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Perspectives libertaires: La crise : matin, midi et soir...

category international | économie | opinion / analyse author Saturday February 28, 2009 04:16author by Cause commune - Union communiste libertaire (UCL) Report this post to the editors

Depuis quelques temps, on nous sert la crise à toutes les sauces : qu’elle soit climatique, alimentaire, financière ou économique, elle goûte toujours aussi mauvais. Faut croire qu’on veut nous mettre sur un mode « survie » à entendre les spécialistes de toutes sortes parler dans les journaux et à la télé. Être sur le qui-vive de manière permanente : perdre son emploi, ses économies, son toit, bref, ne plus penser à autre chose que de s’en sortir.

Pourtant, c’est dans mon assiette que j’ai vu la crise arriver. Sournoisement, les prix de mon épicerie ont monté en flèche : fini les paquets de spaghetti à .99$, maintenant c’est 1.49$, fini les chips à 1.99$, maintenant c’est 2.99$ et ainsi de suite pour le yogourt, le pain, la farine… bref, pas des objets de luxe, mais ce qu’on est obligé d’ingurgiter pour continuer à vivre. Verra t-on bientôt les Dollarama agrandir leurs sections alimentaires?

On disait, au printemps dernier, que c’était à cause du prix de l’essence, mais depuis ce temps là, le prix est redevenu « normal ». La nourriture fait en moyenne un voyage de 4200 km selon l’organisme Équiterre. Un voyage que la plupart des gens ne pourront jamais se payer. Pourtant, aucun prix n’a baissé à l’épicerie du coin. Pendant ce temps là, à quelques kilomètres d’ici, nos producteurs locaux sont pris à la gorge par les prêts qu’ils doivent rembourser. Puisque pour survivre au « libre-marché », ils ont dû rendre leurs fermes plus productives et en faire de vraies usines.

Puis, on nous a dit que c’était la dévaluation du dollar canadien: aller acheter des denrées à l’autre bout du continent alors que notre piastre vaut moins, ça coute plus cher!

Depuis l’an dernier, il y a 7 % de plus à payer et si on calcule depuis 2002, c’est 40% d’augmentation sur les produits alimentaires. Si au moins nos salaires montaient aussi vite que ça : et ce n’est pas les 50 sous d’augmentation du salaire minimum qui vont nous aider. On peut aisément comprendre que les réserves des ressources d’aide alimentaire soient vides puisque de plus en plus de gens comptent sur celles-ci pour bouffer.

Certains produits alimentaires tels que les céréales, le riz et le café, sont transigés à la bourse, côtoyant le pétrole, le charbon et le fer. Toute notre alimentation et le prix qu’on paye pour celle-ci est contrôlée par une minorité, une minorité qui ose appeler ça le « libre-marché ». Liberté pour eux de faire ce qu’ils veulent… Vraiment, peut-on avoir confiance en des gens aussi peu scrupuleux qui ne cherchent qu’à faire du profit?

Alors qu’une des choses les plus importantes de notre existence est complètement hors de notre contrôle et que visiblement ils nous feront payer toujours plus cher, il est grand temps de renverser la marmite.

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Extrait du numéro 23 de Cause commune

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