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Au delà du capitalisme contemporain, de la dette, de la précarité et du chômage

category afrique du nord | économie | nouvelles author Friday October 14, 2011 18:50author by Rencontre internationale de luttes en Tunisie Report this post to the editors

Sommaire de l'atelier sur la dette, l'insécurité et le chômage

Les 2 journées de workshop sur «l'économie politique de la dette, de la précarité et du chômage» ont été riches et profondes de discussion et confrontation. Nous avons mesuré les distances et la diversité des contextes dans lesquels nous vivons et luttons, mais aussi les points communs sur lesquels cherchons à construire une réponse massive et par le bas aux assauts de la finance mondiale et aux gouvernements qui la servent.
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Au delà du capitalisme contemporain, de la dette, de la précarité et du chômage


Les 2 journées de workshop sur «l'économie politique de la dette, de la précarité et du chômage» ont été riches et profondes de discussion et confrontation. Nous avons mesuré les distances et la diversité des contextes dans lesquels nous vivons et luttons, mais aussi les points communs sur lesquels cherchons à construire une réponse massive et par le bas aux assauts de la finance mondiale et aux gouvernements qui la servent.

Les révolutions qui se sont déroulés en Afrique du Nord cette année contre les dictatures ont étés aussi une réponse massive pour la dignité et contre l'absence de futur. Les printemps (soulèvements) arabes ont bientôt traversé la Méditerranée pour gagner l'Europe. Comme déjà dans les soulèvements maghrébins les mouvements des Indignados en Espagne et en Grèce ont posé la question sur les formes d'organisation politique qu'il faut inventer pour les temps à venir, étant assumée l'inservibilité des formes traditionnelles de partis (et parfois aussi des syndicats).

La crise financière mondiale n'est nulle autre que la crise du modèle néolibérale, la démonstration de sa faillite, la chute de toutes ses promises de richesse et bien-être.

Les nouvelles générations doivent faire face aujourd'hui à une réalité faite de précarité et chômage de plus en plus répandue, intensive et concernant tous les aspects de nos vies.

Une précarité de travail et de revenue qui se transforme en précarité existentielle, de la vie elle même.

En tout ça, la condition de la femme révèle d'une précarité plus intense et spécifique. En Europe aussi bien que dans les pays arabes, les salaires, l'emploi du temps et la concentration des pouvoirs restent toujours de balancer vers la coté masculine tandis que les femmes continuent à faire une travail double, en exécutant quotidiennement le travail de reproduction, souvent sans aide aucun.

L'économie politique de la dette est aujourd'hui le dispositif général d'assujettissement des populations pour le maintien du statut d'un modèle économique, politique et sociale basé sur la précarité et l'expropriation généralisées de la richesse que tous produisons collectivement. Il y a un niveau international de la dette tant bien qu'un niveau national jusqu'à l'individu même endetté pour se permettre une vie digne de ce nom. La Tunisie se trouve aujourd'hui obligée à payer une dette contractée par Ben Ali sans que les tunisiens en aient point bénéficié. Au même temps beaucoup d'états européens ont approuvé des manœuvres financières qui coupent les derniers vestiges du welfare pour rentrer dans le pacte de stabilité décidée par la Banque Centrale Européenne. Mais la dette est aussi celui contracté par le single étudiant pour payer ces années d'études ou par les familles pour s'acheter une maison ou encore par un migrant qui investie son futur dans un voyage risqué sur la Méditerranée pour franchir les frontières de l'Europe.

Comme étudiant(e)s, chômeurs/ses, travailleurs/ses précaires – uns et tous à la fois – nous revendiquons le droit généralisé au default et à la banqueroute. La dette avec laquelle on nous veut encore plus précaires, pauvres, sans droits et sans espoirs ce n'est pas notre responsabilité et donc ce n’est pas à nous de la payer. En Argentine en 2001, en Islande en 2011, on a assisté a deux formes différentes de default et le résultat a été un réinvestissement dans le social et un fleurissement des mouvements sociaux qui ont imposé – même si comme compromise – d'autres politiques économiques et d'autres priorités, aussi bien que la construction de nouvelles formes de welfare fondés sur le processus de coopération e de common fare.

La bataille contre la dette est donc une bataille politique et culturelle décisive pour fonder un nouveau sens commun transnational capable d'imposer un discours publique qui dise : « il ne faut pas payer!».

Comme participants au workshop sur la dette, la précarité et le chômage, nous saluons l'indiction d'une journée transnationale de lutte contre la crise et les pouvoirs de la finance du 15 octobre prochains et nous nous engageons dans la construction d'initiatives et mobilisations de support.


Rencontre internationale en Tunisie du 29 septembre au 2 octobre 2011

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