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Du côté des patrons...

category amérique du nord / mexique | économie | nouvelles author Tuesday May 04, 2010 00:08author by Cause commune - Union communiste libertaire (UCL)author email journal at causecommune dot net Report this post to the editors

Un texte extrait du numéro de mai-juin 2010 du journal Cause commune

Équité salariale chez Desjardins

Preuve que la crise est bel et bien terminée pour le mouvement Desjardins, le salaire de la présidente et chef de la direction, Monique Leroux, a plus que doublé en 2009, atteignant 1,56 millions $. De plus, la coopérative financière annonce des « excédents avant ristournes » de 1,08 milliards $ en 2009. Il n'empêche, 1,56 millions $, ça commence à faire beaucoup d'argent! Et pourtant... C'est moins que les 1,64 millions $ qu'a touché Alban D'Amours, le prédécesseur masculin de Madame Leroux, en 2007. C'est également moins que ce qu'ont touché en 2009 Louis Vachon (6,15 million $) et Réjean Robitaille (1,94 millions $), respectivement patrons de la Banque Nationale et de la Banque Laurentienne. Deux banques pourtant plus petites que Desjardins.

Cette « injustice » a fait pondre un communiqué ironique à l'un des syndicats du mouvement Desjardins. Constatant que « le niveau de sa rémunération est nettement inférieur à celui de ses prédécesseurs et à celui des présidents d'autres institutions financières », la section locale 575 du SEPB dit « s'attendre à ce que Madame Leroux se sente plus interpellée par le dossier d'équité salariale actuellement en cours [depuis 10 ans!] pour les employées de son entreprise puisqu'elle semble elle-même être victime de discrimination salariale ». Pour le syndicat, « il existe actuellement un problème important de rémunération chez Desjardins: un sérieux écart sépare les hauts dirigeants du mouvement de leurs employées ». Le moins que l'on puisse dire c'est qu'à ce chapitre rien ne distingue la coopérative financière du reste de l'économie capitaliste...

Québec: Des cadres sous-payés

Le maire de Québec, le coloré Régis Labeaume, trouve que les haut cadres de la municipalité sont sous-payés. « Le paradoxe dans cette Ville, c'est que les gens en haut sont sous-payés et ceux en bas, surpayés. C'est le monde à l'envers », a-t-il déclaré au Soleil après que le Journal de Québec ait révélé que les cadres s'étaient partagés 1,6 millions $ en bonis en 2009. Son administration a d'ailleurs commandé une étude comparative au sujet de la rémunération des cadres. Imaginez, le pauvre directeur général de la Ville est payé 159 000$ alors qu'il pourrait faire 200 000$ dans le privé et que son homologue montréalais fait 300 000$. Le message est limpide: les mandarins méritent d'être très bien payés et récompensés alors que les ti-clins qui gagnent de 30 000 à 40 000$ devraient se compter chanceux d'avoir encore un fonds de pension. C'est aussi ça la lutte de classe.

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