυφθούν στεγαστικές ανάγκες προλετάριων, μεταναστών και ανθρώπων που βάλλονται από το κράτος και τον καπιταλισμό και αφετέρου για να δημιουργηθεί ένας χώρος ριζοσπαστικής πολιτικής ζύμωσης ατόμων και προώθησης μιας νέας ελευθεριακής κουλτούρας. Πρέπει να γίνει ξεκάθαρο ότι πρόκειται για μια εγκληματική ενέργεια, που θα μπορούσε να έχει και τραγικό απολογισμό, δηλαδή νεκρούς.

Οι επιθέσεις αυτές δεν πρόκειται να μας σταματήσουν στον αγώνα ενάντια σε κράτος, κεφάλαιο και φασισμό. Καμία επίθεση δεν πρόκειται να μας τρομοκρατήσει ούτε και πρόκειται να κάνουμε το χατίρι σε κανένα φασίστα, αλλά με ατσαλωμένη τη συνείδησή μας και με πείσμα για μια κοινωνία ισότητας και ελευθερίας, θα συνεχίσουμε να μαχόμαστε για τα ιδανικά μας.

ΟΙ ΦΑΣΙΣΤΙΚΕΣ ΕΠΙΘΕΣΕΙΣ ΔΕΝ ΘΑ ΜΕΙΝΟΥΝ ΑΝΑΠΑΝΤΗΤΕΣ

ΝΑ ΥΨΩΣΟΥΜΕ ΑΝΑΧΩΜΑΤΑ ΣΤΗ ΦΑΣΙΣΤΙΚΗ ΑΠΕΙΛΗ

ΓΙΑ ΤΗΝ ΑΝΑΡΧΙΑ ΚΑΙ ΤΟΝ ΕΛΕΥΘΕΡΙΑΚΟ ΚΟΜΜΟΥΝΙΣΜΟ

Libertatia, συλλογικότητα για τον ελευθεριακό κομμουνισμό

venezuela / colombia / workplace struggles / opinión / análisis Monday January 22, 2018 23:38 bySteven Crux

Una de las grandes deficiencias que tienen los círculos libertarios en Colombia ha sido la falta de sistematicidad, de trazar objetivos y poder evaluar su cumplimiento en un futuro, así sea para hallar los puntos clave donde empiezan a generarse los errores o aciertos de nuestras posturas. Precisamente, la parte de balances es importante para ello, y no se le ha dado la importancia suficiente, por un lado, por guardar estos análisis en los círculos más íntimos militantes, o simplemente quedan en el aire y no logramos aterrizarlos, para su comunicación y debate, dejando morir en el olvido interesantes análisis que se quedan en una conversación informal. Aquí, un breve y humilde aporte a esa labor que parece que, desde diferentes ópticas y miradas, ya venimos dando en el país. Por supuesto, no se intenta hacer un trabajo personal de reflexión, sino de recoger muchos apuntes que se han construido colectivamente en esas informalidades, pero que a lo mejor con un poco de mayor difusión podemos conectar nodos para caminar con una paso más firme y ligero.


Una de las grandes deficiencias que tienen los círculos libertarios en Colombia ha sido la falta de sistematicidad, de trazar objetivos y poder evaluar su cumplimiento en un futuro, así sea para hallar los puntos clave donde empiezan a generarse los errores o aciertos de nuestras posturas. Precisamente, la parte de balances es importante para ello, y no se le ha dado la importancia suficiente, por un lado, por guardar estos análisis en los círculos más íntimos militantes, o simplemente quedan en el aire y no logramos aterrizarlos, para su comunicación y debate, dejando morir en el olvido interesantes análisis que se quedan en una conversación informal. Aquí, un breve y humilde aporte a esa labor que parece que, desde diferentes ópticas y miradas, ya venimos dando en el país. Por supuesto, no se intenta hacer un trabajo personal de reflexión, sino de recoger muchos apuntes que se han construido colectivamente en esas informalidades, pero que a lo mejor con un poco de mayor difusión podemos conectar nodos para caminar con una paso más firme y ligero.

Que deja el año viejo: Un año violento para el pueblo:



Lo primero es realizar un balance de lo que fue el 2017. Por un lado, y bajo una lupa puesta en las manos de los movimientos sociales y las desfavorecidas del país, el anterior año fue de los más trágicos en una guerra perpetua que, parece ser, la elite no quiere acabar contra las pobres. Los saldos oficiales de lideres sociales asesinados fluctúan entre los 100 y 1301, aunque desde diferentes organizaciones de derechos humanos advierten que el número es mayor2, sobre todo si tenemos presente los asesinatos de defensores de derechos humanos, ex-combatientes de la insurgencia, activistas medioambientales y familiares o personas cercanas a todos estos. En ese aspecto, esto no es otra cosa que la consolidación de una estrategia de la elite santista, que a pesar de su retórica pro-paz, su estructura militar, burocrática y partidista se encuentra aún sumida dentro de la lógica guerrerista más retrograda: las amenazas, torturas y desapariciones siguen siendo pan de cada día.

Al cierre del 2017, un ejercicio certero desde el campo libertario, y en general de la izquierda, es empezar a asumir la posición oficial del gobierno respecto al tema: de un lado, actores como la fiscalía, el senado o el propio presidente no se refieren al tema más que como un “efecto secundario” de los diálogos, reduciendo las denuncias a un par de cortas palabras y pasando de agache con uno que otro paño de agua fría; pero de otro lado, el ejército, ministerio de defensa y las bancadas ultra-derechistas son más ofensivas en sus discursos, bien disminuyéndolos a simples líos de faldas y problemas de linderos (como lo expresa el jefe de las fuerzas armadas Luis Carlos Villegas) o justificándolos en cierto grado, incluso, actuando en aparente descordinación con lo planteado desde una posición derechista más “progresista” en tema de resolución social de los conflictos, que son solo palabras frente a la reorganización de las fuerzas armadas para el 2018, con un altísimo grado de establecimiento de batallones microfocalizados y fuerzas de tarea especializadas, dentro del llamado “Plan Estratégico Militar de Estabilización y Consolidación ‘Victoria’”3, redoblando el pie de fuerza en lugares donde históricamente la violación de derechos humanos ha sido una constante. Esto no es una mera táctica de desatinos oportunistas o palabras mal ubicadas: es el discurso oficial que construye y mantiene el régimen respecto al genocidio en la Colombia profunda de quienes se organizan en defensa de los intereses de las personas de abajo. Es importante superar el discurso que ha optado la centro-izquierda y los jefes políticos de la antigua insurgencia y hoy partido político legal de las FARC, donde a pesar de la abierta guerra declarada desde los mandos altos militares con su mirada puesta en otro lado, mantienen bajo la política de “cordialidad” y “no darse duro contra el enemigo” un discurso de “respeto y admiración”, incluso de ingenuidad, hacia el aparato militar-paramilitar del Estado (como en el saludo de Timochenko a las fuerzas militares, desconociendo que la lógica contrainsurgente de estas ni siquiera ha menguado4).

Ante esto, diferentes organizaciones campesinas, indígenas y afro han optado por, de un lado, no confiar en el supuesto copamiento estatal de las zonas antes controladas por las FARC, porque o bien las fuerzas militares entran con un sentimiento revanchista y de venganza (como la región de la Macarena), o simplemente dejan abiertas las puertas a la entrada de grupos paramilitares. La comunidad de paz de San José de Apartadó es una muestra clara de ello: en vísperas del fin de año, 4 paramilitares fueron detenidos por la comunidad cuando cumplían la misión de asesinar a uno de los líderes sociales del territorio, y a pesar de las advertencias que ya se habían hecho, el discurso del ejército y la gobernación de Antioquia es que dichos sicarios políticos eran “bandidos comunes” que iban a robar un supermercado, a pesar de las múltiples pruebas, y finalmente fueron dejados en libertad5. Esto no solo refuerza lo que ya se ha venido diciendo, sino que nos muestra la respuesta natural de las comunidades frente a la avanzada paramilitar de los territorios, en consonancia con la omisión (pero no inacción) del Estado: si bien la mayor parte de los movimientos sociales no están dispuestos a replicar la guerra bajo las lógicas que impartían en antaño las insurgencias, la defensa del territorio de las comunidades es algo que ya no puede descansar el manos del gobierno y son los mismos pobladores organizados quienes van, generalmente de manera pacifica pero contundente y organizada, desarmando a grupos paramilitares, militares e incluso a insurgencias que desafían el poder popular construido por las mismas comunidades, esto último vislumbrado sobre todo en el caso del extremo militarismo del EPL (supuestamente maoísta) en el Norte del Cauca.

Y lo anterior en el año 2017 fue historia, de abajo y sin grandes titulares, que sin embargo va marcando unos antes y después en determinadas veredas, resguardos y municipios: el desarme del ejército en Corinto (Cauca), las incautaciones al Ejército Popular de Liberación y disidencias de las FARC en Caloto y Toribío (Cauca), la captura de paramilitares en Apartadó (Chocó), el establecimiento de nuevas guardias campesinas, afros y populares en departamentos como Cauca, Tolima, Valle y Putumayo, la unión multicultural en defensa del territorio en el Catatumbo y Chocó, entre otras experiencias similares. En conclusión: de forma espontánea, a pesar de las equivocadas lecturas de aquella izquierda seducida por el discurso santista, el pueblo va cada vez asumiendo la defensa de su territorio, cosa que tarde o temprano chocará contra el monopolio de la fuerza terrateniente y gamonal que se mantiene en el país, tal como ha venido pasando por ejemplo en Túmaco. No sobra anotar que en esta parte el anarquismo militante ha estado más o menos ausente, y se requiere entender la lógica de la territorialidad como un eje fundamental programático para una certera apuesta por el establecimiento de proyectos políticos de carácter comunitarios y asamblearios, incluso, que abren las puertas hacia la discusión de Estado, el militarismo y la verticalidad dentro de los mismos movimientos sociales, sobre todo en un país como Colombia, donde las insurgencias han tenido una base social impresionante pero han impuesto su propio lógica a estas.

En el aspecto legislativo, a pesar de la supuesta esperanza que se asumían con los diálogos de paz, por ejemplo, respecto a participación política y distribución de la tierra, la ofensiva contra el pueblo no paró. Muchas de las zonas que se negociaron en La Habana y que se iban a dar a los antiguos guerrilleros, así como a familias sin tierra, se han embolatado en proyectos productivos que no han tenido plena financiación, repercutiendo incluso en el abandono de ex-combatientes de sus zonas veredales a causa de la desilusión6. Esto se suma a la ya avanzada de los ejércitos paramilitares anti-restitución, promovidos por terratenientes de diferentes regiones, mientras la legislación de entrega de tierras se encuentra lenta o su ejecución directamente frenada. En vía de ello, la supuesta apertura democrática negociada con las FARC fue pateada por el congreso de la república, no solo por la bancada de extrema-derecha sino por la desidia dentro de los mismos partidos oficialistas, quienes con macabras jugadas legislativas tumbaron la propuesta de entregar 16 curules a los movimientos de víctimas de los municipios que más sufrieron el rigor de la guerra en el país. Como se verá más adelante, a pesar de lo lamentable de la situación, da pie a experiencias democráticas en dichos territorios que pueden ser favorables a posturas libertarias, dada la desesperanza que invade a los movimientos agrarios que pierden cada vez más la fe en el supuesto camino trazado que dejó las negociaciones con la insurgencia, pero aumenta la confianza en la propia organización popular (un poco perdida en varios aspectos, bajo el establecimiento vanguardistas de algunas insurgencias, cuyo diálogo con los actores sociales si correspondía con una lógica militarista de arriba/abajo-ejército/pueblo).

Y a parte de la legislación meramente parlamentaria, dentro de los movimientos sindicales también queda un precedente gravísimo con respecto a la huelga de pilotos de Avianca, donde a pesar de ser una manifestación que contó con una fuerza increíble (siendo la huelga aérea más larga en la historia del país), finalmente fue declarada ilegal, por supuestamente, estar vinculada a la prestación de “servicios públicos”, a pesar de ser eminentemente operada por particulares, y peor aun, particulares históricamente aliados del paramilitarismo como el dueño de la aerolínea, el señor Eframovich. Esto marca un precedente dentro de un movimiento sindical que cada vez da más pasos atrás, por ejemplo, con la pasividad que se asumió el año pasado el paupérrimo aumento del salario mínimo (escenario que se repitió de nuevo para este año) y el ataque a los bolsillos de los pobres que significó la reforma tributaria; en suma, todo ello, parece que la da ciertas ventajas judiciales y de precedentes a la ya poderosa patronal de Colombia.

Las fuerzas alternativas:

En la arena de la izquierda, como se puede entender en un año preelectoral, el establecimiento de alianzas fue el derrotero. Quedan ya marcadas para la contienda electoral 3 posiciones: primero, una complicada alianza anti-corrupción del Polo Democrático, la Alianza Verde y Compromiso ciudadano, que recoge desde las posturas centro cercanas al derechismo civilista (Sergio Fajardo) hasta la izquierda socialdemócrata (Jorge Robledo); segundo, de la izquierda, encabezada por el controvertido Gustavo Petro (movimiento Progresistas) y Clara López (antigua líder del Polo Democrático que viró hacia el ministerio de Trabajo de Santos), secundados por varios movimientos, entre ellos la Unión Patriótica (paralela al Partido Comunista); y finalmente, el movimiento político de las FARC, que ha renunciado a las alianzas con la confianza de las 10 curules legislativas ya aseguradas en La Habana y que le apuestan a cierta relevancia electoral en la presidencia, y sobre todo, en la cámara de representantes desde las regiones donde ha tenido presencia o ganó simpatía con las movilizaciones en defensa de los diálogos de paz en el 2016.

También se hace necesario hacer un balance de las negociaciones entre el gobierno y el Ejército de Liberación Nacional, cuyo mayor logro en el año fue un cese al fuego para cerrar el mismo. Los avances han sido difíciles, de un lado, porque el ELN se ha fortalecido en regiones como el Cauca y Chocó, estratégicos por su pasado bajo el dominio de las FARC y que confrontan trincheras con el paramilitarismo, y de otro, porque dado los incumplimientos del gobierno con lo pactado con las FARC, el ELN no parece querer arriesgar, postura jalada por el sector considerado más “ortodoxo” e influenciado por el Frente de Guerra Oriental, que ha extendido su estrategia a otros frentes, aunque si bien, realmente el crecimiento dentro de una estrategia nacional es más bien corto respecto a lo que se esperaba con los “farianos” que no querían dejar las armas.

El balance a la derecha:

Finalmente, dentro del bloque dominante, el 2017 ha marcado la dinámica bajo la batuta pre-electoral también. Sin embargo, y contrario a otras veces, no son claras las alianzas, sobre todo por juegos de caudillismos y cálculos. El sector santista, que hasta ahora tenia cierto control político en el aparato estatal, entró en crisis tras la salida de Cambio Radical de la Unidad Nacional y los continuos escándalos de corrupción, lo que le ha puesto fecha de vencimiento a ese proyecto, que se ha dispersado sobre todo dentro del Partido Liberal, con la figura mediática de Humberto de la Calle, político tradicional que sin embargo ha recogido a una parte pequeña de la izquierda para su candidatura presidencial. La ultraderecha sin embargo está dividida: no ha podido consolidarse una postura entre los conservadores, el uribismo y sectores más independientes vinculados con el ultra-catolicismo, sobre todo porque no se han logrado consolidar los referentes y existen ciertas rupturas internas (como en el Uribismo, entre el sector ganador de la consulta de Iván Duque y el ala más radical de José Obdulio Gaviria); sin embargo, es muy probable que está alianza llegue a buen puerto, lo que deja en alerta tanto a la izquierda que está en disputa electoral como los movimientos sociales que han centrado su accionar en la movilización. Pero si el 2017 ha dado una sorpresa ha sido el lanzamiento al ruedo de Cambio Radical, un partido que venia acumulando casi en silencio un poderoso aparato electoral regional y fuerza política con la táctica del camaleón dentro del santismo, y que, con condiciones más propicias para lanzarse al ruedo solos, abandona el barco que durante 8 años ayudó a conducir. Vargas Lleras se lanza, si bien por firmas, con el aval de toda esa maquinaria con terrible fuerza en la costa Caribe y el centro del país, y a pesar de los escandalosos casos de corrupción de sus representantes electos, va en firme para una eventual segunda vuelta electoral en el 2018. Estas diferencias dentro de la derecha y los sonados casos de corrupción, hacen que una batalla entre izquierda y derecha se pueda dar, como no la ha habido desde el 2008 (y prácticamente nunca en la historia del país), aunque puede perderse la oportunidad con la división de la izquierda.

Un año que viene: Elecciones y elecciones:



Como se ha hecho evidente, el reto coyuntural y táctico del 2018 será abordar el tema electoral. Claro, no bastará simplemente repetir de forma vacía la consigna anti-electoral de “el voto no sirve y la lucha sí”, si los sectores libertarios no evidenciamos, dentro del amplio espectro del campo popular, que efectivamente estamos a la altura histórica que requiere la lucha, y por sobre todo, que esa lucha da resultados. Así, el debate habrá que darlo desde las aristas que nos sean más favorables, que puedan recoger el amplio de los sentires de abajo pero que se puedan viabilizar en alternativas de resistencia, que trasciendan la coyuntura y se conviertan en un verdadero camino estratégico de mediano plazo.

Queda claro también que una postura en el 2018 frente a las elecciones parte de una gran claridad política, ya que no es extraño (como pasó en el plebiscito del 2016), que el miedo a la avanzada derechista lleve a varias compañeras a votar o incluso hacer campaña abierta por algunas de las alternativas, y tal cual como lo repite la socialdemocracia cada 4 años, “hay que ganar porque es mucho lo que está en juego”. Precisamente, las alternativas de verdadera transformación se cierran si se piensa que dentro de la Coalición Colombia hay una propuesta que, si bien su punta de lanza es la lucha contra la corrupción, no logra consolidar un programa mínimamente antineoliberal y mucho menos anticapitalista; de otro lado, dentro de la lista de la decencia de Petro y Clara López, esta última representa un sector oportunista y peligroso infiltrado dentro de la izquierda, que ante los mínimos coqueteos burocráticos cede sus supuestos principios por un cargo de verdugo contra las de abajo, legislando contra las trabajadoras como lo hizo López en el ministerio de Trabajo; y finalmente, las FARC parecen ensimismarse cada vez más en ellas mismas, producto de equivocados cálculos políticos, donde la práctica (y ciertas posturas ambiguas) les terminarán acorralando a sumarse a la campaña de De la Calle, bien sea directamente o indirectamente, pues es muy difícil que alguna de las otras candidaturas “alternativas” les quiera recibir. Así, el reto es saber expresar estas desconfianzas en los movimientos sociales, si bien tampoco reduciendo el mensaje al “no votar”, ni tampoco colocándolo como barrera comunicativa. Una postura que nos puede ser de utilidad es no colocar la contradicción del voto-no voto, sino precisamente dedicar las fuerzas a articular las luchas, de un lado, para darle énfasis a que es ahí donde se resuelven de fondo los problemas y bajo los ritmos que se decidan abajo, y de otro lado, que puede prepararse para enfrentar un gobierno de derecha o mantener la independencia de un gobierno progresista. Para ello, es preciso recurrir al “encontrarse desde la lucha”, donde se hace necesario mantener las lógicas de articulación, lectura de actualidad y proyecciones de todos los escenarios, donde lo trascendental no sea el voto, sino la fuerza e independencia que tengan aquellos movimientos populares cuyas prácticas se han venido intersectando con las nuestras.

Una propuesta estratégica:



Esto se puede materializar aun más para el largo plazo con la ola de consultas populares medioambientales que se han dado en el país, y que han logrado ser punto de encuentro de movimientos sociales, procesos de pobladores, campesinos, indígenas, afros, ecologistas y colectivos independientes, y puede desafiar el modelo minero-energético a la vez que no deja perder todas las fuerzas en la dinámica electoral, muy a pesar de que no tengamos la fuerza suficiente para que ello termine pasando.

Pero no es gratuito que se plantee la lucha contra la gran minería y la extracción de hidrocarburos como un punto de partida para dar un debate a nivel nacional, sino que precisamente recurrimos a aquello que ya nos hacia mención Murray Bookchin desde hace décadas: el capitalismo internacional va situando sus contradicciones cada vez más en declive del planeta contra el consumismo desenfrenado, donde una sociedad ecologista y libertaria no será ya una utopía de minorías militantes, sino una necesidad de supervivencia para los pueblos. Esto parece ser una preocupación central si analizamos coyunturas regionales en el año anterior, como los bloqueos al relleno sanitario doña Juana y el paro de la cuenca del río tunjuelo en Bogotá, así como las movilizaciones en defensa de los páramos en el Tolima o Santander, solo por citar unos ejemplos. No es de extrañar que esto se agudiza más con el escenario del posconflicto, donde las puertas de la mayoría de las grandes bioreservas nacionales quedaron abiertas tras la salida de las FARC como agentes armados, y que ya se ha saldado con el inicio del ecocidio en regiones como la serranía de la Macarena. Así, si lo pensamos, los conflictos socio-ambientales representan el nodo que puede articular diversas luchas, como las ya mencionadas respecto al ejercicio de control territorial de las comunidades (donde las guardias populares no solo tendrán que afrontar al paramilitarismo, sino también la entrada de multinacionales, si bien ambos aliados), y en la otra cara, recurre a un tema de importancia central para diversos movimientos sociales y personas desposeídas que aun se encuentran alejadas, por ignorancia o fastidio a la vieja izquierda, de la lucha popular, pero que tienen una preocupación ambiental. Esto además de ser un escenario donde resalta el abandono de las principales fuerzas de izquierda, quienes ahora enfilan militancia dentro de las urnas y que, como pasará en muchos casos, luego de salir “quemadas”, querrán volver a vincularse a las movilización más actuales y con resonancia. ¿Será una combinación territorial-medio ambiental la estrategia que marcará un trabajo libertario como actor político de peso en el país?

Primero, organizar la casa:



Pero para consolidar una estrategia de dicha envergadura, no falta con diversos colectivos o militantes libertarios dispersos, sino que se hace necesaria la articulación libertaria. No es de extrañar a estas alturas, que así como la izquierda y la derecha llegan al escenario pre-electoral divididas, con cierta mofa, podamos hablar de que las libertarias llegamos al escenario pre-anti-electoral también divididas, y casi que por las mismas razones de personalismos y falta de voluntad, pero también, para ser críticos, por la falta de criterio político para establecer una linea común de trabajo, muy insuficiente en anteriores espacios de encuentro. En ello, quedan dos retos:

Primero, lograr establecer esos “objetivos” en común, es decir, como mínimo, que en el 2018 podamos, en el encuentro de la lucha y desde abajo, establecer metas comunes a pesar de no caminar estrictamente juntas, lo que podría dar pasos para en un futuro no tan lejano lograr establecer al movimiento libertario como un referente dinámico e importante dentro del campo popular colombiano. Se hace necesario que los espacios de encuentro sean lo más aterrizados posibles, y recurran incluso a ciertas delimitaciones necesarias para no llevar los debates a la estratosfera: encuentros de territorio, juveniles, agrarios o de economías alternativas son centrales en esto, que dejen acumulados sistematizados para poder luego evaluar lo conseguido o perdido, sobretodo si queremos realizar análisis serios luego de las elecciones.

Segundo, es importante establecer una corriente de acción y pensamiento clara. Para ello, las labores de propaganda, agitación, de referencias y discursivas son aspectos fundamentales, que debemos darlas con concreción y sencillez, para resolver las necesidades reales con procesos prácticos realizables. Esto se puede fortalecer si como punto de partida colocamos las luchas que ya acompañamos como referentes para otras regiones del país, tales como la liberación de la Madre Tierra del Norte del Cauca o los ya mencionados conflictos socio-ambientales de Cajamarca o el Santander, incluso, poniendo a diálogar otras experiencias internacionales como el confederalismo democrático de Kurdistán. Una propuesta que ha surgido últimamente ha sido la del autonomismo comunitario, desde la cual se intenta plasmar ciertas prácticas que podríamos llamar “antiautoritarias” y que buscan desarrollarse dentro de los movimientos sociales para logran horizontes de transformación, con una apuesta que pretenda desarrollar las diferentes caras de la autonomía: económica (con una apuesta autogestiva de producción), cultural (acompañadas de procesos educativos populares y étnicos, por ejemplo), política (bajo la batuta del asamblearismo, la democracia directa y participativa, y principios como la rotatividad, revocabilidad y no centralidad) y pueda superar errores tradicionales de las fuerzas alternativas (con principios antipatriarcales, antiracistas y descentralización); todo esto bajo una perspectiva de abocamiento completo por la comunidad, proyectos que sin embargo solo se dan mientras halla un territorio sobre el cual asentar el proyecto, lo que nos conecta con lo planteado antes: la necesidad de la disputa y defensa del territorio.

Así, como punto de partida para el año que viene, debemos organizar las perspectivas y caminar la defensa del lugar que nuestros pies pisan, y solo con ello, plantear que necesariamente, solo la lucha dará los frutos que los de arriba nos han negado históricamente.

Steven Crux
Enero 2018




1https://www.elespectador.com/noticias/paz/mas-de-120-li...24083

2http://www.contagioradio.com/entre-enero-y-agosto-han-s...5756/

3Para un análisis más detallado, se recomienda el Documento de análisis del PCC sobre cambios en política militar

4https://www.lafm.com.co/nacional/timochenko-saluda-con-...icia/

5http://confidencialcolombia.com/es/1/lo_mas_confidencia...3.htm

6https://www.elespectador.com/noticias/paz/una-implement...23543

image “la defensa del territorio de las comunidades es algo que ya no puede descansar el manos del gobierno”. En la imagen, militares detenidos por la guardía indígena de Nariño, luego de realizar incursiones no deseadas por la comunidad en territorio ancestral 0.06 Mb image El 2018 será un año electoral, y el gran reto para el movimiento libertario inscrito dentro de la lucha social es lograr mantener la independencia mientras se acumulan fuerzas que no se vayan con la coyuntura. 1.01 Mb image “¿Será una combinación territorial-medio ambiental la estrategia que marcará un trabajo libertario como actor político de peso en el país?”. Foto: Revista semana 0.06 Mb

mashriq / arabia / iraq / community struggles / non-anarchist press Friday January 19, 2018 06:36 byFouad Oveisy and Behnam Amini

Days of protests in Iran have caught statesmen, analysts and observers by surprise, even though the anti-austerity and anti-establishment sentiments behind this primarily working-class revolt have been brewing for years. All the same, surprise is not a common reaction across the media. An early analysis offered in a tweet by the popular and self-styled Marxist pundit, Ali Alizadeh, captures a sentiment which is common across an array of responses to these events from individuals and groups as disparate, in both aim and ideas, as the Iranian reformists, the Iranian postcolonial left, and middle class Iranians both inside and outside Iran. Alizadeh asks: “Do you realize that it is because [the Islamic Republic of Iran (IRI)] is secured and external threats [to Iran’s national security] have been minimized [by the policies of the IRI], that the right to protest [inside Iran] is now recognized [by the IRI government]?…[This is why I] insist that [regional] security is the prerequisite to everything else, including [civil, political and personal] freedoms.”

Here, Alizadeh suggests that the long term stability of the IRI state is the prerequisite for the growth of democracy inside Iran, given that the many international and civil wars plaguing the region have imperilled the prospects of long term security and democracy in countries such as Iraq, Syria and Libya. Over the years, reformist, postcolonial and conservative commentators have employed narratives similar to Alizadeh’s as a key reason for supporting the Iranian reformist movement. Offering itself as the only viable alternative for political change in Iran that does not jeopardize the safety and stability of the Iranian people and state, the Iranian reformist movement has largely deployed Alizadeh’s narrative toward establishing hegemony over articulations and mobilizations of dissent inside Iran. The reformists claim that concrete political change inside Iran, and any transfer of power from the conservative faction of power spearheaded by Ayatollah Khamenei to the Iranian people, is possible only via their gradualist and revisionist agenda.


Neoliberal State and Expansionist Force


The coextensivity of internal security and regional stability for the IRI is, however, erased in Alizadeh’s analysis. In reality, the signature strategy of the IRI’s foreign policy is to mobilize the exigencies of policing the Middle East region as a means of policing dissent inside Iran: as long as the Middle East is unstable and the IRI must take an active part in securing its interests all over the region, all political projects for change inside Iran must take a backseat to the contingencies of national security. Since 1979, the IRI has had to contend equally with the possibility of subversion from both inside and outside Iran. Therefore, and without reducing the role of international and regional players such as the United States, Russia and Saudi Arabia in destabilizing the Middle East, it is necessary to foreground how the reformist disavowal of the strategic relation between Iranian regional and internal security (which Alizadeh here articulates for the mass media) only works to erase the role of IRI as a neoliberal state and expansionist force in the Middle East region.

On one hand, this reformist erasure promotes a reductive dichotomy between the Iranian state and international threats to its regional hegemony. On the other, it establishes an anti-democratic antagonism between the Iranian state and grassroots movements for radical change inside Iran. Alizadeh and others employ this erasure to suggest that the new round of protests in Iran only advances the agendas of IRI hardliners and Washington neoconservatives, because any form of dissent that projects itself outside the accepted avenues of reformism ultimately undermines President Hassan Rouhani’s reformist-backed presidency. Evidently, this reformist narrative also overrides the agency of subaltern classes to present an alternative to the Iranian middle class’s reformist agenda, a strategic and tactical platform that has delivered little in plans and promises in the 22 years of its hegemony over the discourse of political dissent in Iran.

The new round of protests offers an alternative path for political change inside Iran. The most defining characteristic of this new movement is its differences, in both form and demands, from the majority middle-class, reformist movements that have appeared in recent years. From the Green Movement to the many online and electoral campaigns that promote a mainly liberal agenda, the reformist protests of the past evolved from and revolved around liberal economic and political demands, with an emphasis on nonviolence as a tactic of political dissent. But the new protest movement is not only primarily working class, with demands centered around social and economic justice, but also more defiant, less conciliatory in tone, and equipped with a strongly anti-establishment array of slogans.

Importantly, the new protest movement’s calls for an alternative to the options tabled by the reformist/conservative status quo harbours a transformative potential for a third, and more effective, movement for political change in Iran. Its transformative character is evident, first and foremost, in its unwillingness to confine its political options to the political gradations and horizons fixed by the IRI state: these protesters chant, “Conservatives, Reformists, One Way or Another / It’s All Over!”. Antonio Gramsci famously remarks that “appearances are historical necessities.” We contend that the new protest movement’s anti-establishment counternarratives should be interpreted as such “necessary” expressions of a deep divide and disconnect between the Iranian working and middle class movements. These new slogans are making all Iranians inescapably aware of deep socioeconomic contradictions within their ranks. No matter the outcome of these protests, the Iranian reformists can no longer claim to represent the political interests and aspirations of all Iranians.

If the growing debate over a “third path” of “transition” from reformism which presently occupies Iranian statesmen, analysts and observers is essentially a concern with the implications of the new protest movement’s political counternarrative, it is because neither the reformist nor the conservative factions of power in Iran can possibly offer a long-term solution to the unequal labour conditions and subsistence issues and demands of the Iranian working class. The Iranian economy is structurally incapable of catering to these demands in the long run, and the neoliberal exigencies of Iran’s transition to the global markets will only exacerbate the shortcomings that plague the lives of Iranian subaltern classes.

It is therefore necessary to situate the political consciousness of Iran’s new protest movement in the context of the Iranian working class’s long-term view of the economic policies of the IRI state over the past four decades, which have led to the present impasse in Iranian politics. As we will demonstrate, it is precisely the homegrown and subversive character of this recent wave of protests which defies any simplistic, reductive and disempowering classification of this as an “imported,” “co-opted” or “supervised” project of “regime change” devised and navigated by the West and its regional allies.[1]

The IRI’s Violent History of Eliminating Political Alternatives


The IRI has historically confined the limits of the language of political dissent and organization inside Iran to a choice between its own conservative and reformist/centrist political factions. And, despite internecine power struggles between these two factions, which have on occasion led them to conflicts as serious as the contentions over the results of the 2009 elections, in practice and overall strategy these two groups have historically functioned as a unified clique of power. This clique has ruled Iran since the 1979 revolution and upholds a tacit, but inviolable, inter-factional agreement regarding the “principles of the IRI state” (Ayatollah Khamenei’s favorite terminology).

The ruling IRI clique consolidated its hold over power in the post-revolutionary 1980s by way of eliminating all left, liberal, secular and “Islamist-socialist” (Mujahedin-e Khalq) parties that participated in the 1979 revolution. In 1992, the leaders of Iran’s Kurdish Democratic Party were assassinated in Berlin, and by the time the Serial Killings of Iranian intellectuals were carried out in 1998 all domestic alternatives to the rule of the IRI clique had been exterminated from the post-revolutionary political stage.

The IRI’s template for consolidating power was first cast and put into practice prior to the 1990s, however, throughout the Iran-Iraq war. In the name of resisting Western imperialism and “paving the road to Al-Quds through [the Iraqi city of] Karbala,” the ruling IRI clique led by Ayatollah Khomeini extended and protracted a largely won and waning war campaign against Saddam Hussein’s retreating army, only to domesticate the military security and ideological imperatives of fighting a war against the U.S.-backed Iraq in order to exterminate all political opposition that threatened the internal security of the Iranian state, thus inaugurating Iran’s notorious and bloody “eighties.”

This ‘wage war and rule’ strategy would later set the template for the current hegemonic “national security” discourse, which justifies political oppression inside Iran in the name of securing the strategic “Shi’ite Crescent” that extends from Iran to Israel through Northern Iraq and central-southern Syria. If the strategic import of the state of Israel to securing the perimeters of American foreign policy in the Middle East region is indubitable, it is necessary to emphasize – in contrast to all reductionist definitions of Iran’s “national security” – that pursuing an Iranian foreign policy agenda based on transnational Shi’ite solidarity is shrewdly coextensive with securing the domestic hegemony of a state ruled by pretensions to Shi’ite jurisprudence. Thus, it is insidious to argue that the IRI pursuit of regional and international interests does not necessarily activate the same exigencies internally. Rather than constituting a mere precondition for ensuring national security, this foreign policy agenda also enables the IRI to maintain its internal hegemony.

The post Iran-Iraq war era imposed its own imperatives on the IRI’s economic agenda. Having already nationalized and monopolized revenues from big industries such as oil, and confiscated the assets of the capitalist class loyal to the Pahlavi regime in the immediate years after 1979, the IRI clique managed to significantly “bridge” the class divides that it had inherited from the Pahlavi era throughout the early and mid-1980s. Nevertheless, the high costs of the protracted war campaign and the need to rebuild the state and country after the war were simultaneous to the devastating 1980s oil glut and the drop in the global demand for energy.

The loss in oil revenues, coupled with Khomeini’s sudden death, served to intensify the conflict between two competing interpretations of the IRI’s foundations and its future: the centrist-conservative faction led by the then-president Khamenei and speaker of parliament, Hashemi Rafsanjani, who advanced the cause of the structural adjustment programs of the IMF and the World Bank; and the left-Islamist (now reformist) faction led by figures including the Prime Minister Mir Hossein Mousavi, who instead promoted a statist program of economic reform and rejuvenation. In this conflict, the latter camp was ultimately sidelined from power, and the neoliberal phase of the IRI’s existence was inaugurated.

Significantly, the privatization and deregulation policies carried out under this neoliberal economic regime favoured the economic interests of the ruling power clique and its affiliates, with the Iranian Revolutionary Guard Corps (IRGC), which had found its way to political and strategic decision-making power during the Iran-Iraq war, as a primary beneficiary. This change of fortunes would transform the IRGC into a powerbroker of the Iranian economic, military and political spheres over the following decade.

Nonetheless, the conservative faction’s economic reform program – officially dubbed “The Reconstruction Era” – was essentially only a continuation of the Pahlavi regime’s own development program, one that favoured the expansion of industry and services to the urban metropolises at the expense of under-developing the peripheries and margins of Iranian urban geography. Consequently, the neoliberal version of the Pahlavi economic agenda pursued by the IRI during the 1980s and 90s produced the same results as in its earlier political incarnation under the Shah: it bloated the urban middle class at the expense of the working and marginalized classes. “The Reconstruction Era” led the country’s economy to such a degree of inflation and recession that a first round of working-class revolts erupted in 1992 from the urban and economic peripheries.

This first round of working-class revolts, coupled with the legitimacy crisis provoked by the Mykonos court’s revelations and the pressure of Bill Clinton’s “D’Amato” round of economic sanctions, forced the conservative faction of the IRI to reinvite the sidelined reformist faction to a power sharing project aimed at restoring the legitimacy of the IRI state. This feat was accomplished with a landslide vote in the 1997 elections, when Iranians appointed Mohammad Khatami – deemed the “Chief of Reform” – to the office of the president. But this time around, the reformists were only loyal to the neoliberal economic agenda of the ruling IRI clique. And even though the reformist government did allow for controlled expression of criticism within liberal media and culture, the conservative faction remained in firm control of key state institutions such as the Judiciary, the Guardian Council, the IRGC and, most importantly, the office of the Supreme Leader. As a result, Khatami and his reformist faction managed little in the way of critical reforms during their two terms in the president’s office; they rarely challenged the conservative faction’s monopoly over state power, and even gradually lost ground on the media and cultural reforms that they had initially implemented.

The critical shortcomings of the “Reformist Government” of Mohammad Khatami alienated core demographics of its support base, and particularly its middle-class power base. In the absence of middle-class support, the conservative hardliner Mahmoud Ahmadinejad rode a populist wave of working-class dissatisfaction with the reformists’ prolongation of the IRI’s neoliberal economic agenda to surpass the reformist candidates in the first round of the 2005 elections. In the second round, a strong “no” vote cast by the working class against Hashemi Rafsanjani (the reformists’ coalition partner at the time) in favour of Ahmadinejad, returned the control of the president’s office to the conservative faction.

Proving more strategic in his economic plans for the subaltern classes, Ahmadinejad implemented popular subsidiary, housing and loan policies backed by a sudden upsurge of oil prices in the international markets. Nonetheless, it was ultimately Ahmadinejad’s notorious “surgical” cuts to many essential subsidies that inaugurated a new era of austerity politics in Iran, culminating, initially, in the rise and subsequent crackdown of the working-class “Bread Revolts.” Ahmadinejad’s two terms in office were also simultaneous with the inauguration of a notorious era of economic profligacy, corruption and consolidation of capital by the IRI clique, and in particular by the IRGC military-industrial complex, which took advantage of Ahmadinejad’s popular mandate to extend its influence to every significant economic and political institution of the IRI.

The fear of Ahmadinejad’s corrosive corruption, the dire economic consequences of the U.S. sanctions against Iran’s nuclear program, as well as growing concerns over the IRGC’s widening influence, mobilized the middle classes to rally around the resurrected reformist-backed candidate, Mir Hossein Mousavi, during the 2009 elections. Facing the possibility of a humiliating defeat and – at a critical juncture when the IRI was under international pressure for accelerating the development of its nuclear program – the transfer of power to a more conciliatory reformist “nuclear rhetoric”, the conservative faction backing Ahmadinejad hijacked the results of these elections in an organized coup d’état sponsored by the Supreme Leader and the IRGC, and went on to violently suppress the reformist Green Movement that disputed this anti-democratic takeover.[2]

Despite mass discontent with the IRI’s state apparatuses in the aftermath of revelations about the violent crackdown on Green Movement protesters, in 2013 the Iranian middle class once again voted for the reformist-backed candidate, Hassan Rouhani. This time, it was the crippling and isolating effects of the Obama round of sanctions against Iran’s nuclear program, and the plummeting oil prices resulting from Saudi Arabia’s increased production, which sent the Iranian demos back to the voting booth. As for the IRI hierarchy, they were already negotiating the foundations of the 2015 nuclear deal (Joint Comprehensive Plan of Action) in secret via Omani mediation, and appointed Rouhani – Iran’s chief negotiator during the initial round of nuclear talks in 2003 – as the candidate to bridge a consensus over the seemingly irreconcilable divide between the IRI state and the Iranian nation.

In the meantime, and throughout Ahmadinejad’s second term and Rouhani’s first, the IRI state media, along with many reformist websites and papers, had waged an effective campaign to convince Iranians that U.S. sanctions against the nuclear program were the primary obstacle to improving their deteriorating livelihoods.[3] This propaganda campaign effectively transformed an increasingly subversive disillusionment with the IRI’s economic and political record into popular support for the nuclear program as a matter of “national security” and “sovereignty”, invoking historical comparisons with Mohammad Mossadegh’s Pahlavi-era decolonization of the oil industry in the reformist media. If Iran’s economy were to improve, the Iranian people were convinced that they would have to fully support the IRI throughout the bargaining process with the Americans. In the process, the IRI also manufactured the expectation that, with the end of economic sanctions against its nuclear program, the economic situation of the country would also drastically improve. Though the dismal effects of the U.S. sanctions on the lives of Iranians cannot be overstated, it was the IRI’s media campaign that galvanized legitimate sentiments against these sanctions into support for Iran’s nuclear program and regional ambitions.[4]

This domestic media campaign was twinned with a foreign policy strategy that ultimately forced America’s hand during the nuclear negotiations. Obama’s “Shift to the Pacific”, the decisive interventions in Syria and Crimea by Russia, Iran’s ally, the rise of ISIS, an ineffective U.S. foreign policy in Iraq and the Gulf states (which had handed Iraq over to Iranian control and spread IRI influence in the mainly Shi’ite nations of Bahrain and Yemen) and finally the upheavals of the Arab Spring movements in northern Africa, had altogether destabilized the established balance of power in the Middle East and jeopardized American control over strategic waterways in the Black, Mediterranean, Oman and Red Seas that were essential to the movements of its navy and the flow of oil to international markets.

Throughout this strategic shift, Iran’s unilateral support for the Assad government in the form of intelligence and policing aid had led an initially peaceful Syrian protest movement down the path of the current civil war. The IRI tactics went even so far as transferring Al-Qaeda leaders held captive in Iran to Syria, all in order to “radicalize” the protest movement and justify Assad’s crackdown against Syrian opposition. The IRI therefore kept the Shi’ite crescent intact by maintaining its vital and threatening access to Israel via Lebanon’s Hezbollah; Assad-controlled regions of Syria; and, during Iraq’s civil war, to Baghdad-controlled areas of Iraq. Moreover, the IRI’s orchestrations in Syria helped nurture the violent spectre of ISIS as a formidable straw man with which to frighten the residents of both the Middle East and the West into cynicism and submission – a feat accomplished only with the help of other regional powers that pursued their own political ends in Syria, as well as, critically, the regional and global backlash against a violent history of Western imperialism in the region.

The stark ‘success’ of the IRI’s strategy affirmed the status of Iran as an “island of stability in the region” (Alizadeh’s popular reappropriation of Carter’s terminology) and rallied popular support for its “national security” campaign, forcing the U.S. government into a tactical checkmate: having already conceded part of its control over the Middle East, the Americans now had to resign themselves to the new status of Iran as a legitimate nation-state and unacknowledged regional partner. The 2015 Joint Comprehensive Plan of Action soon followed, because the continuation of the Iran – USA dynamic of hostilities was no longer plausible in its traditional forms and rhetoric.

Having effectively set its strategic depth and borders outside Iran and across state lines in the region, not only had the IRI secured its bargaining rights over the nuclear deal and pushed back against U.S. sanctions, but it also appeared for a time (prior to the new round of protests) that the IRI had finally established and consolidated itself as the legitimate, rightful representative of the Iranian people. With the success of Iran’s regional project, it was also inevitable that the likes of the security discourse expressed by Alizadeh would be utilized by the IRI regime and its reformist intellectuals as a tactical and ideological measure against those expressions of dissent inside Iran that threaten the IRI hierarchy and the ‘stability’ this regime provides for Iranians through its policing of the Middle East region. In this hegemonic security discourse, the reformists are then framed as the “rational” and “moderate” faction of Iranian politics that can secure both the IRI’s regional and international ambitions, without risking the economic and political costs incurred by hardliners such as Ahmadinejad.

Naturally, Iran’s renewed access to global markets secured through the nuclear deal could only materialize through further deregulation and neoliberalization of the labour and finance markets inside the country. A welcome prospect for many middle class Iranians who sought renewed ties to the West after years of international isolation, Rouhani’s campaign promises to rejuvenate the post-sanction Iranian economy and its international image – such as lowering the inflation rate to “below 25%,” raising the “minimum wage,” and “improving bilateral ties” with regional actors such as Saudi Arabia – secured him a second term in office in 2017.

But, having already weathered the storms of the nuclear sanctions and the wars in the Middle East, the two factions of the IRI’s ruling clique waged a vicious election campaign against each other prior to Rouhani’s landslide win. With a bounty of new economic deals with Europe and the rest of the world at stake in this runoff, the reformists and conservatives aired each other’s dirty laundry during presidential debates live-streamed on Iranian State TV, exposing the Iranian public to a disillusioning array of scandalous, corrupt and nepotistic practices by both sides.

Last month, in order to justify cutting subsidies on foodstuff and petrol, Rouhani’s team leaked an overlooked component of his government’s budget. Yet, the leak backfired: the list of offices, institutions and religious, military and paramilitary persons and organizations connected to the office of the Supreme Leader and the IRGC – all of whom pocket a large segment of Iran’s annual budget – provoked a wide wave of popular discontent with the direction and policies of his government (and the IRI as whole) that swept the print and online media landscape. The timing of this leak was critical to the events that followed: over the course of the months leading up to the new protest movement in Iran, close to a thousand protests and strikes had been staged all over the country by various labour and retiree unions who were disenfranchised by the economic policies of the Rouhani government, as well as by ordinary citizens who had lost their life savings to fraudulent or bankrupt financial institutions. The climate of domestic public opinion about the IRI was ripe for an abrupt shift.

Retaliating against Rouhani’s targeted leak, a hardline cleric connected to the conservative factions reportedly staged a protest in the city of Mashhad to underline Rouhani’s poor track record with the poor, and further undermine the reformists’ flagging reputation with the subaltern classes. Staged against a background of dissatisfaction and impatience with the slow pace of economic recovery after the lifting of U.S. sanctions – an expectation formed by IRI’s own propaganda during the nuclear negotiations – the events in Mashhad quickly triggered rounds of working class protests all over Iran that lasted several days and spread to more than 90 cities.

As expected, protests were carried out in the margins and cities peripheral to Iranian urban centres, and their central rallying cry of “Bread, Work, Freedom!” has translated marginalized Iranians’ economic concerns into an emergent political program. Interestingly, when these protesters vandalized public and private property, their targets consisted of venues which were symbolic of the IRI’s state power, such as patrols of Basij (an IRGC-affiliated paramilitary organization), and banks and offices of the Supreme Leader’s clerical representatives in their cities.

So far, more than twenty-two protesters have been reported killed, while close to four thousand more are believed to be in prisons and detention centres all over Iran. At least a hundred students with leftist and labour rights backgrounds were arrested early on in the protests to deprive the new movement of its pulse and representation in universities. According to the Iranian authorities, no charges have been filed against the arrested students and the arrests are strictly “pre-emptive” in intent. Besides, a growing number of demonstrators are believed to have been killed in custody. Having kept relatively silent about the protests, president Rouhani recently announced that the “security forces did a good job, and the issue is now over.”

Access to Instagram and Telegram are now permanently blocked, the latter of which is the most popular social media platform among Iranians. Telegram harboured the notorious channel that reportedly kick-started the social media campaign of the protests, before it was shut down by the company in response to an official request from Iran’s Minister of Information Communication and Technology. What is more, it seems that the IRI has taken note of the protesters’ demands and is working to ‘alleviate’ their discontent by implementing measures such as barring the forecasted rise in the price of bread and other items.

In view of the above, to brand this movement – as some reformist, Marxist and postcolonial commentators do – as simply a “plot” orchestrated by the Saudis, the West or the Iranian conservatives against the Rouhani government erases the wider and recent histories that inform the political spirit and demands of these protesters and, moreover, grossly misrepresents the intellectual and popular roots of a movement that has forced the IRI to suppress it “pre-emptively.”

The Necessity of a Third Path to Political Change


In a live interview with Vahid Yaminpour, an Iranian state TV host and IRGC affiliate, Alizadeh spoke from London, England, firstly to stress the need to recognize and “manage” the legitimate anti-corruption demands of the working class, only to then suggest that the radical and anti-establishment overtones and slogans of this movement had to be repressed, for “any riot” in England or the U.S. deserves this fate.

Echoing this mindset, some leftist, postcolonial and pro-reformist Iranian academics inside and outside Iran have equally undermined the new protest movement by reducing its political demands to “diffuse” expressions of ideological or purely economic “grievances.” Critically, these commentators erase these protesters’ deep consciousness of their treatment by the IRI, a long history from which their new movement draws its radical aspirations.

Marxist and postcolonial commentators on Iranian politics should instead focus on countering the right wing and orientalist narratives offered by Western policymakers and the mass media, without overlooking the many critical nuances of political developments inside Iran. In overemphasizing the role of the United States and other global actors in shaping the economic hardships endured by Iranians – which also underestimates the aforementioned histories of the plundering and brutalizing of the Iranian subaltern classes by the Iranian ruling clique – these leftist, postcolonial and reformist commentators risk complicity in reproducing the very conditions of suffering denounced by Iranian protesters.

In the name of reconciliation with the West and the global markets, the reformist Iranian middle class has been likewise complicit in Rouhani’s economic policies and the IRI’s expansionist agenda in the Middle East. In instigating market reforms and subsidy cuts, Rouhani’s policies have only jeopardized the livelihood of working class Iranians. In a climate of dissent, where many of the leaders of the working class movement are in prison for charges of “acting against national security” and Rouhani’s popular foreign minister repeats that “there are no political prisoners in Iran,” the Iranian working class is now articulating its own distinct social movement in order to distinguish its demands from the middle class support for the IRI’s internal and regional agenda; their new protest loudly chants, “Leave Syria Alone / Do Something for One of Your Own!”

Reformist commentators may very well argue that it is the heavy presence of anti-riot forces and machinery in the capital and major urban centers, and the recent painful memory of the Green Movement crackdown, which has prevented the middle class from joining their fellow working class Iranians. They also highlight how the heavy presence of the IRI task force in the center has left its disciplinary organs in the peripheries thin and under-equipped, thus allowing the new working class movement to fill the power void. But regardless of how the Iranian middle classes choose to heed the chants of their fellow working class Iranians – “Don’t just observe us from up there/ Come and join us down here!” – the Iranian people as a whole know well enough that the radical economic and political character of the recent protests is rooted mainly in the long-standing and cumulative discontent of subaltern classes from the margins, and that their anger is the expression of a deep dissatisfaction with the entirety of the ruling clique and its capitalist, authoritarian and expansionist rule over many years.

The political aspirations behind the economic slogans of the new protest movement are directed at the IRI’s economic corruption and political repression. However, outside the heavily moderated presidential elections and the choice between reformists and conservatives, there are no other established venues for democratic dissent within the Iranian political space. Neither will the IRI tolerate any political education and organization outside the reach of its own state apparatus, leaving the Iranian working class with a lacking, or poorly-equipped, language of dissent.

The question of transition from reformism must therefore contend with three future possibilities. The first two of these will not bring these groups any nearer to their aims and demands, namely, the possibility that the new protest movement may fall prey to the populist promises and plans of the likes of Ahmadinejad once more, or that the classes behind this movement may hold other rounds of protests in the future, only to risk even more arrests and killings. But there is also a third possibility, that of transforming the new protest movement’s class consciousness into a radical platform for political change in Iran. The stakes for such a practice are high, and the strategic field for its implementation is mined with danger, but the tactics of Dual Power and Democratic Confederalism are proven possibilities in the Middle Eastern political scene and could very well form the strategy for this radical political transition.

The Iranian middle class voted for Rouhani just four years after the Green Movement, despite his collusion with state oppressors at the height of the crackdowns, and there is no guarantee that, in the absence of a political alternative, the middle class will not empower the reformists, its traditional representative in Iranian politics, once again. What is more, the structural and political deficits that characterize the dichotomies of Iranian politics are only symptomatic of a late capitalist milieu of confinement to what we might term the “Clintonite”-“Trumpist” dyad, which currently haunts neoliberal politics from the USA, to France and Japan. The Iranian people would do well to articulate their own transition out of this international impasse, toward an egalitarian principle of democratic self-governance and international politics.

Endnotes
[1]Although the slogans of this movement do, in many instances, openly call for “regime change,” we will show that these subversive chants for the overthrow of the clerical hierarchy, as well as the songs which refuse the proffered choice of the reformist/conservative dyad, are different in demands and aspirations from similar expressions found in the political language of exiled opposition and monarchist groups.
[2]Needless to say, the IRI’s clique’s costly support of Ahmadinejad’s hawkish politics, and its increasing belief in the necessity of acquiring nuclear technology as a matter of national security, were directly correlated with the presence of American forces around Iranian borders in the post 9/11 era.
[3]For example, the ban against medicine – one of the most unpopular items on the U.S. sanctions list – was not on the U.S. Treasury’s official list of sanctions against Iran. Controversial revelations by Marzieh Vahid Dastjerdi, Ahmadinejad’s health minister, regarding the IRGC’s ‘mismanagement‘ of funds earmarked for medicinal supplies from abroad, were followed (after her removal) by Seyed Hassan Ghazizadeh Hashemi’s concession that “The medicine problem is caused by ourselves, it is not related to sanctions at all.” The Iranian public had been led to believe that the drug shortages were mainly due to the U.S. sanctions.
[4]In fact, this campaign was so comprehensive and effective in manipulating public opinion in Iran that the results of a controversial 2016 survey by IPOS showed that 59% of Iranians now believed that no election fraud had taken place during the 2009 elections, and that Qasem Soleimani, the commander of Iran’s Quds Forces in Syria, enjoyed a 38% popularity rating, with Foreign Minister and nuclear deal negotiator Javad Zarif polling at 76%.

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