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Haïti: Culture des classes dominantes, culture des fuites en avant, du mépris et du racisme contre u

category amérique centrale / caraïbes | culture | presse non anarchiste author Friday October 07, 2011 05:46author by Trouillot Raynal - groupe de professeurs Haitiauthor email raynaldotr at yahoo dot frauthor address Haiti: rue gregoire # 76 Petionvilleauthor phone 509-36574554 Report this post to the editors

culture des classes dominantes

+ Grandes propriétés cachées / En sourdine. Quels éléments trouvons-nous ?:
+ Le culturel bourgeois dans un espace-ville dominant et ségrégationniste par rapport à l'espace rural et par rapport au prolétariat et au sous-prolétariat. Nous trouvons comme éléments:
+ Les éléments liés à l’impérialisme culturel :
+ Le culturel des classes moyennes en général, et le culturel d’une faible partie de la classe moyenne en particulier (le capitaliste d’État). Nous trouvons :
Conclusion: ainsi donc lavons nous vu

Haïti: Culture des classes dominantes, culture des fuites en avant, du mépris et du racisme contre un peuple tout entier
Version française/

Il y a de quoi se poser des questions :
Quand le petit peuple surtout celui des villes, n’apprends à dire rien que des civilités du genre « bien à toi », « à toi de même », et croit parler français comme pour ne pas trop se sentir inférieur aux autres.
Quand on apprend qu’une mère insuffle à ses enfants un idéal féodal, bourgeois et francophone, dans une situation qui se retourne contre elle au point d’être renier plus tard par ses propres fils, au point de voir ses propres fils avoir honte d’elle.
Quand nous entendons parler de l’anecdote d’un petit macoute mettant son arme à l’oreille d’une sœur supérieure d’un établissement colonial FIC, femme au-dessus de tout soupçon, pour l’obliger celle-ci à inscrire son enfant.
Quand nous rencontrons un étudiant - qui se veut révolutionnaires en se cantonnant dans le culturel des classes dominantes - parler de difficultés de se familiariser avec le peuple.
Quand un directeur de station radio, ayant la réputation d’homme progressiste, associe vodou et culture en général de la majorité de la population à ce qui est mauvais, inférieur dans la société.
Quand nous voyons le nombre effarant de journalistes, élus locaux… sachant parler français… faire un mélange créole/français au nom nous ne savons de quels principes.
Quand nous apprenons qu’un islamiste, sans doute désespéré, fait le choix de mettre une bombe dans une institution de confession chrétienne occidentale et mourir pour dire son désaccord à toute tentative de colonisation culturelle dans son pays.
Quand nous apprenons dans une conversation radio diffusée qu’il n’y a que 2% de gens à parler français dans le pays pendant plus de 200 ans,
Quand nous apprenons ce qu’est le taux de faible réussite des élèves du bac chaque année. Un bac comme moyen de blocage…
Quand nous voyons un homme (ou une femme) ne parler français - d’ailleurs assez court - que pour inférioriser l’autre, pour mieux le dominer et même pour l’exploiter dans leurs rapports amoureux.
Quand nous apprenons que l’Etat dominicain s’arrange pour que les femmes dominicaines n’accèdent qu’à un niveau très bas d’éducation et d’instruction de façon pour qu’elles soient disponibles au tourisme sexuel et comme « denrée d’exportation ».
Quand un directeur d’école se montre conservateur au possible alors que son taux d’éducation et d’instruction, si faible soit t-il, lui donne le droit de dire du mal du culturel de la majorité de la population
Quand un élève donne un soufflet à son professeur, celui qui lui donne du pain de l’instruction, au risque de lui arracher quelques bonnes dents ...
Quand on côtoie un de ces madame-Sara, un de ces femmes d’un genre réactionnaire, raciste sans ambages, tout près à piller la famille paysanne pour un rien. Et cette femme ne voit pas la nécessité d’aller à l’école parce qu’elle est déjà rempli de cette formation informelle et raciste qui la caractérise.
Quand un ministre de la culture et de la communication joue les progressistes et la carte d’être vodouisant alors que le culturel de la majorité de la population ainsi que celui qui la possède est mise au rencart
Quand un premier ministre nouvellement élu parle de développement alors que sa politique général repose sur le culturel de la minorité privilégiée du pays
Quand le racisme haïtien veut, que dans la critique et la polémique, l’on s’en prend qu’au Bourgeois fonctionnaire publique c’est-a-dire « noir, laid, gros soulier »…
Vraiment, il y a de quoi se poser des questions.
De tous temps les intellectuels du pays ont fait des études sur ce qu’est la culture des classes dominés, mais ne l'ont jamais fait du coté des classes dominantes. Certains ont la prétention de lutter contre elles ; ils sont de gauche quand ils parlent politique, et sont de droite dans le culturel et le linguistique. Beaucoup d’ouvriers, de paysans, d’hommes progressistes, de gauche, de patriote s’embrouillent, et tombent dans la catégorie de renards, de marrons, de gens sous contrôle, de gens “apprivoisés” qui s’ignorent. Cela va cesser.
Et bien la culture des classes dominantes est une véritable forteresse; c’est une culture basée sur la grande propriété cachée / en sourdine, sur le milieu bourgeois dans l’espace-ville dominant et ségrégationniste par rapport à l'espace rural ; c’est une culture basée sur des éléments du culturel de l’impérialisme, et sur la classe moyenne en général, et sur une partie assez minime de la classe moyenne en particulier et en transfert de classe (appartenant au capitaliste d'Etat ou bourgeoisie fonctionnaire) .

Grandes propriétés cachées / En sourdine. Quels éléments trouvons-nous ?:
+ La féodalité dans toutes les composantes du système. Ce fut et c’est:
- Pendant une période la domination des denrées sur la production des vivres alimentaires et qui finit par aboutir au blocage des forces productives de l’en dehors;
- L’exploitation à travers la rente travail, la rente en nature en suite la rente en argent ...
- Le De-moitié par exemple. En faisant croire qu’elle est de la famille et en lui faisant des enfants, la femme-paysanne (femme-jardin) a souvent été utilisé comme intermédiaires pour que le féodal grand propriétaire terrien puisse exploiter la paysannerie pauvre sans trop grande difficulté. Une situation analogue existe dans les villes dans l’utilisation de la madame-Sara aussi, dans le circuit commercial à un moment de développement historique du système ;
- Le combite (dans le sens de corvée, travaux forcés);
- La corvée dans la construction de routes agricoles, en faisant d’autres (éléments populaires) faire le travail de laver, d’enlever la poussière, de nettoyer le logis du chef.
- La violence et le discrédit pour arriver à l’élimination des révolutionnaires d’origine esclave et à mener les survivants à entrer dans les rangs;
- La langue française en tant que mythe, avec un pourcentage de 2% de gens parlant français pendant plus de deux siècles (Djòl feyodal la te mèt si, sa pa yon pwoblèm pou li);
Le français est:
- La langue marquant le statut social et le prestige d’une minorité et l’exclusion de la majorité de la population ;
- La langue officielle d’exclusion ;
- La langue pour le social et la politique d’une minorité au pouvoir ;
- La langue administrative
- La langue écrite, non fonctionnelle dans la majorité des sphères de communication orale, non accessible à tous, y compris pour la majorité des gens de la classe moyenne;
- La langue scolaire ;
-
Le créole est:
- La langue officielle pour la forme ;
- La langue orale fonctionnelle dans toutes les sphères de la communication.
Et la politique Éducative et Linguistique est celle d’une politique d’exclusion.

- La rédaction du code rural c’est à dire du nouveau corde noir du pays sous la présidence de Jean Pierre Boyer (dans la rhétorique mulâtriste) et que le président François Duvalier, parmi les grands du mouvement de l’indigéniste et de la négritude, réajusta plus tard (ajustement dans la rhétorique noiriste).
- Les lois de la France sont copiées, les lois des pays colonisateurs: le code civil, du Code de Commerce, le code pénal, le code militaire ...
- Le circuit d’une main-d’œuvre domestique créée, circuit d’esclaves domestiques à leurs dispositions, d’hommes asservis, d’adultes aussi bien que les enfants;
+ La tradition d’homme-commandeurs liée à une pratique militariste forte et de la façon dont le militaire le conçoit comme moyen pour mener ses actions répressives ;
+ Le gros vaudou ou la domination du vodou du grand propriétaire terrien sur le vaudou de la paysannerie pauvre du pays;
+ Le couvre-feu non-officiel (avec les “chanpwèl, les vlengbendengs” sous le contrôle des classes exploiteuses);
+ La création d'une école francophone, élitiste et corporatiste; au départ, l'éducation du petit haïtien est livrée au colonisateur en jupon: père et mère de l’instruction chrétienne ensuite d’autres colonisateurs et colonialistes ont suivi avec les éléments venus des religions réformées tueurs de mémoire.
Il y a également les école-borlettes crées à l’intention du peuple et contre tout sentiment de développer l’esprit scientifique dans le pays;
+ La construction d'une dynastie de professionnels / intellectuels dans les classes moyennes, francophones et racistes (assez subtil) bien confortable dans leurs attitudes de fuite en avant;
+ L’église catholique devenue une église d’état et grand propriétaire terrien, et qui souvent à su prendre la position hypocrite d’accompagner le peuple dans sa lutte pour la liberté, pour la vie (7 FEVRIER 1986…);
+ La pratique et la création d'un créole francisé dans la hiérarchie des valeurs pour que l’élément de la classe moyenne puissent se démarquer de la paysannerie pauvre du pays en terme d’identification.
+ Le côté malpropre du gros féodal qui n’éprouve aucune gène de marcher avec les fesses dans l’air à fin de se perdre dans le milieu paysan et pour mieux jouer les « démocrates » et finalement les “cinquième colonnes”.

Le culturel bourgeois dans un espace-ville dominant et ségrégationniste par rapport à l'espace rural et par rapport au prolétariat et au sous-prolétariat. Nous trouvons comme éléments:
+ L’implantation une bourgeoisie antinationale (comprador) qu’au départ le capitaliste européen implanta dans les années 1820 et que le capitaliste américain remplaça en accouchant en 1915 une autre du genre arabe, syrien, libanais ... d’un genre populiste…
- Le corde du travail (un autre corde noir) et en plus écrit en français ;
- Le statut quo d’une élite intellectuelle, économique, politique, partisans de transfert de machine et non de transfert de technologie (menant au blocage des forces productives du pays dans les villes);
- La domination du diplôme étranger par rapport au diplôme délivré dans le pays; Et il y a également la spécialisation à outrance dans le monde capitaliste et ses méfaits;
+ L’espace-ville dominant et ségrégationniste, et à l’intérieur, le milieu bourgeois, les quartiers résidentiels suivis et entourés pas à pas par des bidonvilles…
+ Le dénigrement systématique (dit clairement ou subtilement) du pays, qui révèle un anti-vodou, un anti-paysan, un anti-haïtien en force dans la société et que la classe moyenne dans son ensemble est chargée de drainer et d’entretenir;
- L’hypocrisie des classes dominantes, liée au mouvement indigéniste, et qui veulent faire croire que les classes exploiteuses ont su adhérer au culturel de la majorité de la population, que les classes exploiteuses sont plus près de la masse des travailleurs.
Il y a une différence certaine sur la question entre les aspects commerciaux / touristiques (confortables) et les aspects sociaux de la question (non confortables);
+ La préférence de beaucoup de membres des classes dominantes pour le culturel indien et en prenant soin de le détacher artificiellement du culturel africain qui leur donne à vomir…
+ Le Racisme (du noir contre le noir avec nuance épidermique) :
- En référence à la couleur de la peau et à ses caractéristiques biologiques (nez, bouche, cheveu);
- En référence à la culture de la majorité de la population: à la terre chaude, à la terre froide; au travail collectif (combite d’entraide); au rythme de travail (chant, musique, danse); au vaudou, au calendrier agricole, au repas créole, aux boissons / au “compoze” de toutes sortes,
- En référence à la médicine-feuille contre toutes sortes de maladie; à la guérilla en temps que connaissance, à la résistance populaire, aux rouleau-compresseurs; à l’épopée de groupes d’enragés, de révoltés (d’indignés) sortis du peuple;
- En référence aux divertissements (jeu de bâton, tirekont, rara, gaguère); au Bois caïman, aux “lacous”, aux honforts, aux pèlerinages; à la langue créole (avec son phonologie, morphologie, son lexique, sa syntaxe, sa sémantique ... ); à ses contes, ses mythes, ses légendes en langue créole…
- En référence au patrimoine qui suit: Makendal, jean jacques Dessalines, Christophe, Goman, Acao, caco, les Charlemagne Péralte, les Ti Benoît ...
- En référence à la pauvreté et au «demele pas péché», où les classes exploiteuses nous acculent:
- En référence au mal qui se dit sur nous et notre pays à l’étranger. L’anti-haïtien en République Dominicaine, par exemple, a ses racines dans l’anti-haïtien des haïtiens (appartenant aux classes dominantes et géré surtout par une bonne partie de la classe moyenne);
- En référence à l'élément de la classe moyenne qui a grande répugnance pour le cuisine traditionnel du pays, et qui ne peut monter table de réception;
- En référence au théâtre appelé «théâtre populaire» avec des personnages paysans bon pour être la risée des autres classes sociales du pays;
- En référence aux maladies contagieuses qui sont bon prétexte pour que les gens des autres classes demandent au paysan, au prolétariat de prendre ses distances;
- En référence au sentiment de culpabilité mis dans l’esprit et dans le cœur du jeune haïtien en tant que noir, en tant que créole, en tant que antillais ou latino-américain, en tant que haïtien;
- En référence aux inconfortables tap-taps et bois-fouillés que l’idéologie dominante veut consacrer comme moyens de transport définitifs et bon pour les masses entassées comme des sardines un peu à l’image de nos ancêtres dans le cale les bateaux-négriers.
- En référence à la situation dans laquelle l’assistanat est entrain de nous étouffer en tant que peuple qui n’a pas le droit à l’auto détermination et à l’auto suffisance alimentaire.

+ Les éléments liés à l’impérialisme culturel :
+ Il y a toutes formes d’appropriations :
- Appropriation Privée des moyens de production (matières premières, outillage…);
- Appropriation privée d’une main-d’œuvre bon marché ;
- Appropriation et contrôle des marchés (artisanat entre autres) ;
- Appropriation privée des moyens de transport ;
- Appropriation du système de crédit ;
- Appropriation des cerveaux disponibles…
Dans le développement du système capitaliste, Impérialisme veut dire Croisades, conquêtes, évangélisions, et guerres coloniales sous différentes formes dont les dernières sont les guerres froides, guerres humanitaires…
Ah ! L’impérialisme avec leurs mondialisations de la misère, de la faim, de la soif, de la peur, de la corruption, de la prostitution !
Et les tenants du système excellent sur ce qu’ils savent faire le mieux : tuer, voler, piller, violer, résoudre leur problèmes sur le dos des autres, commettre des génocides, crier oh ! Voleurs pour ne pas être pris eux-mêmes pour tels. C’est l’impérialisme plein de leur encombrant héritage de colonisateur, l’impérialisme avec leurs prêtres, leurs évêques, leurs pasteurs et directeurs de conscience, leurs éducateurs, leurs tueurs à gage politiques, leurs snippers, leurs tueurs à gage économique, culturel et linguistique, leurs experts, leurs analystes inspirateurs de chantage, d’embargo et de retrait de visa ; l’impérialisme avec leurs psychologues, leurs présidents ou ambassadeur-donneurs de leçons, leurs acheteurs de conscience, et les vendeurs de patrie, leurs interfaces chinois, japonais, africains latino-américains et antillais, ; l’impérialisme avec leurs soldats de la paix, leurs zenglendos, leurs rambos, leurs Rochambeau, leurs féministes de droite, leurs saboteurs à simple et à double nationalité.
+ L’exploitation de l’homme par l’homme à son plus haut degré; c’est même de la surexploitation.
Le chômage déguisé nécessite un haut pourcentage de personnes qui végètent dans du chômage absolue pour que le travailleur soit à la merci de l’employeur (chantage)…
+ Le “Mòde-soufle” contre les pays colonisés ou dépendants par les pays colonisateurs; d’un côté nous sommes exploités, et ils nous tiennent dans une situation de misère, de l’autre ils nous font des dons, ils nous font de la charité…
La pauvreté est banalisée comme un phénomène naturel, on en fait notre image et avec l’idée que cela ne saurait être autrement: la culture de la souffrance comme notre lot, la culture de la pauvreté, la culture d’un système infiniment petit, la culture du misérabilisme pour appareil photo ou pour caméra, la culture qui a su mener à l’éclatement du premier ordre mondial du système capitaliste (des années 1692 - 1815), en faisant une révolution populaire (1804), et en aidant des mouvements révolutionnaires à s’étendre dans tout l’Amérique-Latine /Amérique du sud…
+ Le blocage des forces productives du pays et l’application d’une politique néocoloniale, aujourd’hui néolibérale dans la Division internationale du travail contre les pays colonisés ou dépendants.
L'objectif du colonisateur, en plus du profit, c’est de montrer une prétendu supériorité du Blanc et dans toutes les choses ...
Et face à lui, le colonisateur n’a besoin d'autre personne que celle qui est assistée, que celle qui est apprivoisée, qui est domestiquée et reconnaissante ... une espèce de «chien sans queue», une espèce de personne à l’esprit lent, une personne amorphe, une personne pleine de complexes...
L’impérialisme avec leurs tenants qui ne peuvent concevoir les autres que comme domestiques, prostitués, misérables, lécheurs de bottes, mendiants…
Hier l’européen avait la prétention d’apporter pour nous «la civilisation», aujourd'hui c'est «la démocratie».
+ Des Séminaires toute la sainte journée dans l’administration néocoloniale, dans une série rencontres entre colonisateurs/colonialistes de tous poils…
+Le phénomène d'immigration des pays colonisés ou dépendants vers les pays colonisateurs ou pilleurs dans le cadre du pillage des ressources humaines et celui du pillage des cerveaux de notre pays, et des immigrants que gens des pays d'accueil perçoivent comme des briseurs de grève par exemple, que les gens perçoivent souvent comme indésirables;
+ L’imposition d’un dieu-blanc; d’après le colonisateur, un blanc éternel et incontournable (thèse démentie et combattue par bouckman/ Makendal, par l’islam au niveau religion et aussi démentie par le socialisme chinois au niveau culturel, économique, politique …)
+ L’envahissement des religions occidentales en général et des sectes protestants en particulier comme phénomènes étrangers et subventionnés, parmi d’autres phénomènes étrangers qui ont la prétention de symboliser la promotion sociale sitôt d’en être à l’intérieur;
Ces religions ont utilisé comme des poubelles par la classe moyenne; ce sont des poubelles qui permettent à plus d’un de faire autant de saloperies possibles et inimaginables, une poubelle permettant aux fidèles de demander pardon à Dieu comme aujourd’hui, et pour qu’au lendemain matin ils puissent recommencer à faire leur saloperie plus que jamais dans une atmosphère de personnes ayant bonne conscience.
Vis à vis du peuple, de la paysannerie pauvre, du prolétariat et du sous-prolétariat :
- Les tenants du système sont des tueurs de la mémoire des peuples et à travers les prêtres, les pasteurs des pays colonisés ou dépendants, ils font écoles ;
- Ce sont aussi les tenants du mouvement interconfessionnel contre la culture populaire en général et contre le vodou en particulier ; ces tenants avec leurs paroles d’abord hypocrites et puis arrogants, racistes, et mêmes hystériques…
A leur façon, ils insufflent aux autres le virus de l’aliénation et de l’acculturation.
-
+ La culture que nous pouvons qualifier de «culture / littérature d’évasion» avec leurs livres, leurs revues et leurs films et leurs DVD, avec gadgets… que la bourgeoisie internationale nous envoie non seulement pour le profit mais aussi pour nous éblouir et occuper l’esprit des autres, pour occuper et coloniser notre esprit;
Nous ne devons pas oublier toute une vérité; c’est sous la première occupation (occupation américaine 1915) et avec le mouvement indigéniste qu’un nombre important de sciences prirent pied en Haïti: ethnologie, anthropologie, africologie, sociologie, linguistique, histoire, esthétique, physiologie, archéologie. En fait ces sciences ont été utilisées, et sont utilisées pour soutenir le culturel des classes dominantes; ce sont des études faites sur les masses populaires contre les masses populaires et pour mieux combattre nous-mêmes qui sommes ou qui supportons les masses populaires ...
+ La mainmise des archives (et statistiques) des pays colonisés ou dépendants par le (PNUD)…
+ Le stockage par l’impérialisme de dossier médical d’un nombre impressionnant d’hommes venus des pays colonisés ou dépendants. Ces dossiers sont capables d’être utilisé à n’importe quelle fin, dans le genre guerre basse intensité par la production et vente de produits alimentaires ou pharmaceutique par exemple…
+ La présence et l'utilisation d'une diaspora qui assez souvent est déphasée comme catégories sociales à l’extérieur du pays (classe moyenne diaspora), et qui subissent en général de grandes transformations, et plus encore en étant des gens liés à d'autres intérêts, des intérêts qui ne sont pas des intérêts de la majorité de la population autrement dit qui ne sont pas liés aux intérêts du pays, de la nation haïtienne...
(Diaspora est l’affranchi des temps modernes. L’impérialisme a tout avantage de les utiliser en tant que interfaces pour faire miroité un esthétique élitiste devant servir à tromper la majorité des gens pays colonisés ou dépendants ...
+ Leur politique est celle de l’instabilité entre autres:
- Avec leurs grands vendeurs de cosmétiques et eux-mêmes maquillés en grands défenseurs de droit de l’homme ;
- Avec leurs industriels-marchands créateurs de maladie ; des faiseurs de maladie, de sida, de diabète, de cancer (produits cancérigène) à grand échelle dans un système ou tout est bon pour faire de l’argent …
- Avec dictateur local et dictateur international
- Avec leurs bailleurs de fonds et maîtres-chanteurs ;
- Avec leurs interfaces chinoises, japonaises, africaines, antillaises, latino-américaines;
- Avec leurs commandos à cagoule ou à lunettes infrarouge ;
- Avec leurs équipes de zenglendos recrutés sur place;
- Avec leurs fournisseurs d’armes;
- Avec Leurs révolutions colorées, révolutions de safran, et souvent avec des mercenaires, des contras masqués en révolutionnaires ;
- Avec leurs discours d’une hypocrisie spectaculaire;
- Avec Leurs journalistes et autres mauvaises langues déjà citées …
- Avec leurs dialogues de sourds-muets.
- Avec leurs projets souvent flous, projets à résultats mitigés
-
Notons : Avec le support de l’impérialisme étatsunien, français, anglais, la dictature économique et sociale est exercée directement par la bourgeoisie et les propriétaires terriens...
La dictature de l’impérialisme, comme supports, est basée sur ces cinq (5) paramètres: la dépendance, la violence, la rivalité, la guerre, la misère. Il est tout indiqué que l’impérialisme ne veux pas entendre parler de socialisme, et c'est tout aussi normal qu'il ne veut pas entendre parler non plus de bourgeoisie nationale, de développement capitaliste dans les pays colonisés ou dépendants.
L’augmentation de la croissance et du développement des pays colonisés ou dépendants, sous la direction d’une bourgeoisie nationale, est un handicape pour l’impérialisme... Nous ne devons pas oublier, les conditions d’amas de richesse, d’abondance des pays colonisateurs, sont liées à la pauvreté des pays colonisés ou dépendants, liés aux trois quart de la planète. Le continent africain, le soudan, la Côte-D’ivoire, la Tunisie, l’Egypte, la Lybie, et puis l’Irak, l’Afghanistan, l’Iran font les frais de cette vérité…
- La bourgeoisie nationale est un handicap pour l’impérialisme et pour combattre cette bourgeoisie, l’impérialisme passe par l’Alkaïda, passe par le Taliban, comme cela se fait en Irak, en Afghanistan, et comme cela veux se faire en Iran par exemple ...
- C'est pour cette raison et pour cette même vérité que plusieurs pays latino américains sont dos à dos avec les États-Unis. C’est la montée grandissante du nationalisme de ces pays ...
Plusieurs hommes ou dirigeants sont morts en Haïti pour la seule raison d’avoir voulu implanter une bourgeoisie nationale dans le pays.

+ Le culturel des classes moyennes en général, et le culturel d’une faible partie de la classe moyenne en particulier (le capitaliste d’État). Nous trouvons :
+ Parmi les éléments culturels de la classe moyenne : Les professions libérales ayant à leurs têtes la médecine, le métier d’avocat, le professeur-directeur comme les trois grandes corporations mafieuses du pays, et exerçant une dynastie et une dictature implacable sur la population, en dehors comme en dedans des questions politiques…
+ Il y a le pouvoir, le sexe, l’argent, et dans un relent de racisme qui est tout aussi lié à la mémoire et aux commémorations d’un genre douteux, colonialiste…
+ Parmi d’autres éléments culturels de la classe moyenne, qui sont dans la politique du pays, c’est celui d’avoir le rôle historique de mener non seulement la dictature politique et militaire, mais également une dictature culturelle et spécifiquement linguistique en échange de promotion sociale et de transfert de classe.
Le rôle de ces éléments est de tenir le culturel dominé dans un état de culturel atrophié et pour mieux mener leur politique de trahison nationale;
Déjà dans les structures de la société, au cœur du social en général, ces éléments de la classe moyenne ont pour rôle de piller le culturel de la majorité de la population, de le transformer et de le commercialiser dans le sens des intérêts des classes dominantes et dans le sens des intérêts de l’impérialisme français, américains et canadien. Il n’est un secret pour personne que les agents et attachés culturels cachent des liens existant entre tourisme et apartheid en marginalisant le tourisme local, cachent les liens existant entre artisanat et ONG par une mainmise de cette activité à l’encontre des honforts, des Lakous ... à l’encontre de la paysannerie du pays, en faisant l’artisanat du pays passé à d’autres mains…
- C’est aussi dans cette classe, l’absence d’appartenance au pays ; les individus de cette classe n'ont aucun problème quant à l'occupation de la terre de Dessalines par des troupes étrangères ...
- Parmi d’autres éléments culturels, ce sont les job-cercueils avec comme besoin, celui de satisfaire leurs intérêts individuels et mesquins ainsi que ceux de leur famille et de leurs amis à l’encontre de tout un pays ...
Et viennent de ces pratiques culturelles, économiques et politiques des modèles d’homme. Parmi ces modèles, nous trouvons une minorité d’individus d’origine fortement paysannes et francophones. Ils parlent français, projettent généralement une image de “simplicité, d’humilité, de modestie, de verticalité, de disponibilité, de dynamisme, de conviction, et de caractère bien trempé”. Liés le plus souvent à la chancellerie haïtienne, et aux religions occidentales, ces hommes sont des symboles. Des hommes symboles du système néocolonial, fils de paysans riches ou pauvres, gens archi-conservateurs, archi-réactionnaires, colonialistes dans le métier d’avocat, et dans les ordres (dans l’église catholique par exemple). Certains même adoptent une toute petite voix, une voix « sosotte », rampante pour mieux mentir et tromper les autres…
Nous trouvons aussi ce type d’individus, d’interfaces de plusieurs horizons – chinois, indiens, japonais et surtout africains dans les classeurs et archives du personnel de RFI.
+ Parmi les éléments culturels de la classe moyenne : L’adolescence prolongée dans un processus de « jacot-répètes », de gens en mal dans leur peau, de gens ayant le mental d’hommes complexés, de gens jouant le jeu déconcertant « d’animal domestique ou de bête sauvage apprivoisé » …
Gens faisant partie de la relève du pays…
+ Il y a cette obsession de l’élément classe moyenne d’avoir le regard du blanc ou de l’étranger posé sur lui, et sur le pays, la honte d’être descendant d’esclaves et noirs en plus ou la honte d’avoir une partie de la famille à la peau foncée, la honte de papa et de maman paysan, la honte d’être vodouisant, la honte des ancêtres (nègre-Rebel, nègre-marron, insurgé, bizango, chanpwèl, blengbendeng, révolutionnaire…)
+ Nous trouvons la blancomanie, la francophonie (avec l’école francophone, l’économie et l’administration coloniale, discours en français assez souvent devant un auditoire créolophone…) ; nous trouvons la langue française c’est-à-dire la « langue gens civilisés », les chansonnettes françaises et rêves francophones (… même de gauche dans la caboche d’homme de droite) ; nous trouvons des histoires la table garnie des gens de bien, la table garnie à la française ou à l’occidentale…
+ Parmi les éléments culturels de la classe moyenne Le chiffre, les numéros, la spéculation, le salaire fixe lié aux roulements en matière de vol : viande, sauce tomate, pain, boisson…/papier, plume, encre… jusqu’au papier hygiénique dans l’administration privée ou publique…)
Ainsi donc l'avons nous vu, le culturel des classes dominantes est une véritable forteresse, une véritable bastille (un château-fort), nous ne pouvons sous estimé, et qui est nécessaire patriotiquement de grimper les murs, et de la démolir. C'est une culture qui a servi à l'impérialisme pour des ajustements structurels jusqu’en Afrique après la seconde guerre mondiale, pour faire en sorte que les pays de cette région passent du colonialisme directe au colonialisme indirecte. C'est ainsi que les pays africains ont déjà fait l’expérience de 50 ans de colonisation indirecte qui ne dit pas son nom. Et le résultat des analystes, des essayistes ont tendance à chercher les raisons dans un tas de mensonges, de un tas d’explications mystificatrices et racistes.
Disons en passant que la connaissance des cultures dominantes nous mène à bien d’autres interrogations toutes aussi importantes. Quelles sont les caractéristiques de l’État, en tant que instrument des classes dominantes et sur quoi se repose leur politique culturelle? Par exemple, il est clair que ceux qui dirigent le pays ne sauraient ne pas avoir de politique générale qu’à partir d’une politique culturelle du pays à la base. Ainsi donc :
Quelles sont les caractéristiques de l’État néocolonial, instrument des classes dominantes du pays?
Quelle est leur politique culturelle?
Quelle est leur politique générale, politique appliquée de toujours?
Laissons donc de voir ces interrogations à plus tard ...

Raynal Trouillot
Helena Manouchka Esperanza Trujillo

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