Benutzereinstellungen

Neue Veranstaltungshinweise

Amérique du Nord / Mexique

Es wurden keine neuen Veranstaltungshinweise in der letzten Woche veröffentlicht

Kommende Veranstaltungen

Amérique du Nord / Mexique | Économie

Keine kommenden Veranstaltungen veröffentlicht

Budget antisocial - Il faut faire reculer le gouvernement!

category amérique du nord / mexique | économie | opinion / analyse author Freitag Mai 07, 2010 00:18author by Cause commune - Union communiste libertaire (UCL)author email journal at causecommune dot net Report this post to the editors

Un texte extrait du numéro de mai-juin 2010 du journal Cause commune

Le budget déposé le 30 mars dernier est une véritable déclaration de guerre. Le gouvernement libéral a décidé de s'enfermer dans le plus court calendrier de "retour à l'équilibre budgétaire" possible et, pour y arriver, il a choisi la voie des compressions et des hausses de taxes et de tarifs. Alors qu'il avait le choix, le ministre des finances Raymond Bachand, un ancien du Fonds de solidarité de la FTQ (!), a décidé de systématiquement accabler les pauvres et les gens ordinaires, tout en épargnant l'élite et les entreprises. L'affront ne peut rester sans réponse. Il faut transformer la colère qui gronde en ouragan et augmenter la pression de la rue pour faire reculer le gouvernement.
Bannière de l'UCL dans la lutte contre le budget
Bannière de l'UCL dans la lutte contre le budget

Régression sociale

Sous le couvert cynique de « protéger les programmes sociaux », les libéraux ont durci le cours néolibéral de la gestion gouvernementale. Après avoir baissé les impôts de 5 milliards $ depuis le début des années 2000, l'État prévoit aujourd'hui revenir chercher 3,4 milliards $ en hausses de taxes et de tarifs. Malgré toutes les critiques que nous pouvons avoir face à l'impôt, il n'en demeure pas moins que les taxes et les tarifs sont autrement plus régressifs en ce qu'ils touchent tout le monde de la même façon, indépendamment des revenus. Pour prendre un exemple extrême, n'est-il pas choquant de constater que les milliardaires Péladeau, Desmarais ou Guy Laliberté vont payer la même « taxe santé » de 200$ que n'importe qui?

Dans le cas des tarifs, le gouvernement a choisi systématiquement le principe de la hausse uniforme. Ainsi, dans le cas de l'électricité domestique par exemple, les locataires qui ont des loyers mal entretenus vont écoper autant, sinon plus, que ceux et celles qui chauffent des palaces, des piscines ou des serres hydroponiques dans les sous-sols... Ajoutant l'injure à l'insulte, la facture d'électricité industrielle, elle, reste inchangée.

Justice sociale

Ce à quoi nous assistons actuellement c'est à un transfert massif de richesse du bas vers le haut de l'échelle sociale. C'est un vol caractérisé dont le but est de nous faire payer la crise des finances publiques (causée, à la base, par la crise de l'économie capitaliste). Le pire c'est que pendant que le gouvernement nous fait les poches, les compagnies ont vu leurs impôts réduits de 729 millions $ en 2010. C'est le principe de justice sociale qui en prend pour son rhume.

Le budget Bachand est inacceptable et doit être retiré, tout comme les mesures du même acabit qu'on nous promet dans la foulée (comme de permettre une hausse modulée des frais de scolarité pour qu'ils atteignent la moyenne canadienne). Un recul partiel, comme ça semble se dessiner sur la taxe santé, serait nettement insuffisant. Soyons clair : ce n'est pas à nous de payer pour la crise, il faut que les patrons passent à la caisse. Avec les années, la proportion des revenus du gouvernement qui viennent des entreprises a diminué de moitié. Des riches, il y en a au Québec. Le 1% au sommet de l'échelle sociale accapare 9% des revenus. Grâce à leurs privilèges fiscaux, les riches paient moins d'impôt sur le revenu (29%) que la classe moyenne (39%). Si le gouvernement a besoin d'argent, qu'il aille voir de ce côté là.

Seule la lutte paie

Il est possible de faire reculer le gouvernement. On l'a déjà fait et on le fera encore parce qu'on n'a pas le choix. La riposte est déjà bien enclenchée. À peine deux jours après le budget, plus de 15 000 personnes prenaient la rue à Montréal contre le budget. Cette manifestation est exemplaire par son côté unitaire. Pour une fois les différents mouvements sociaux ont su s'unir au delà de leurs différences. Depuis, les ministres du gouvernement ont dû faire face à plusieurs manifestations de moins grande ampleur à Sherbrooke et Saint-Hyacinthe notamment. D'autres manifestations massives et unitaires auront lieu le premier mai à Montréal et Québec. C'est bien mais il faut déjà préparer une escalade des moyens de pression. Le gouvernement a beau être actuellement très affaibli par des scandales de corruption divers, il table sur un essoufflement du mouvement de protestation. Il faudra pouvoir rebondir encore plus fort à l'automne avec d'autres manifestations, bien sûr, mais aussi des actions directes dérangeantes, des perturbations économiques et un projet de grève sociale.

L’alternative libertaire

Il faut reconnaître que le problème n'est pas que fiscal, le problème c'est surtout le capitalisme. Toute la société est organisée autour de la production de la richesse qui est ensuite accaparée par une petite minorité. Tant que cela durera, l'égalité économique et sociale sera un leurre et nous serons à la merci du chantage exercé par les capitalistes. Pour casser la dynamique actuelle, il faut réinventer un mouvement anticapitaliste dont l'objectif est d'en finir avec le pouvoir des patrons. La véritable justice sociale implique de reprendre le pouvoir dans nos lieux de travail, à l'école et dans nos quartiers pour socialiser l'économie, l'arracher aux mains des grandes compagnies, pour pouvoir la réorganiser ensemble en fonction des besoins humains. Ce projet a un nom, c'est une révolution communiste libertaire. Se battre sur des objectifs à court terme ne doit pas nous empêcher d'avoir un horizon plus ambitieux dans le même mouvement. C'est la perspective que nous défendons.

Tout ce qui brille... n'est pas or

Le gouvernement se fait attaquer tant sur sa gauche que sur sa droite. À Québec, une marche de protestation regroupant des milliers de personnes a eu lieu le 11 avril dernier. Officiellement non-partisane et citoyenne, la marche a été lourdement soutenue par certains médias de masse identifiés à la droite populiste (la station de radio FM93, le Journal de Québec, TVA, etc.). Résultat, une marche éminemment populaire mais intensément confuse politiquement (de la droite adéquiste à une certaine sociale-démocratie traditionnelle... voir plus à gauche encore). La motivation première des manifestantes et des manifestants semble avoir été les hausses de taxe, tarifs et impôts divers du dernier budget. Un ton populiste, proche de ce qu'on a pu voir régulièrement ailleurs en Amérique du Nord, était omniprésent. L'État gaspille notre argent, avant de nous taxer davantage, il faut faire le ménage, etc.

A lire et écouter les médias par la suite, on aurait pu croire que les gens sont descendu dans la rue parce qu'ils étaient déçus que le gouvernement n'ait pas fait plus de coupures. Il est plus important que jamais de porter un discours clair et limpide, qui identifie à qui profite le crime, et qui pointe vers des solutions et des perspectives d'action.

Verwandter Link: http://www.causecommune.net
This page can be viewed in
English Italiano Deutsch
George Floyd: one death too many in the “land of the free”

Amérique du Nord / Mexique | Économie | fr

Fr 05 Jun, 06:28

browse text browse image

textDu côté des patrons... 00:08 Di 04 Mai by Cause commune 0 comments

Équité salariale chez Desjardins

Preuve que la crise est bel et bien terminée pour le mouvement Desjardins, le salaire de la présidente et chef de la direction, Monique Leroux, a plus que doublé en 2009, atteignant 1,56 millions $. De plus, la coopérative financière annonce des « excédents avant ristournes » de 1,08 milliards $ en 2009. Il n'empêche, 1,56 millions $, ça commence à faire beaucoup d'argent! Et pourtant... C'est moins que les 1,64 millions $ qu'a touché Alban D'Amours, le prédécesseur masculin de Madame Leroux, en 2007. C'est également moins que ce qu'ont touché en 2009 Louis Vachon (6,15 million $) et Réjean Robitaille (1,94 millions $), respectivement patrons de la Banque Nationale et de la Banque Laurentienne. Deux banques pourtant plus petites que Desjardins.

Les organisateurs demandaient aux gens d'amener des balais pour symboliser le ménage à faire dans les finances publiques. image[Québec] Manif d'une droite confuse 12:58 Mo 12 Apr by Voix de faits 0 comments

Le 11 avril dernier, plusieurs milliers de personnes ont convergé vers Québec pour une grande manifestation contre le budget libéral. Officiellement non-partisane et citoyenne, la marche a été lourdement soutenue par certains médias de masse identifiés à la droite populiste (la station FM93, le Journal de Québec, TVA, etc.).

manif1eravril.jpg image15 000 personnes contre le budget à Montréal 10:21 Fr 02 Apr by Secrétariat aux relations extérieures 0 comments

Le 1er avril 2010 quelques 15 000 personnes ont envahi le quartier des affaires à Montréal à l'appel de plus de 95 organisations syndicales, populaires, féministes et étudiantes. Première étape d'une riposte unitaire contre le budget libéral? Seul l'avenir le dira. En tout cas, c'était une belle manif de type grande procession populaire, très diversifiée, unitaire et combative (au moins au niveau du discours...).

[English]

usinessanspatron.gif imageUsines sans patrons (Prise 2) 10:27 Di 29 Dez by Secrétariat 0 comments

Nous traversons l’une des pires crises économiques de l’histoire du capitalisme et les réponses fournies par l'État et ses laquais sont illusoires. En plus, face à cette impasse nos dirigeant-e-s tentent de faire porter tout le fardeau de la crise aux travailleurs et travailleuses.

[English]

usinessanspatron.gif imageUsines sans patron - une tournée organisée par l'UCL 01:33 Di 06 Okt by Secrétariat de l'UCL 2 comments

Nous traversons l’une des pires crises économiques de l’histoire du capitalisme et les réponses fournies par l'État et ses laquais sont illusoires. En plus, face à cette impasse nos dirigeant-e-s tentent de faire porter tout le fardeau de la crise aux travailleurs et travailleuses.

text[Le capital en déroute] Chronique no.1:Rio Tinto 05:15 Mo 26 Jan by Makhno 0 comments

Une nouvelle chronique que nous vous proposons, enfin que nous tenterons de produire de manière régulière, et qui aura pour thème l’analyse de la crise et ses effets sur les travailleurs-euses. Avec la crise à nos portes, malheureusement nous entendrons de plus en plus parler de restructuration, de pertes d’emplois, de licenciement technique et de précarité. Nous tenterons d’analyser à chaque chronique le cas d’une compagnie ou d’un exploiteur qui pour une raison ou une autre tente de maximiser son profit au détriment des travailleurs-euses du Québec. Nous ne nous proclamons pas comme des spécialistes de l’économie, mais bien comme des témoins de cette lutte sans relâche qui oppose le capital aux exploitéEs. Cette semaine le cas de Rio Tinto…

textPerspectives libertaires : Faisons payer les pauvres Mär 09 by Cause commune 0 comments

Nous assistons depuis quelques mois à une offensive (presque) sans précédent pour faire payer la crise aux pauvres et aux prolos ordinaires. Depuis un an, la religion du déficit zéro en a pris pour son rhume. Les finances de la province sont dans le rouge et pas à peu près. Pour les élites, les solutions ne manquent pas: hausse des tarifs d'électricité, hausse des taxes, dégel des frais de scolarité, réduction des investissements dans les services sociaux, etc. Mine de rien, il se joue là une importante bataille idéologique dont l'enjeu est un transfert massif de richesse du bas vers le haut.

imageLe capital en déroute: une analyse communiste libertaire de la crise Dez 10 by Cause commune 0 comments

Texte diffusé à Montréal le 1er mai 2009

La crise des « subprimes » qui a éclaté aux États-Unis s’est transformée en crise financière mondiale. Cette crise, qu’on tente de faire passer pour une simple récession, est en fait l’une des plus profondes depuis la grande dépression de 1929. Dès lors, le capitalisme, au bord de la faillite, lance un vibrant (sic) appel à l’aide à l’État et exige des salarié-e-s qu’ils et elles se responsabilisent et acceptent de faire les frais de cette crise en réduisant leur salaire. Évidemment, personne n’est insensible aux flots de licenciements et aux nombreux ménages qui se retrouvent en situation difficile après avoir subi les conséquences de cette conjoncture économique.

image[Perspectives libertaires] La vraie fraude, c'est le capitalisme Sep 15 by Cause commune 0 comments

Depuis un certain temps, les médias de masse, ces entreprises qui déterminent quotidiennement les scoops les plus susceptibles de nous faire acheter leurs torchons, nous assomment avec des histoires de fraudes plates.

text[Le capital en déroute] Chronique no.2:Le budget fédéral 2009. Feb 06 by Makhno 0 comments

Une chronique que nous vous proposons, enfin que nous tenterons de produire de manière régulière, et qui aura pour thème l’analyse de la crise et ses effets sur les travailleurs-euses. Avec la crise à nos portes, malheureusement nous entendrons de plus en plus parler de restructuration, de pertes d’emplois, de licenciement technique et de précarité. Nous tenterons d’analyser à chaque chronique le cas d’une compagnie ou d’un exploiteur qui pour une raison ou une autre tente de maximiser son profit au détriment des travailleurs-euses du Québec. Nous ne nous proclamons pas comme des spécialistes de l’économie, mais bien comme des témoins de cette lutte sans relâche qui oppose le capital aux exploitéEs. Cette semaine le budget Flaherty…

imageUsines sans patrons (Prise 2) Dez 29 UCL 0 comments

Nous traversons l’une des pires crises économiques de l’histoire du capitalisme et les réponses fournies par l'État et ses laquais sont illusoires. En plus, face à cette impasse nos dirigeant-e-s tentent de faire porter tout le fardeau de la crise aux travailleurs et travailleuses.

[English]

imageUsines sans patron - une tournée organisée par l'UCL Okt 06 UCL 2 comments

Nous traversons l’une des pires crises économiques de l’histoire du capitalisme et les réponses fournies par l'État et ses laquais sont illusoires. En plus, face à cette impasse nos dirigeant-e-s tentent de faire porter tout le fardeau de la crise aux travailleurs et travailleuses.

© 2005-2020 Anarkismo.net. Unless otherwise stated by the author, all content is free for non-commercial reuse, reprint, and rebroadcast, on the net and elsewhere. Opinions are those of the contributors and are not necessarily endorsed by Anarkismo.net. [ Disclaimer | Privacy ]