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Du club politique à l’organisation de masse

category amérique du nord / mexique | mouvement anarchiste | opinion / analyse author Saturday July 25, 2009 00:13author by Ruptures - Union communiste libertaire (UCL)author email ucl.quebec at causecommune dot net Report this post to the editors

Un texte du hors-série de la revue Ruptures (mai 2009)

Quelques réflexions sur les rapports sociaux dans les organisations politiques

Et si, pour comprendre les échecs et même les succès d'un mouvement social il fallait tout autant étudier les rapports sociaux internes à l'organisation que son rapport de force face à l'État et au capital? C'est moins glamour que le recours aux théories des grands intellectuels de ce monde et beaucoup plus imprévisible. D'autant plus que cela demande temps, énergie, et remises en question personnelles importantes. On est loin d'une science exacte! Mais peut-être est-il temps que le mouvement révolutionnaire, sans se déclarer vaincu, fasse une profonde remise en question de son organisation. Comment devenir une organisation de masse? C'est bien là notre leitmotiv; mais nos principes politiques, notre analyse lutte de classiste, une présence soutenue dans les mouvements de lutte et la volonté de les radicaliser suffisent-ils?

Pour élargir la réflexion, ce texte propose quelques avenues de remises en question à partir du principe féministe le privé est politique. Souvent associé à tort à la publicisation (rendre public) des gestes individuels, le privé est politique est plutôt une politisation de la sphère privée et surtout, une dénonciation de la division de la vie en deux sphères (publique et privée) comme si l'une et l'autre n'étaient pas interreliées.

Nous sommes tous et toutes inévitablement situé-e-s dans les rapports sociaux, et s'il ne faut pas s'en flageller, il faut plutôt savoir les décoder et utiliser à bon escient notre pouvoir d'action pour réorganiser l'ordre des choses. À partir de constats individuels et collectifs, de remise en question et de remise à sa place, de réflexions sur des lectures à saveur théorique tout comme d'expériences personnelles, voici un petit bréviaire pratico-pratique pour aider à faire vivre des organisations égalitaires. À vous, bien sûr, de le compléter!

Des trucs pour l'organisation interne:

Le problème: L’invisibilité / la non-intégration à l'organisation
==> Il est difficile de s'intégrer dans un mouvement social ou une organisation politique.


Cela peut s'illustrer en ne donnant pas tous les documents nécessaires à une personne sous prétexte qu’elle ne l’a pas demandée. Dans une analyse des rapports sociaux et des rapports de pouvoir, il faut reconnaître que tous et toutes n’ont pas la même capacité d’«empowerment». Ce que l’on traite comme des «traits de personnalités» (par exemple la personne est gênée… par quoi nous répondrons tout bonnement que la personne doit faire des efforts pour se dégêner en public), c’est davantage le résultat d’un acte social. Prenons le cas d’une personne timide dans une organisation (avant, pendant et/ou après les réunions et actions); elle ne l’est pas nécessairement dans tous les contextes de sa vie, ni dans tous les cercles qu'elle fréquente. Il y a nécessairement des gens et des contextes avec qui elle se sent plus à l’aise. L’exemple contraire est aussi vrai. Plusieurs (souvent hommes) sont très à l’aise à parler politique et être dans le domaine public, mais avec leur conjointe ou leurs enfants, ils bloquent complètement à parler d’émotion.

Quoi faire? Le premier pas est très certainement de reconnaître cette situation. Ensuite, le groupe dominant doit faire des efforts pour ne pas «oublier» la présence des dominé-e-s, par exemple en posant des questions à ceux et celles qui n’amènent pas leur opinion. Il ne s’agit pas de faire des tours de table à chaque point. Souvent, la solution passe même davantage à l’extérieur des réunions: «hey, as-tu lu tel texte, qu’est-ce que tu en penses?». Ainsi, une première formulation rhétorique peut permettre d'être plus à l'aise en plus grand groupe, particulièrement si on s'est senti écouté-e et soutenu-e la première fois.

On peut aussi porter une attention particulière sur l’intégration de ces personnes à toutes les activités de l'organisation, que ce soit concernant les technicalités de la structure aux principes politiques: «sais-tu comment fonctionne le forum?» «As-tu besoin de plus d’information sur les organisations avec qui nous avons des liens?» «Connais-tu l'ensemble des acronymes que nous utilisons?» En réunion, on a aussi souvent tendance à oublier les gens qui ne parlent pas. Jeter un regard à ces personnes, particulièrement de la part du praesidium, peut permettre de se sentir inclus-e-s dans la délibération. Dans tous les cas, il ne faut pas rester avec l’idée que ces personnes vont s’inclurent par elles-mêmes avec le temps parce que l'invisibilité est nécessairement le résultat d'une dynamique sociale par laquelle tous et toutes sommes concerné-e-s.

==> Il faut aussi considérer l’invisibilité dans les moments hors de la politique formelle.

Un exemple: s’il faut connaître des chansons révolutionnaires pour s'intégrer dans le groupe mais que nul-le ne fait les efforts nécessaires pour nous les présenter. Ça peut aussi prendre la forme d’avoir des habitudes sans jamais se poser la question du pourquoi ce sont les mêmes personnes qui y adhèrent: faire des réunions dans des endroits particuliers alors qu’une partie des gens n’y assistent jamais ou encore aller prendre de la bière. A-t-on vérifié si ça convenait à toutes les personnes qui voulaient prendre part à une activité sociale après la réunion ? Est-ce qu’il y a des gens qui ne veulent / ne peuvent pas y aller ? Peut-on parfois varier, par exemple en se réunissant chez une personne, en allant prendre un café ou en restant tout simplement sur le lieu de réunion et y apporter de la bière? Ce qui doit être remis en question, ce n’est pas le fait d’aller prendre de la bière ou d’avoir des sous-groupes d’ami-e-s, mais plutôt le fait de le prendre comme une donnée qui va de soi alors que nous pouvons facilement adopter une attitude critique autoréflexive.

==> Finalement, il faut aussi voir l’invisibilité comme attitude de laisser-faire: faire comme si de rien n’était alors qu'on perçoit qu'il y a quelque chose qui cloche ou qu'il y a un malaise. C’est en quelque sorte une déresponsabilisation individuelle parce qu’on sait qu’il y a un problème mais on ne s’en mêle pas, sous prétexte que ce n’est pas de nos affaires. Ainsi, on ne brise pas la solidarité du groupe dominant et on laisse le fardeau au groupe dominé de prendre sur lui pour surmonter les étapes. On peut briser le cercle de l’invisibilité autant en questionnant les comportements sur le moment présent qu’en revenant par la suite dans une réunion.

Le problème: Les moqueries
Ce sont toujours des comportements difficiles à analyser parce que les gens n’y réagissent pas de la même façon. Il ne s’agit pas par exemple d’arrêter toutes les moqueries…ça peut effectivement être drôle pour vrai; et il faut bien continuer à vivre. Par contre, il faut être capable de cerner quand ça ne l’est pas. La grande difficulté, ici, c’est que les situations ne sont pas analysées de la même façon des différents points de vue. Sur une blague homophobe, ce n’est pas aux hétérosexuel-le-s à décider quand c’est drôle ou non; il est bien évident que leur niveau de tolérance n’est pas le même puisqu’ils et elles ne vivent pas la violence quotidienne associée à l’homophobie.

Que faire? Une attitude positive est très certainement d'être à l'affût du comportement non-verbal des gens, que ce soit des réactions physiques de chicotement ou de malaise, ou bien encore de carrément demander aux gens s'ils se sentent à l'aise avec nos blagues (ou les blagues des autres). De toute évidence, il faut établir une relation de confiance et égalitaire avant d'user de telle stratégie rhétorique. Souvent, par ailleurs, c'est le contraire qui se passe, comme si les jokes racistes, homophobes, sexistes, handicaphobes et autres étaient un moyen de socialiser lorsqu'on ne connaît pas la personne. Mais d'emblée, on établit un rapport de pouvoir qui conduit souvent à l'invisibilité, les gens qui ne se sentent pas à l'aise préférant se taire ou fuir l'organisation.

Le problème: les attitudes catégoriques.
Une attitude catégorique peut être de refuser de mettre de l'eau dans son vin, de tout prendre personnel, de faire des attaques dénigrantes ou de revenir à la charge jusqu'à ce qu'on fasse changer d'idée le groupe. Par exemple: «Quoi? Tout le monde sait que...» ou «Puff, c'est complètement faux ce que tu dis» alors que la réalité est très nuancée. Les attitudes catégoriques font souvent appel à l'autorité, que ce soit la sienne ou celle d'auteur-e-s, personnalités publiques ou cadres d'analyse: «Tu fais appel à des arguments p'tits bourgeois»; «Dans le fond, t'es pas vraiment de notre tendance politique»; «Tout le monde de notre tendance politique est d'accord avec ça».

Sur les attitudes catégoriques, il faut aussi se remettre dans le contexte des relations de pouvoir. Être catégorique lorsqu’on fait partie du groupe dominant «prend du pouvoir» sur les dominé-e-s (pour les rendre davantage subalternes qu’ils et elles ne le sont déjà) tandis que du groupe dominé-e-s, c’est «reprendre» du pouvoir (pour se remettre en situation égalitaire). Une même phrase, par exemple «tu n’as rien compris» n’a pas la même signification dans un cas de viol: pour le dominant, cela peut vouloir dire que la femme n’a pas compris qu’il ne voulait qu’avoir une situation de plaisir (à tel moment ou dans telle position), mais pour la femme, cela veut plutôt dire que le partenaire n’a pas réussi à comprendre son refus de la relation sexuelle (par son verbal ou son non-verbal). C’est un exemple extrême, mais on peut aussi le reporter à toutes nos discussions dans l’organisation.

Cette situation d'attitudes catégoriques de la part des groupes opprimés fait explicitement référence à ce qu'on peut appeler «la colère des opprimé-e-s». On peut comprendre pourquoi les plus démuni-e-s se révoltent parfois de façon spontanée devant la violence institutionnelle et symbolique. Il doit en être ainsi dans les rapports sociaux. Même s'il faut favoriser la rationalisation des gestes plutôt que la colère spontanée, il faut aussi comprendre qu'être victime d'un système qui systématiquement opprime notre classe ou notre communauté fait naître de fortes émotions. Il faut se donner la chance de rationaliser cette colère et de la mettre au service de la révolte. Nul besoin, dans ce contexte, d'un dénigrement de la part de nos camarades; au contraire, il faut comprendre cette révolte et donner les moyens de passer au travers. Ce peut être par des encouragements, des gestes solidaires, des portes ouvertes à la discussion, etc.

Dans le cas des groupes dominants, les attitudes catégoriques doivent être ramenées à l'ordre par les autres membres du groupe. Il faut plutôt chercher à nuancer ses propos ou se ramener la discussion à un niveau égalitaire en parlant de soi. Par exemple: «Ce que je cherche à montrer, c'est que je ne suis pas d'accord avec ta vision parce que je trouve qu'il y a trop de, ou pas assez de...». Il faut aussi savoir prendre du recul face à l'organisation: est-ce que ça vaut la peine de mettre tous ses oeufs dans le même panier? La position qu'on défend et qui n'est pas majoritaire doit-elle inévitablement passer à tout prix, maintenant?

Des trucs pour les membres vis-à-vis les autres.

Le problème: L’effet gang.
Se croire dans un environnement privé en étant en public est extrêmement commun dans les groupes politiques. On ne fait pas attention aux regards des autres, préférant miser sur les rapports internes du groupe et son appartenance. Dans le cadre d’une activité politique publique, c’est ce qui fait la force de l’action collective dans une manifestation ou une occupation. Dans le cadre d’activités sociales de conscientisation, il n’en est rien. Cela a plutôt un effet rebutant pour ceux et celles qui ne connaissent pas notre organisation ou qui n'en sont pas membres.

Que ce soit pour un party ou même lors de la tenue d'une table dans une organisation plus large, de type forum, il faut toujours se rappeler au préalable pourquoi nous sommes présent-e-s: on n’est pas là pour démontrer une unité tactique, un bloc commun fort et structuré; on est plutôt là pour conscientiser, pour prouver par la force de l’argumentation notre point de vue. On pourrait dire que dans les événements publics auxquels on décide de participer, notre unité ne doit pas être tactique mais théorique. Dans de telles occasions, il faut tactiquement redevenir des individus pour écarter le plus possible l’exclusion des non-déjà-inclus-e-s dans le groupe monopolisateur.

Le problème: L’objectivation des subalternes.
Il s’agit ici de tomber dans le pattern d’objectiver les groupes dominés en les ramenant à leur spécificité. Par exemple de ramener les femmes à leur rôle sexuel, à la maternité ou encore à l’image qu’elles projettent: «ah, c’est bien d’avoir des femmes dans l'organisation, ça nous permet d’être mieux organisé-e-s; elles font plus ceci, elles font plus cela». Et je passe ici tous les commentaires directement sur l’image des femmes, de leur tenue vestimentaire à leur beauté (ou non) corporelle.

On peut aussi voir ce point comme l’un des effets pervers de la parité à l’intérieur de nos groupes (sur le long terme parce que sur le court terme, des mesures paritaires sont nécessairement le résultat d’une lutte entre les groupes sociaux ou les dominé-e-s ont voulu construire un rapport de force afin d’atteindre l’égalité). Dans un tel cas, le groupe dominant est peu «écorché» au passage. Par exemple, on cherchera une parité chez les porte-parole: on trouve un homme qui se propose spontanément et ensuite, on cherche une femme activement (ou autre, tout dépendant de la cause à défendre), en oubliant ainsi que des rapports de force jouent à l’interne des groupes dominés et oblitérant qu’on aurait aussi pu faire des efforts pour que ce ne soit pas toujours le(s) même(s) homme(s) qui soient porte-parole.

Conclusion
En guise de conclusion, je voudrais introduire une longue citation traduite du site interne de Workers Solidarity Movement sur la place des femmes dans notre lutte politique:

    Il y a une tendance à ce que les hommes soient plus nombreux que les femmes dans les cercles socialistes et qu’ils y jouent un rôle dominant. Les demandes des femmes étaient marginalisées à cause de la primauté de la lutte des classes [prolétarienne] et aussi parce que si les problèmes qui affectent les travailleurs affectent tout autant les travailleuses, il n’est pas vrai que c’est le cas pour les problèmes particuliers de l’oppression des femmes en tant que classe de sexe. L’égalité sociale et économique des femmes était parfois vue comme conflictuelle avec les intérêts matériels et le confort des hommes. L’égalité des femmes devait requérir de profonds changements dans la division du travail à la maison et sur les lieux de travail tout autant que des changements dans l’ensemble du système social d’autorité des hommes. Pour obtenir l’égalité des femmes, une réévaluation de son identité personnelle devrait aussi prendre place [non seulement chez les femmes], mais aussi chez les hommes: leur identité ne doit plus être considérée dans l’optique d’être plus fort [dans le sens physique et dans le sens des habiletés] que les femmes.


Cet extrait démontre toute l'importance de revoir l'ensemble des pratiques dans une organisation. Pour dépasser le «club politique», c'est-à-dire une organisation où c'est la relation d'amitié qui prime, afin d'être une organisation de masse, il faut politiser les rapports privés entre les membres. Tous et toutes doivent se sentir en confiance dans l'organisation tout en n'étant pas obligé de connaître directement (amicalement) l'ensemble des membres.

Autant dans nos rapports avec l’environnement extérieur que dans nos pratiques internes, il importe d’être attentifs et attentives aux rapports sociaux pour éviter qu’ils ne constituent une barrière à l’adhésion de nouveaux et nouvelles à notre organisation. S’il faut continuer à agir dans la société pour convaincre les gens de nos principes politiques, il faut travailler encore davantage à les rallier à joindre l'organisation politique et la lutte. C’est là une différence majeure entre les valeurs auxquelles on peut adhérer et l'organisation concrète de ces valeurs autours de pôle de rassemblement. Pour passer du club politique à l’organisation de masse, la moindre des choses est de s’attarder aux rapports sociaux qui fondent l’organisation autant à l’interne qu’à l’externe: c'est là une condition nécessaire, bien que peut-être insuffisante en elle-même.

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* à Montréal : Mercredi, le 22 septembre à partir de 19h, à la taverne du Cheval Blanc (809, Ontario est)
* à Québec : Samedi, le 25 septembre à partir de 19h, au café-bar l'AgitéE (251 Dorchester)

Ce sera l'occasion de ramasser votre copie papier du journal, mais aussi - et surtout - de venir jaser avec nous.

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