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Les universités pour du Pain et des Roses

category région sud de l'afrique | éducation | autre presse libertaire author Tuesday March 16, 2010 08:28author by Richard Pithouse - Abahlali baseMjondolo Report this post to the editors

Luttes universitaires en Afrique et dans le Nord

Une réflexion sur les luttes universitaires en Afrique et dans le Nord
Le jeudi de la semaine dernière, le South African Students’ Congress (SASCO) a tenté de fermer 9 campus universitaires pour ajouter du punch à leur revendication pour la gratuité scolaire. Ils ont le plus failli réussir à l’Université de Johannesburg avant que la police les chassent d’une barricade en feu avec des cannons à eau.
Ce genre d’actions contre la marchandisation de l’éducation universitaire ont émergé et fleuri depuis les premiers jours dans notre démocratie. Et ils ont été une partie régulière de notre vie universitaire à travers l’Afrique depuis que la Banque Mondiale a décidé, dans le milieu des années 1980, que les universités été un luxe inaccessible pour l’Afrique.
[English]

Une réflexion sur les luttes universitaires en Afrique et dans le Nord
Le jeudi de la semaine dernière, le South African Students’ Congress (SASCO) a tenté de fermer 9 campus universitaires pour ajouter du punch à leur revendication pour la gratuité scolaire. Ils ont le plus failli réussir à l’Université de Johannesburg avant que la police les chassent d’une barricade en feu avec des cannons à eau.
Ce genre d’actions contre la marchandisation de l’éducation universitaire ont émergé et fleuri depuis les premiers jours dans notre démocratie. Et ils ont été une partie régulière de notre vie universitaire à travers l’Afrique depuis que la Banque Mondiale a décidé, dans le milieu des années 1980, que les universités été un luxe inaccessible pour l’Afrique.
Comme le Comité pour la Liberté Académique en Afrique l’a noté, c’était une tentative active de la Banque Mondiale d’exploiter la crise de la dette pour réinscrire la division coloniale du travail dans lequel le rôle de l’Afrique était de fournir des matières premières et du travail au Nord alors que le Nord, en échange, ferait le travail intellectuel pour l’Afrique.
Mais ce qui était inhabituel à propos de jeudi dernier était que le même jour que le SASCO se mobilisait à travers l’Afrique du Sud, les étudiant-e-s et des universitaires ont organisé une Journée Nationale pour Défendre l’Éducation à travers 29 universités. Leurs occupations, blocages de route, grèves et marches étaient en réponse aux coupures budgétaires qui ont eu pour conséquence des augmentations des tarifications, des fermetures de départements et de cours et une augmentation de la grandeur des classes.

Cette Journée Nationale d’Action a émergée du mouvement étudiant qui s’est développé en Californie vers la fin de l’année dernière, dans laquelle il y avait des connections avec les précédentes occupations en Europe, spécialement en Autriche et en Grèce. En Autriche, les étudiant-e-s ont occupé les campus en demandant une réduction des tarifs et en rejetant l’éduction qui devenait de plus en plus réduit à une formation pour un travail. En Grèce, les étudiant-e-s se sont rebellé-e-s contre la marchandisation de l’éducation et la tentative de mettre fin à la tradition des universités d’être des sanctuaires politiques en permettant à la police d’accéder librement aux campus.

La crise financière a été le facteur clé pour propulser les étudiant-e-s et les universitaires d’Europe et d’Amérique du Nord dans une sorte de conflit avec l’État qui a caractérisé la vie académique à travers l’Afrique depuis le milieu des années 1980. Le coût du renflouement de l’avidité des banquiers privés est à la charge du public avec pour résultat que les gouvernements tentent d’extraire l’argent de la société en coupant les dépenses pour les services publics.

Nombre de mouvements étudiants qui ont surgi en réponse aux coupures dans les services sociaux ont dépassé une tentative de défendre l’État des prédations du capital et ont cherché à défier certaines de ses fondations politiques.

À cet égard, le soulèvement grec de Décembre 2008 est particulièrement notable pour la façon que les luttes universitaires étaient liées aux luttes sociales en dehors de l’université, incluant celles des gens qui ne sont pas reconnu-e-s comme des citoyen-ne-s par aucun État. En Angleterre, les protestations en cours contre la marchandisation de l’université ont inclue des actions contre la complicité avec la police de l’immigration des gestionnaires de l’université. Quelque chose de cet esprit de rébellion plus large a entré dans les luttes universitaires aux États-Unis, où les étudiant-e-s et les universitaires juniors sentent que la combinaison de la dette étudiante et le travail précaire est devenu impossible à gérer, alors que les gens ont à emprunter pour travailler, tout en travaillant pour emprunter.

La vieille croyance en l’université comme un passage garanti à une vie de privilège perd son sens. La déclaration qui a la plus largement circulé des occupations en Californie a déclaré, “We demand not a free university but a free society.” « Nous ne demandons pas une université libre mais une société libre »

En Afrique du Sud, les batailles à propos du futur de nos universités sont compliquées d’une part par l’impératif de transformer nos universités après l’apartheid et de l’autre, par les conflits autour de la nature de la transformation. Si l’ANC avait été fidèle aux valeurs des luttes populaires qui l’ont amené au pouvoir, elle aurait développé un engagement pour la transformation comme un mouvement simultané vers la déracialisation, la décolonisation et la démocratisation. Mais, en pratique, la transformation a effectivement été définie comme un mouvement simultané vers la déracialisation et la corporatisation, mais en posant des gestes vides, comme de nouveaux logos pour les universités, vers la décolonisation.

Les effets de ceci ont joué différemment dans divers campus mais plusieurs sont maintenant des espaces élitistes clôturés dans lequel les gestionnaires agissent avec un autoritarisme avec le bras de plus en plus long pour subordonner la vie académique à la loi de l’argent. Le travail qui n’attire pas l’argent est souvent traité comme un échec et ainsi l’est la poursuite de la musique ou de la philosophie dans le but de poursuivre la musique et la philosophie qui est montrée comme un problème dans le système – un problème qui a besoin d’être corrigé.

La logique pécunière au cœur de ces universités corporatisées milite contre toute tentative sérieuse de déracialisation ou de décolonialisation pour la simple raison que la logique dans laquelle l’excellence devient confondue avec les profits privilégie inévitablement ceux et celles qui sont privilégié-e-s. Les hauts frais pour les études et les conditions de travail précaires excluent beaucoup de gens des campus et les programmes de recherche sont souvent dirigés par les puissants – incluant les institutions clés de l’impérialisme contemporain comme la Banque Mondiale et divers fondations américaines et européennes.

L’idée clé qui a été utilisé pour inspirer et soutenir le consentement pour la corporatisation des universités a été qu’il s’agissait d’un « world class model » (modèle de classe mondiale). L’implicite, et fréquemment évidente, implication néo-coloniale était que nous avions à rattraper les universités de classe mondiale du Nord. Mais maintenant qu’ils sont sujets à leur propre forme d’ajustement structurel, et maintenant qu’il y a tant de résistance populaire à ce processus, l’idée qu’il y ait une compréhension incontestée de « l’université de classe mondiale » est écrasée. Cela nous donne un petit peu plus de liberté pour penser en dehors du consensus qui nous a été imposé.

Et il y a des signes encourageants chez nous. Il semble qu’il y ait une sérieuse pression sur le gouvernement pour offrir plus de support aux étudiant-e-s pauvres. Mais, autant urgent qu’il soit d’élargir l’accès à l’éducation, il est aussi essentiel que les réalités de l’inégalité ne soit pas utilisée pour justifier un programme de recherche et d’enseignement qui lie tout le travail intellectuel aux besoins immédiats et instrumentaux du marché et de l’État.

C’est assez vrai qu’il y a un rapport clair entre le nombre d’ingénieur-e-s dans une société et ses perspectives de croissance économique. Mais l’amère réalité de la pauvreté ne fait pas des activités intellectuelles un luxe. C’est la logique de la Banque Mondiale.

C’est une logique qui devient maintenant mondial, mais elle a une longue histoire de liens intimes avec le racisme.

Comme le philosophe Lewis Gordon soutient, il est parfois assumé dans l’académie globale que les africain-e-s devraient fournir l’expérience alors que les blanc-he-s du Nord développeraient la théorie. Et, comme Gordon le note, une grande partie de la théorie qui est développé pour l’Afrique est aussi développée contre l’Afrique. Ça assume parfois que les africain-e-s, plutôt que les systèmes d’oppression en place, sont le problème. C’est essentiel que nous pensions, à tous les niveaux d’abstraction, critiquement et pour nous-mêmes.
Mais nous n’avons pas seulement besoin de défendre le droit pour nos propres projets critiques. Il y a plus d’un siècle, W.E.B. Du Bois pestait contre les vues de Booker T. Washington que l’éducation des noir-e-s devraient être seulement technique et vocationnel, ce qu’il décrivait comme une soumission au gospel du Travail de l’Argent à un tel point que les grands buts de la vie sont presque complètement éclipsés… la photo d’un garçon noir seul penché sur un grammaire français parmi les herbes et la terre d’une maison négligée lui apparut rapidement comme le point culminant des absurdités. On se demande ce que Socrate et St-François d’Assise dirait de ça. »

Même au milieu de la plus incroyable dégradation matérielle et politique, il y a toujours une ambition qui porte au-delà du matériel. Nous ne sommes pas que des corps ayant besoin de l’administration de services pour remplir nos besoins. Nous sommes aussi, dans le langage de Frantz Fanon, mouvement vers le monde et les autres.

Au début de l’année 1912, des travailleuses immigrantes dans le textile à Lawrence, dans le Massachusetts, ont fait la grève contre les conditions les plus atroces. Leurs assemblées de grève, qui avaient à être traduites en 25 langues, étaient devenues, comme ces espaces le font souvent, un espace intellectuel important. La demande qui cristallisa leurs aspirations collectives était pour du pain et des roses. Quatre ans plus tard, Upton Sinclair le tourna en un poème:

Our lives shall not be sweated from birth until life closes;
Hearts starve as well as bodies; give us bread, but give us roses!
Nos vies ne devraient pas être suées de la naissance jusqu’à ce que la vie se fane; Nos cœurs souffrent de faim comme nos corps; donne nous du pain, mais donne nous des roses!

À Johannesburg, comme à Athènes ou à Los Angeles, nos universités, soyons toujours vigilant de reconnaître qu’elles ne sont qu’un mode d’engagement intellectuel, doivent nous donner du pain et des roses.

Traduction du Blog du Collectif Emma Goldman (UCL-Saguenay) http://ucl-saguenay.blogspot.com

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