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Pérou : "le réveil de la jungle". Entretien avec la USL

category bolivie / pérou / équateur / chili | luttes des peuples autochtones | entrevue author Sunday January 24, 2010 06:41author by Pati - CNT - F Report this post to the editors

Rencontre avec un camarade péruvien de l’USL (Union Socialiste Libertaire). Entre révolte indigène et résistance sociale, découverte du Pérou de ceux et celles d’en bas.

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D’où vient la lutte actuelle des peuples indigènes ? Quelle forme prend-elle ?

À propos de la lutte actuelle des peuples de l’Amazonie (awajun-wampis, kichuas, arabels, huaronis, pananujuris, achuar, murunahus, o chitonahuas, cacataibos, matsés, candoshis, shawis, cocama-cocamillas, machiguengas, yines, ashaninkas, llanezas), il faut préciser que la lutte des peuples ne concerne pas seulement ceux de l’Amazonie.

Sont en effet aussi concernés les communautés de la sierra : quechuas et aymaras se sont aussi soulevés pour la défense de leurs terres et leur culture, nous pouvons dire que depuis l’an dernier nous avons assisté au réveil de notre « jungle » et de la région andine (que nous avons pu voir également au niveau international) pour faire face à la politique néolibérale (de privatisations, vente de terres originaires, soudoiement des cultures autochtones et de leurs droits humains) engagée par l’État péruvien, afin de remplir les mandats du grand marché capitaliste et de l’impérialisme.

Ce dernier souhaite implanter ses entreprises transnationales sur le territoire des peuples originaires.

Mais grâce à la contestation du peuple lui-même organisé, des organisations ou des collectifs populaires, politiques et corporatifs (nous y incluant pour la Campagne Internationale de Solidarité Libertaire que nous avons lancée, avec l’appui de plus de 50 organisations libertaires au niveau international), nous sommes arrivés à ce que le gouvernement péruvien recule par rapport à l’application des décrets législatifs (D. L.) 1090 et 1064, qui facilitaient la vente de la terre des communautés natives.

Cependant, il reste à lutter pour la non-privatisation de l’usage de l’eau, l’abrogation du reste des D. L. qui porte atteinte à la souveraineté et à la vie même des indigènes, pour l’expulsion des transnationales qui agissent dans ces régions, grâce à la protection du Traité de Libre Échange (TLC) signé avec les États-Unis, et pour l’usage des terres et des ressources par les communautés elles-mêmes.

D’un autre côté, nous nous devons de souligner que ces luttes ont mis en évidence que la société péruvienne continue d’être profondément raciste et hypocrite. La presse a mis en exergue la supposée férocité des tribus d’Amazonie en lutte.

De plus, elle a présenté les policiers assassinés en réponse au massacre de Bagua, en tant que victimes. Le gouvernement n’a eu de cesse de présenter des spots publicitaires, qui réaffirment cette supposée image négative des peuples originaires en lutte, dans le seul but de minimiser les crimes qu’il a commis à l’encontre des communautés.

Ce qui veut dire qu’aux yeux de l’opinion publique, s’est construite l’idée que les personnes provenant d’Amazonie sont des tribus de sauvages et d’assassins, et que le gouvernement avec l’aide des forces répressives est le symbole de l’ordre et du progrès, qui protège tout le pays de la « voracité et de l’anarchie ».

Sans la fermeté de la contestation des natifs d’Amazonie, il n’y aurait pas eu de débat national, et n’auraient pas éclaté à l’opinion publique leurs revendications contre l’oppression qu’ils subissent depuis des siècles, avec l’introduction violente de la société occidentale, qui prétend soumettre leur organisation sociale.

Celle-ci contient beaucoup d’éléments, qui s’approchent de notre positionnement libertaire. Par exemple leur relation à la terre et ses ressources (flore et faune) dont ils ne se réclament pas « propriétaires », car eux-mêmes se sentent comme enfants de la terre, et dans l’obligation de maintenir son équilibre.

De plus, l’organisation collective du travail dans les communautés natives et paysannes est un aspect à suivre qu’il nous paraît important de stimuler. Les communautés natives manient des niveaux de représentativité qui donnent une prépondérance à la décision des bases.

C’est-à-dire que c’est une organisation du bas vers le haut. Les représentants se présentent comme de simples porte-voix des décisions des communautés.

Nous croyons que ce type d’organisation est celle que l’État redoute le plus et cherche à détruire. En plus, de les expulser de leurs villages et laisser le champ libre, ou la terre clôturée, il permet aux entreprises transnationales impérialistes d’y planter leurs griffes et tentacules de fer, et ainsi de piller les ressources avant d’empoisonner complètement l’écosystème.

Quelle est la situation sociale au Pérou ?

Au Pérou, les licenciements et la précarisation des droits sociaux des travailleurs se poursuivent en toute impunité. Comme cela a eu lieu au cours de la décennie 90, sous le régime génocidaire d’Alberto Fujimori, au cours duquel, nous avons reculé en ce qui concerne toutes les conquêtes salariales - que ce soit le droit à la grève, à se syndiquer, à la stabilité salariale. Il y a quelques années, le gouvernement l’a confirmé cyniquement à travers une loi la journée de 8 heures de travail, alors que c’est une conquête obtenue en 1913 par le prolétariat d’ El Callao (principale ville portuaire du pays), et en 1919 par le reste du prolétariat, à travers le mouvement ouvrier anarcho-syndicaliste de l’époque, (avec des figures importantes comme Manuel C. Lévano et son fils Delfin Lévano, Carlos Barba, Nicolàs Gutarra, Adalberto Fonkén et beaucoup d’autres camarades libertaires).

La situation des allocataires est de plus déplorable. Ce sont, en particulier les sans-emplois et les retraités du système national de Pensions, des ex-travailleurs des entreprises privées, qui continuent à souffrir des pensions « de faim et de mort ». Des pensions gelées depuis plus de 8 ans, et dont le montant minimum est un montant qui n’arrive même pas à couvrir les 10% basiques du panier familial.

En plus, la grande majorité des bénéfices sociaux qu’ils auraient dû percevoir (les retraités) grâce aux normes établies au cours des dernières décennies, n’ont pas été appliqués. Ce qui veut dire que l’État lui-même s’est ingénié à contourner la mise en application des allocations légales. Ceci a provoqué une avalanche de demandes, sans précédent, des allocataires. Beaucoup de cas sont arrivés jusqu’aux sphères de la cour inter-américaine des droits de l’Homme.

Mais même ainsi quand il s’agit d’appliquer les sentences de l’entité supranationale, l’État péruvien s’arrange aussi pour diluer le processus, et entre temps, les allocataires continuent à mourir sans arriver à voir à ce que justice soit faite.

Pouvez-vous nous présenter le mouvement syndical et social au Pérou et ses sensibilités ?

Pour ce qui concerne le panorama salarial et syndical, il faut signaler qu’il existe actuellement un grand contingent de travailleurs qui sont en train de se faire licencier à cause des mesures prises par le grand capital dans notre pays, afin de pouvoir « affronter l’actuelle crise mondiale » qu’ils ont eux-mêmes provoquée. Ce sont les ouvriers du textile et les mineurs qui ont été principalement affectés, et qui malgré leur combativité n’ont selon nous ni la force ni la capacité de pouvoir éviter les coups donnés par le patronat.

Au niveau du secteur du textile, il n’existe pas de fédération des Travailleurs du textile, qui les regroupent. Des avancées sont en train d’être réalisées vers une restructuration de cette entité, mais sur la base d’une dénommée « Coordination syndicale Textile », qui regroupe de jeunes syndicats, et est perçue avec défiance par les dirigeants traditionnels, vu que dans une certaine mesure ils ne se sont pas soumis aux diktats de la plus grande centrale syndicale bureaucratique de notre pays, la Confédération Générale des Travailleurs du Pérou (CGTP).

Il faut également souligné que la CGTP, depuis son origine, a été cooptée dans sa direction par des membres du Parti Communiste Péruvien - Unidad, qui a toujours maintenu une position stalinienne. Actuellement ses hauts dirigeants syndicaux, comme le secrétaire général de la CGTP Mario Huaman, fricotent avec le leader du Parti Nationaliste, Ollanta Humala. Malgré les ambitions présidentielles de chacun, il apparaît que les projections pour les élections de 2011, soient de faire une proposition présidentielle conjointe.

Dans le cas des mineurs, eux comptent sur une entité qui devrait leur permettre une cohésion : la Fédération Nationale des Travailleurs Miniers Métallurgiques et Sidérurgiques du Pérou. Celle-ci, au cours de la deuxième moitié de la décennie 80, et en particulier au cours du premier gouvernement d’Alan Garcia, fut l’actrice de grèves combatives, qui eurent comme conséquences une amélioration de leurs bénéfices sociaux et en particulier, ils réussirent à arracher à l’État une loi de retraite minière, avec des conditions assez favorables quant aux conditions de pensions et d’indemnisation. Malheureusement, à cette occasion, la vengeance de l’État frappa par le biais du commando Rodrigo Franco (paramilitaires), qui assassina Saul Cantoral, secrétaire générale de la Fédération Minière.

Actuellement, la direction de la Fédération Minière est gagnée par l’opportunisme. Les appels à la grève sont nombreux, mais en même temps, il se produit aussitôt des suspensions de ces mesures, à cause de promesses du parlement ou du gouvernement, afin d’évaluer leurs revendications. Cependant, jusqu’à présent il n’y a pas eu un seul des points revendiqués qui ait été conquis. Aussi incroyable qu’il soit, on mendie toujours l’application de la loi de retraite minière, qui a coûté la vie à beaucoup d’ouvriers, et qui n’a toujours pas été promulguée par le gouvernement apriste[1]. Le parlement n’ a pas voulu, non plus, ni réviser ni approuver la loi pour le paiement des utilités des mines en faveur des travailleurs.

Il existe aussi la Confédération des Travailleurs du Pérou (CTP), clairement et historiquement d’orientation apriste, c’est-à-dire en phase avec l’actuel gouvernement, et qui ne remplit que le rôle de « jaune » ou de syndicat pro-patronal, en créant des regroupement parallèles pour déstabiliser les autres secteurs en lutte. La CTP et la CGTP affichent des lignes opposées qui prétendent représenter la classe travailleuse au Pérou, mais ne sont que deux centrales bureaucratiques, qui maintiennent des accords sous la table et qui démobilisent leurs bases. Ce qui veut dire qu’ils maintiennent les travailleurs adhérents inertes et passifs.

Mais, même ainsi, nous croyons qu’un véritable travail syndical est possible dans notre pays. Nous avons eu des rapprochements organisationnels et de militantisme avec les secteurs textiles et avec d’autres secteurs de base pour construire une alternative syndicale de classe, autonome, de base, fédérative, horizontale, avec une démocratie directe et une capacité de combat.

Pouvez-vous nous présenter l’USL et de manière générale le mouvement libertaire ?

L’Union Socialiste Libertaire est le fruit de la maturité politique de ce qu’ont été des expériences collectives antérieures comme Qhispikay Llaqta et Etoile Noire -Estrella Negra- (2004 et 2007). Nous nous considérons comme une organisation anarchiste qui prétend construire une réelle proposition anti-autoritaire autour de nous et consolider la lutte libertaire là où ça nous soit possible.

En réalité le travail, en tant qu’organisation de tendance libertaire que nous sommes en train de réaliser, dans le champ de la lutte populaire et dans les mouvements de masses, commence tout juste, puisque ce mois-ci nous venons de fêter la première année de lutte et de travail libertaire.``

Néanmoins, nous avons déjà été immergés dans les luttes des peuples de l’Amazonie. Nous avons des contacts avec des organisations de base, de même qu’avec celles des classes ouvrières, et même avec des travailleurs licenciés et au chômage, auprès de qui nous sommes arrivés par le biais de nos bulletins Lutte Libertaire. Le malaise et le trop plein des directions opportunistes et bureaucratiques est généralisé, ce qui est en soi un champ fécond pour planter la graine libertaire, tâche à laquelle nous sommes en train de nous adonner.

A propos du mouvement libertaire péruvien, nous pouvons dire que l’anarchisme a bénéficié d’une très bonne santé, ici, jusqu’à la fin des années 30, avec des organisations ouvrières et populaires fortes et consolidées. Puis, avec les trahisons du Parti Socialiste et du Parti Apriste, tout a été réduit et quasiment éliminé. Actuellement on essaye d’amener l’anarchisme au camp populaire. Au cours de la décennie 80 et 90, il y a eut quelques expériences (collectifs, journaux, fanzines, etc.) mais ils ne se sont pas développés. Aujourd’hui à Lima, qui est la capitale, nous sommes le seul groupe organisé. Nous devons également mentionner que dans notre ville grâce aux discussions réalisées, dans certains ateliers de formation libertaire, s’est formé le Ciné-club libertaire « Fernando Ferran » qui prétend diffuser à travers l’image et l’art les propositions anarchistes. Il existe des publications libertaires mais pas de groupes. Dans d’autres villes, oui, il y existe un meilleur aspect où la proposition libertaire dans les universités et les quartiers s’y consolide.

En tant que militants de l’USL (étudiants et travailleurs), nous croyons qu’en général les idées libertaires sont entrain de prendre dans notre pays, et que les possibilités d’un travail de plus grande échelle est possible, puisque les travailleurs sont déjà bien fatigués des directions corrompues et que les communautés luttent pour maintenir leur forme de s’organiser qui contient clairement beaucoup de libertaire.

Pour poursuivre un peu plus sur le panorama du Pérou, sur les luttes des mouvements sociaux et populaires, ainsi que pour lire nos documents et textes, nous vous invitons à vous rendre sur notre site Internet.

Commission des Relations Internationales - Union Socialiste Libertaire (Pérou)

http://uslperu.blogspot.com/

(Propos recueillis par Pati et Bastien, S.I. de la CNT).

lundi 30 novembre 2009, par S.I.




[1] L’APRA, l’Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine, créée au début des années 1920, est une organisation latino-américaine se donnant pour but de lutter contre l’impérialisme américain. Le PAP – Parti Apriste Péruvien – se veut être sa section péruvienne.

Related Link: http://www.cnt-f.org/international/spip.php?article411
author by J. Cernaqué - USLpublication date Mon Jan 25, 2010 04:11Report this post to the editors

Acabo de ver esta entrevista que nos hicieran el año pasado. Muy agradecidos a los camaradas de la CNT de Francia.

Aquí les dejo las respuestas originales en castellano, a manera de traducción.

Saludos a todos.

Joaquín Cernaqué.

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1° - Presentar la lucha actual de los pueblos indígenas. El porqué. Y la forma.

Sobre la actual lucha de los pueblos amazónicos (awajún-wampis, kichuas, arabelas, huaronis, pananujuris, achuar, murunahus, o chitonahuas, cacataibos, matsés, candoshis, shawis, cocama-cocamillas, machiguengas, yines, asháninkas, llanezas; cabe decir que la lucha de los pueblos abarca mucho más que los amazónicos, pues las comunidades de la sierra: quechuas y aymaras también se han levantado en la defensa de sus tierras y su cultura) podemos decir que desde el año pasado se ha visto el despertar de nuestra selva y de la región andina (que se ha podido ver, incluso a nivel internacional) frente a la política neoliberal (de privatizaciones, venta de tierras originarias, vulneración de culturas autóctonas y de los derechos humanos) emprendida por el Estado peruano, cumpliendo los mandatos del gran mercado capitalista y del imperialismo que pretende consolidar sus trasnacionales en territorio de los pueblos originarios.

Pero gracias a la protesta del mismo pueblo organizado, de las organizaciones o colectivos populares, políticos y gremiales (incluyéndonos, a través de la Campaña Internacional de Solidaridad Libertaria que promovimos, con el apoyo de más de 50 organizaciones libertarias a nivel internacional), se logró que el gobierno peruano retrocediera en la aplicación de los Decretos Legislativos 1090 y 1064 (D.L.) que ya disponían la venta de la tierra de las comunidades nativas. Pero aún queda la lucha por la no privatización del uso del agua, la derogatoria del resto de los D.L. que atentan contra la soberanía y la propia vida de los indígenas, la expulsión de las transnacionales que atentan en esas regiones gracia al amparo del Tratado de Libre Comercio (TLC) firmado con los EE.UU., y el uso de las tierras y recursos por las mismas comunidades.

Por otro lado, también debemos resaltar que estas luchas han puesto en evidencia que la sociedad peruana sigue siendo profundamente racista e hipócrita. La prensa ha resaltado la supuesta ferocidad de las tribus amazónicas en la lucha, además han presentado como víctimas a los policiales asesinados por los nativos, en respuesta a la masacre de Bagua. El gobierno no ha tenido reparo en lanzar spots publicitarios reafirmando esa supuesta imagen negativa de los pueblos originarios en lucha, a fin de minimizar los crímenes que viene cometiendo contra las comunidades. Es decir, para la opinión pública, se construía la idea de que los amazónicos eran tribus salvajes y asesinas, y el gobierno con sus fuerzas represivas eran el símbolo del orden y el progreso que cuidaba a todo el país de la “voracidad y la anarquía”.

Si no hubiera sido por la contundencia de la protesta de los nativos amazónicos, no sólo no hubiera habido un debate nacional ni hubieran saltado a la opinión pública sus reclamos y la opresión que desde hace siglos vienen padeciendo, con la introducción violenta de la sociedad occidental, pretendiendo someter su organización social, que contiene muchos elementos que los aproximan a nuestro planteamiento libertario, no sólo su relación con la tierra y sus recursos (flora y fauna), de la que no se reclaman “propietarios”, sino ellos mismos se sienten como hijos de la tierra, y en la obligación de mantener ese equilibrio. Además, la organización colectiva del trabajo en la comunidades nativas y campesinas, son elementos rescatables y que nos interesa mucho incentivar. Las comunidades nativas, manejan niveles de representación que dan preponderancia a la decisión de las bases, es decir, es una organización de abajo hacia arriba. Los representantes se presentan como simples voceros de las decisiones de las comunidades.

Creemos que ese tipo de organización, es lo que más temen y buscan destruir el Estado, además de despojarlos de sus poblados para poder dejar el campo libre, o la tierra cegada para que las transnacionales imperialistas procedan a plantar sus garras y tentáculos de hierro y explotar los recursos que puedan depredar antes de envenenar por completo el ecosistema.

2° - Presentar la situación social en Perú. (Cesantía; precariedad, especificidades raciales, etc.)

En el Perú los despidos y la precariedad de los derechos sociales de los trabajadores se siguen dando con total impunidad. Tal y como ocurrió durante la década de los 90’s, durante el régimen genocida de Alberto Fujimori, en la cual se retrocedió en todas las conquistas laborales, en cuanto al derecho a huelga, a sindicalización, a estabilidad laboral. Incluso recién hace unos años el propio gobierno, cínicamente, confirmó mediante una nueva ley la Jornada de 8 Horas de trabajo, cuando esta conquista fuera alcanzada en 1913 para el proletariado de El Callao (principal ciudad portuaria del país) y en 1919 para el resto del proletariado, por el movimiento obrero anarcosindicalista de la época con figuras relevantes como Manuel C. Lévano y su hijo Delfín Lévano, Carlos Barba, Nicolás Gutarra, Adalberto Fonkén y muchos compañeros libertarios más.

La situación de nuestros pensionistas es la más deplorable. Particularmente los cesantes y jubilados del Sistema Nacional de Pensiones, ex trabajadores de empresas privadas, siguen padeciendo pensiones de hambre y muerte. Pensiones congeladas desde hace más de 8 años, y cuyo monto mínimo en un monto que ni siquiera llega a cubrir ni siquiera el 10% de la canasta básica familiar.

Además, la gran mayoría de beneficios sociales que debieron percibir (los jubilados) por las normativas emitidas durante las últimas décadas, han sido escandalosamente inaplicadas. Es decir, el propio Estado se las ha ingeniado para evadir el cumplimiento de beneficios legales. Esto ha provocado una avalancha de demandas, sin precedentes, de parte de los pensionistas. Muchos casos han llegado hasta la Corte Interamericana de Derechos Humanos, pero incluso para dar cumplimiento a las sentencias del ente supranacional, el Estado peruano también se las arregla para dilatar el proceso. Entretanto, los pensionistas siguen muriendo sin llegar a ver la justicia.

3° - Presentar el movimiento sindical y social en Perú y sus sensibilidades.

En cuanto al panorama laboral y sindical cabe señalar que existe actualmente un gran contingente de trabajadores que están siendo despedidos como consecuencia de las medidas tomadas por el gran capital en nuestro país, para poder “afrontar la actual crisis mundial” que ellos mismos han provocado. Han sido principalmente afectados los obreros textiles y mineros, que pese a su combatividad, creemos, aun no tiene ni la fuerza ni la contundencia como para evitar estos golpes de parte de la patronal.

A nivel del gremio textil, no existe una Federación de Trabajadores textiles, que los agrupe, Se están dando pasos hacia la reestructuración de este ente, pero sobre la base de una denominada “Coordinadora Sindical Textil”, que agrupa a jóvenes sindicatos, y es vista con recelo por las dirigencias tradicionales, ya que en cierta medida no se sujetan a los dictados de la mayor central sindical burocrática de nuestro país, Confederación General de Trabajadores del Perú (CGTP).

Cabe señalar que la CGTP ha sido desde su origen copada en su dirigencia por miembros del Partido Comunista Peruano-Unidad, que siempre mantuviera una posición estalinista. Actualmente sus altos dirigentes sindicales, como el Secretario General de la CGTP Mario Huamán, coquetean con el líder del Partido Nacionalista, Ollanta Humala. Pese a las ambiciones presidenciales de ambos, al parecer las proyecciones para las elecciones del 2011, son de ir en una propuesta presidencial conjunta.

En el caso de los mineros, ellos si cuentan con un ente que los debería cohesionar: La Federación Nacional de Trabajadores Mineros Metalúrgicos y Siderúrgicos del Perú, que durante la segunda mitad de la década de los 80’s y en particular durante el primer gobierno de Alan García protagonizó combativas huelgas, que tuvieron como consecuencia una mejora en sus beneficios sociales y en particular, lograron arrancar al Estado una Ley de Jubilación Minera, en condiciones bastantes favorables en cuanto a sus pensiones y las condiciones del cese. Lamentablemente en esa ocasión la venganza del Estado, vino inmediatamente, a través del Comando Rodrigo Franco (paramilitares) que asesinó al secretario general de la Federación Minera, Saúl Cantoral.

Actualmente, la dirigencia de la Federación Minera está capturada por el oportunismo. Son numerosos los llamados a la huelga pero en el mismo número, se producen luego las suspensiones de las medidas, a raíz, de promesas de parte del parlamento o el gobierno, para evaluar sus reclamos. Sin embargo, hasta ahora no hay ni un solo punto del pliego de reclamos que se haya conquistado. Increíblemente, aun se mendiga la aplicación de la ley de jubilación minera, que costara la vida de muchos obreros, pues esta aún no es promulgada por el gobierno aprista. El parlamento tampoco ha querido revisar ni aprobar la Ley para el pago de utilidades de las mineras a favor de los trabajadores.

También existe la Confederación de Trabajadores del Perú (CTP) de clara e histórica orientación aprista, es decir afín al actual gobierno, y que solo cumple el papel de rompe-huelgas o sindicato pro-patronal, creando gremios paralelos para desestabilizar a otos sectores en lucha. La CTP y la CGTP aparentan líneas opositoras que pretenden representar a la clase trabajadora en el Perú, pero no son más que dos centrales burocráticas, que mantienen acuerdos bajo la mesa y que desmovilizan a sus bases. Es decir mantienen inerte y pasivo a los trabajadores afiliados.

Aún así creemos que un verdadero trabajo sindical en nuestro país es posible. Hemos tenido acercamientos orgánicos y de militancia con los sectores textiles y con otros gremios de base como los cerámicos de la fábrica Celima. Nosotros seguimos apostando por construir una alternativa sindical de clase, autónoma, de base, federativa, horizontal, con democracia directa y capacidad de combate.

4° - Presentar a la USL y de manera general al movimiento libertario peruano

La Unión Socialista Libertaria es el fruto de la maduración política de lo que fueron experiencias colectivas anteriores como Qhispikay Llaqta y Estrella Negra (2004 y 2007). Nos consideramos una organización anarquista que pretende construir una verdadera propuesta anti-autoritaria en nuestro entorno y consolidar la lucha libertaria donde nos sea posible

En realidad la labor que como organización de tendencia libertaria estamos realizando, en el campo de la lucha popular y dentro de los movimientos de masas, recién empieza, pues este mes cumplimos el primer año de lucha y trabajo libertario.

Sin embargo, ya hemos estado inmersos en la luchas de los pueblos amazónicos, tenemos contacto con sus organizaciones de bases, al igual que las de las clases obreras e incluso de los trabajadores despedidos y cesantes, a quienes hemos llegado a través de nuestros boletines Lucha Libertaria. El malestar y hartazgo con las dirigencias oportunistas y burocráticas, es generalizado, siendo un campo fecundo para implantar la semilla libertaria, tarea a la que nos estamos abocando.

Sobre el movimiento libertario peruano, pues debemos decir que el anarquismo aquí gozó de muy buena salud hasta fines de años 30, con organizaciones obreras y populares fuertes y consolidadas, luego con las traiciones del Partido Socialista y el Partido Aprista, todo fue reducido y casi eliminado. Actualmente se intenta sacar al anarquismo al campo popular. En la década de los 80 y 90 hubieron algunas experiencias (colectivos, periódicos, fascines, etc.) pero no progresaron. Ahora en Lima, que es la capital, somos el único grupo organizado, aunque a debemos mencionar que en nuestra ciudad a raíz de las discusiones en algunos talleres de formación libertaria, se ha formado el Cine-club Libertario “Fernando Fernán”, que pretende difundir mediante la imagen y el arte las propuestas anarquistas. Hay algunas publicaciones libertarias pero no grupos. En otras ciudades si hay mejor aspecto y se viene consolidando la propuesta libertaria en universidades y barrios.

Como militantes de la USL (estudiantes y trabajadores) creemos que en general las ideas libertarias van prendiendo en nuestro país y las posibilidades de un trabajo de mayor escala es posible, pues los trabajadores ya están cansados de las dirigencias corruptas y las comunidades luchan por mantener su forma de organizarse que claramente contiene mucho de libertario.

Para seguir más el panorama del Perú, las luchas de los movimientos sociales y populares, así como para leer más nuestros documentos y textos, los invitamos a leer nuestra dirección en Internet.

Comisión de RR. II.
UNIÓN SOCIALISTA LIBERTARIA
uslperu@yahoo.es
www.uslperu.blogspot.com

author by Plataformistapublication date Mon Jan 25, 2010 06:03Report this post to the editors

Quisiera saber si esta entrevista fue hecha por la CNT-AIT de Francia o por la CNT Vignoles. Muchas gracias.

author by MGpublication date Mon Jan 25, 2010 06:54Report this post to the editors

Por la CNT francesa con sede en rue de Vignoles. Puede saberse por la web a la que enlazan.

Aquí http://www.anarkismo.net/article/15361?userlanguage=ca&...=true puede leerse una entrevista más extensa con los compañeros de la USL, a los que envío un caluroso saludo y muchos ánimos.

author by josé libertariopublication date Tue Jan 26, 2010 01:56Report this post to the editors

La entrevista está muy buena a los compas de la USL, aunque haya sido del año pasado, según he visto en las noticias las cosas siguen dificultosas para los pueblos amazónicos, así que no pierde su actualidad.

Sobre las CNT´s de Francia, qué diferencia hay entre la CNT-AIT y la CNT de Vignoles?

 
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