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Des places publiques, jusqu’aux pâtés de maison, jusqu’aux lieux de travail:

category amérique du nord / mexique | luttes dans la communauté | opinion / analyse author Thursday October 13, 2011 02:14author by Miami Autonomy & Solidarity Report this post to the editors

Propageons les occupations au milieu du tourbillon de la crise

Un mouvement est né. À travers les États-Unis et le monde, les occupations se sont propagées. Nous sommes témoins de la beauté et de la lutte d’un nouveau protagoniste joignant le combat contre l’oppression et l’exploitation.

La crise nourrit le conflit : le pillage des communautés galvanise les gens de la Grèce au Chili, du Bangladesh à la Chine, des États-Unis à l’Espagne. Une vague massive d’appauvrissement, de perte d’emploi, d’austérité et de vol des ressources a été déchaînée par le Capital, les gouvernements et les riches. Nous faisons face à la perte de nos emplois, de nos domiciles et d’une façon de vivre, avec aucune avenue pour contester ces problèmes à l’intérieur des institutions du pouvoir. Les portes sont fermées. Les futurs sont volés.

Les nouveaux et nouvelles appauvri-e-s, les étudiant-e-s dont les espoirs ont été anéantis par une vie de dette et de chômage, les vétérans retournant d’une guerre infernale pour être rejetés, les travailleurs et travailleuses faisant face à une augmentation de la cadence de travail et aux coupures partout, les familles déplacées et attaquées par la réaction anti-immigrante, les malades sans accès aux soins, les gens forcés hors de leur domicile : nous sommes les indigné-e-s. Alors que les restructurations économiques créent de nouvelles opportunités de piler la richesse par-dessus plus de richesse et d’entasser la pauvreté par-dessus la pauvreté, de nouveaux et nouvelles protagonistes sortent dans les rues. La classe ouvrière se recompose : les puissant-e-s forcent des changements dans nos vies, et nous répondons avec de nouvelles luttes, de nouvelles revendications et de nouveaux rapports sociaux – un nouveau combat social.

[English]

Un mouvement est né. À travers les États-Unis et le monde, les occupations se sont propagées. Nous sommes témoins de la beauté et de la lutte d’un nouveau protagoniste joignant le combat contre l’oppression et l’exploitation.

La crise nourrit le conflit : le pillage des communautés galvanise les gens de la Grèce au Chili, du Bangladesh à la Chine, des États-Unis à l’Espagne. Une vague massive d’appauvrissement, de perte d’emploi, d’austérité et de vol des ressources a été déchaînée par le Capital, les gouvernements et les riches. Nous faisons face à la perte de nos emplois, de nos domiciles et d’une façon de vivre, avec aucune avenue pour contester ces problèmes à l’intérieur des institutions du pouvoir. Les portes sont fermées. Les futurs sont volés.

Les nouveaux et nouvelles appauvri-e-s, les étudiant-e-s dont les espoirs ont été anéantis par une vie de dette et de chômage, les vétérans retournant d’une guerre infernale pour être rejetés, les travailleurs et travailleuses faisant face à une augmentation de la cadence de travail et aux coupures partout, les familles déplacées et attaquées par la réaction anti-immigrante, les malades sans accès aux soins, les gens forcés hors de leur domicile : nous sommes les indigné-e-s. Alors que les restructurations économiques créent de nouvelles opportunités de piler la richesse par-dessus plus de richesse et d’entasser la pauvreté par-dessus la pauvreté, de nouveaux et nouvelles protagonistes sortent dans les rues. La classe ouvrière se recompose : les puissant-e-s forcent des changements dans nos vies, et nous répondons avec de nouvelles luttes, de nouvelles revendications et de nouveaux rapports sociaux – un nouveau combat social.

Nos luttes ne peuvent être réduites à une seule demande, un ensemble de réformes, ou à un endossement de politicien-ne-s élu-e-s pour apporter des changements à notre place. Nos luttes sont basées sur la démocratie directe, la lutte directe et la conscience que nous avons besoin d’un profond changement systémique, tout individu particulier le comprend.

À ce moment, notre mouvement d’occupation se propage, et inspire l’excitation et les aspirations de la classe ouvrière longtemps tranquille – mais longtemps en colère. Ni la répression de l’État, ni les tentatives de coopter ou de contraindre notre mouvement n’apparaissent nous retenir. Notre pouvoir et notre habilité à capturer les imaginations croît à chaque seconde.

Notre automne chaud fait tout de même face à plusieurs défis; l’hiver s’en vient. Nous devons maintenir les occupations et les propager, s’abriter contre les attaques, et construire de l’espace pour que plus de travailleurs et travailleuses joignent le mouvement. Ceci doit être notre travail principal. La lutte doit pousser en avant, de Facebook aux rues, des places publiques aux quartiers. Nous construisons un mouvement de masse, organisant les gens à prendre action sur la base de leurs intérêts collectifs partagés. Pour faire cela, nous devons amener l’occupation aux gens dans nos quartiers, tracter et débattre. Nous devons apprendre à organiser, à argumenter pour notre mouvement et nos actions et rallier des gens dans notre communauté pour joindre ce combat.

Plus encore, nous devons élargir le « nous » impliqué ici et étendre les intérêts compris dans « nos intérêts collectifs partagés ». Le mouvement doit se propager à ceux et celles criblé-e-s de dette, à ceux et celles qui n’ont jamais eu accès aux prêts, à ceux et celles qui ont été prolétarisé-e-s, à celles et ceux qui n’ont jamais eu de choix. Nous avons besoin des 99% pour commencer à prendre en main nos luttes, nos intérêts et la formation de notre classe ouvrière. Le mouvement des 99% doit être un mouvement des immigrant-e-s, et un mouvement des communautés attaquées par la répression racialisée de l’État et l’exploitation économique racialisée.

L’isolation met fin à la lutte. Alors que nous construisons nos occupations, permettons-nous aussi de regarder au-delà d’elles. Alors que notre travail porte fruit, et nos mouvements se renforcent, nous ferons face au défi de ce que nous devrons faire par la suite. La répétition de vieilles et confortantes formules et le recours aux solutions prédéterminées n’aidera pas. Nous sommes un mouvement posant de nouvelles questions, nous forçant toutes et tous à grandir et à inventer les outils dont nous avons besoin. Nous devons oser poser des questions dont nous n’avons pas encore la réponse; nous devons balancer notre conduite en sachant que des questions demeurent non-répondues et non-demandées.

Nous nous étendons, ou nous fléchissons. Afin de conserver l’espace que nous avons gagné, nous devons s’étendre et désarmer ceux et celles qui veulent nous brutaliser et nous battre dans la soumission et la pauvreté. Ce n’est pas encore le temps des récoltes, nous ne sommes pas encore arrivé à destination; mais nous pouvons commencer à planter des graines, à faire le chemin en marchant.

Aujourd’hui, nous sommes une menace importante pour les intérêts établis du Pouvoir et des privilèges. Notre mouvement a le potentiel de dépasser les menaces et de construire le contre-pouvoir; une démocratie vivante dans les rues. Après, nous devons entrer dans les lieux de travail, les institutions et les communautés. Occuper Wall Street, oui, et de cet espace occupé, occupons les écoles, les hôpitaux, les lieux de travail et les blocs d’appartement. Transportons l’assemblée générale des places publiques dans nos lieux de travail et nos voisinages. Quand nous amènerons cette démocratie à nos vies quotidiennes, nous ouvrirons un nouveau front dans la vague d’occupation et aurons un pouvoir encore plus grand pour faire des changements avec la démocratie directe. Dans nos assemblées, nous avons le pouvoir d’empêcher des licenciements, d’arrêter des saisies immobilières, et d’éliminer l’exploitation des patron-ne-s et des administrateurs et administratrices.

Commençons maintenant : commençons à former chacun-e-s, à apprendre ensemble, à avoir ces discussions et ces débats à notre travail, dans nos salles de classe, dans nos quartiers, dans les baraques de l’armée et dans les prisons. Nous détenons le pouvoir, mais nous devons apprendre à l’utiliser. Les puissant-e-s n’ont aucune réponse à cette crise sinon la misère. Nous avons notre démocratie. Nous savons comment faire fonctionner la société : nous la faisons fonctionner tous les jours avec notre travail et notre temps. Les vents de la révolution soufflent, mais les nuages orageux de la réaction apparaissent. Amenons des tourbillons et des torrents à ceux et celles qui imposent les dictatures et la pauvreté, amenons de l’espoir et une nouvelle société à travers notre pouvoir collectif et une cause commune. Occupons Wall Street. Occupons votre ville! Occupons tout!

Traduction du blogue du Collectif Emma Goldman

Related Link: http://miamiautonomyandsolidarity.wordpress.com/2011/10...isis/

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