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Fini la patience et l'apathie, la révolution sociale est la seule solution

category grèce / turquie / chypre | luttes dans la communauté | communiqué de presse author Thursday October 20, 2011 16:24author by Assemblée d'Anarchistes pour l'Autogestion Sociale Report this post to the editors

Tract pour la grève du 19-20 Octobre

C'est avec les syndicats de base, les assemblées dans les quartiers, les endroits autogestionnaires de résistance, les grèves sauvages. Nous n'acceptons pas la soumission comme condition de vie que veulent nous imposer l'État, le capital, les partis, les médias et les syndicats du régime ; faisons pas des compromis, rentrons pas dans les négociations, cédons pas. Mettons en place la procédure pour le renversement de l'État et cela dans une perspective de rupture globale. Luttons pour l'émancipation sociale, pour une société d'égalité de solidarité, de liberté, pour l'autogestion sociale généralisée. nous

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Si nous pensons que la réduction des pensions de retraite, des allocations, des salaires, les licenciements sans indemnisation, les diverses impôts et les diverses rançons, sont une encore « une averse » qui finira, nous nous trompons profondément. Il faut que nous réalisions que tout cela fait partie du problème social global, qui consiste à l'organisation de la société par l'État et par le capitalisme. Nous n'avons rien à attendre de l'État, les patrons, et les élites internationales à part la pauvreté, la misère, l'indigence, la clochardisation, la répression, la mort. Nous n'avons aucune raison de subir tout ce qu'on nous impose.

Les dernières deux années nous vivons tous l'intensité du pillage. Il devient évident de la manière la plus douloureuse, que la « crise » n'est pas quelque chose d'abstrait, n'est pas une image quelconque aux infos à la télé, mais c'est l'intensité de l'exploitation et de l'oppression ; c'est la situation où sera jugé si c'est nous qui ferons faillite, ou si c'est l'État et les patrons, qui n'ont d'ailleurs aucune envie de perdre leurs profits et leurs privilèges. Ainsi, on nous imposent une série des mesures qui restructurent les conditions de travail en les transformant en régime particulier d'esclavage (suppression de conventions collectives, diminution ou suppression du salaire minimal, plus de facilité quant aux licenciements, augmentation du temps de travail etc.). Simultanément, on cherche à saisir une plus grande partie de nos faibles revenus via des rançons (taxe par habitant, taxe à chaque par foyer, augmentation du TVA etc.) qui nous conduisent à la clochardisation. Cette attaque contre la société entière ne s'appuie sur aucun accord, aucun compromis.

Tous ces concepts ; « le bien de la nation », « le sauvetage de la patrie », « l'intérêt national », ont déjà perdu leur valeur et ainsi la répression à tout prix, est le seul moyen pour imposer cette série de nouvelles mesures. Les forces de l'ordre militarisées, les forces de police qui sont de plus en plus nombreuses (le seul endroit où l'État continue à embaucher), les barrières et les camions de la police rappelant une autre époque, les tons de gaz chimiques utilisés, la couverture et l'impunité qui sont « offerts » aux flics, les ordres qui leur sont donnés de taper sur tout qui bouge, résultant à des centaines des blessés graves, la répression dans les tribunaux et les emprisonnements massifs en préventive, les nouvelles lois sécuritaires ; tout cela montre que l'État ne s'intéresse qu'à la défense des privilèges et des intérêts du capital national et international.

Dans cette réalité, entre le choc des annonces quotidiennes concernant des nouvelles mesures et la peur et le terrorisme Étatique qui ombragent se propageant dans tous les coins de la société, des luttes surgissent continuellement dans différents secteurs qui essayent de se défendre. Les étudiants, les chauffeurs de taxi, les fonctionnaires et ceux qui travaillent dans le public, les routiers, les dockers, les salariés de l'EDF, les salariés dans les médias, essayent de préserver leurs acquis sociaux, ils essaient d'arrêter le « restructuration » de leur vie, d'arrêter le pillage qu'on leur impose. La plupart de ces luttes sont fragmentées, elles suivent la logique corporatiste, sont soumises aux appels des bureaucraties syndicales, manquent des perspectives et ne cherchent pas la liaison avec d'autres luttes sociales. Il faut qu'on réalise tous qu'il n' y a pas de solutions corporatistes ni de solutions personnelles ; si chacun reste tout seul, il sera amené à la défaite et à la misère. La logique du « diviser pour mieux régner », la logique selon laquelle les mobilisations d'un secteur portent atteinte aux intérêts d'un autre ; cette logique fait partie de la politique de base de l'État, qui provoque la division de ceux d'en bas, pour que la domination et la réalisation de plans anti-sociaux de ceux d'en haut continuent. Face à cela, nous devons opposer la solidarité sociale et de classe, nous devons réaliser que la lutte de chacun, est la lutte de nous tous.

La réponse ne peut pas être partielle. L'État et le capital ne donneront même pas une miette. Si il y a quelque chose qui peut les arrêter, c'est l'opposition global dans une perspective de renversement du capitalisme. Nous ne pouvons riposter que si nous restons l'un à côté de l'autre, loin de divisions artificielles, en transformant la peur en lutte collective et force militante, via la solidarité. Que si nous comprenons que l'ennemi réel n'est ni notre voisin, ni le plus pauvre, ni l'ouvrier originaire d'un autre pays, ni le gréviste, ni le fonctionnaire ; notre ennemi sont les banques qui nous volent, les ministères où s'organise notre exploitation, les forces répressives qui terrorisent la société et défendent le régime, les bandes d'extrême droite qui sont là pour réprimer et semer la haine raciste, les infos à la télé qui manipulent en transformant en faux ce qui est réel, les patrons qui veulent qu'on soit esclaves et pauvres à la fois.

Nous tous, opprimés et exploités ensemble avec force, sans s'intéresser aux lois des dominants ; attaquons à ce qui nous vole notre propre vie, qui nous impose la pauvreté et qui nous amène à la misère ; revendiquons tout, revendiquons notre propre vie. C'est maintenant qu'il faut riposter ; prenons en main les luttes sur une base d'auto-organisation, sans hiérarchie, loin des bureaucrates des partis et des syndicats. C'est avec les syndicats de base, les assemblées dans les quartiers, les endroits autogestionnaires de résistance, les grèves sauvages. Nous n'acceptons pas la soumission comme condition de vie que veulent nous imposer l'État, le capital, les partis, les médias et les syndicats du régime ; faisons pas des compromis, rentrons pas dans les négociations, cédons pas. Mettons en place la procédure pour le renversement de l'État et cela dans une perspective de rupture globale. Luttons pour l'émancipation sociale, pour une société d'égalité de solidarité, de liberté, pour l'autogestion sociale généralisée. nous

La lutte de chacun est la lutte de nous tous

Solidarité entre opprimés pour l'offensive sociale et de classe

Rupture totale avec l'État et le capital pour l'émancipation sociale

Assemblée d'Anarchistes pour l'Autogestion Sociale

* http://www.anarkismo.net/article/20788

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Revista "Socialismo Libertário" num. 2

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