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Swaziland : Tortures avant le Soulèvement Swazi du 12 avril

category région sud de l'afrique | répression / prisonniers et prisonnières | presse non anarchiste author Friday April 08, 2011 08:56author by Swaziland Solidarity Network - SSN Report this post to the editors

Comme l’avait promis au sénat il y a quelques semaines, le toujours controversé Premier Ministre du Swaziland, Sibusiso Dlamini, l’État a déjà commencé à « dialoguer » avec les organisateurs et organisatrices du très craint, Soulèvement Swazi du 12 avril. [English]

Le Secrétaire National d’Organisation du SWAYOCO (Congrès de la Jeunesse du Swaziland), Mcolisi Ngcamphalala, a été détenu et plus tard torturé par la police le mardi après-midi à Siphofaneni, sur la base de soupçons qu’il était l’un des organisateurs du Soulèvement Swazi du 12 avril.

Dans la chambre de torture, une salle de station de police spécialement réservée pour cet acte malin et illégal, il a été battu et botté alors qu’il était menotté, qu’il était étranglé et qu’il suffoquait avec un sac de plastique sur la tête. Il s’agit de tactiques de torture bien connues utilisées par la police, et elles ont résulté en plusieurs décès auparavant.

La police est venue le chercher à son domicile, où une bannière du SWAYOCO et d’autres documents socialistes et en rapport avec le SWAYOCO ont été confisqué-e-s. Les policiers ont commencé à le battre et le frapper à partir de la descente dans son domicile.

La police a menacé d’empêcher le Soulèvement par la force, promettant de réunir tout ses effectifs la journée prévue.

Un agent de police du nom de Mthembu, qui faisait également parti du groupe de policiers qui a arrêté Sipho Jele, a aussi commis des actes de torture en groupe.

Mcolisi Ngcamphalala a seulement été libéré mercredi le 6 avril vers 18 heure. En le libérant, les policiers l’ont bien averti de ne pas prendre part au Soulèvement Swazi du 12 avril car ils n’hésiteraient pas à le tuer.

Ils ont également promis qu’ils reviendraient à nouveau pour lui. Au moment de notre entretien avec Mcolisi Ngcamphalala, il a affirmé qu’il vivait dans la peur, ne sachant pas quand la police reviendrait le chercher.

Il n’est pas le seul chez qui la police a fait des descentes ou qui a été torturé.

Ngcamphalala a confirmé que quatre autres camarades l’avaient appelé et lui avaient affirmé qu’ils et elles avaient été détenu-e-s et torturé-e-s par la police.

Il a depuis fuit dans une forêt près d’ici et nous n’avons plus entendu de ses nouvelles. Il est craint que la police ne le tienne encore en otage. Le Swaziland Solidarity Network [SSN] appel tou-te-s les organisations et individus préoccupé-e-s à joindre nos actions pour mettre de la pression sur le gouvernement Swazi pour que toute cette répression cesse.


Swaziland Solidarity Network [SSN]

Traduction française : Collectif Emma Goldman

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