Conflits dans la restauration...
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Wednesday February 25, 2009 23:29
by Cause commune - Union communiste libertaire (UCL)

Tour d'horizon de certains conflits dans la restauration au Québec.
La Rôtisserie au Roi du Coq Rôti
Le 19 juillet 2008, avant même que les employéEs entament des moyens de pression, les proprios de la Rôtisserie Au Roi du Coq-Rôti mettaient les 45 travailleurs et travailleuses en lock-out et depuis, refusent toute négociation. Cette situation est le résultat de plusieurs années de lutte entre les employéEs les plus anciens et anciennes et le power trip des patrons de cette rôtisserie. Quelles sont les demandes des travailleurs et des travailleuses? Obtenir le respect et la reconnaissance de leur travail en augmentant le salaire horaire moyen de 24¢. Pendant ce temps, un mouvement de solidarité se construit dans le quartier contre des restaurateurs qui souhaitent évidemment casser le syndicat et soumettre les travailleurs et les travailleuses.
Histoire d’une rôtisserie
Dans les années 60, la rôtisserie s’installe dans le centre-ville de Sherbrooke et elle devient très vite l’une des plus importantes au Québec... et une vraie institution sociale pour la région. Le propriétaire quitte le business et ses deux fils en héritent. Ils deviennent donc, sans le moindre effort (contrairement aux employéEs), propriétaires d’une rôtisserie qui roule sur sa réputation. Inutile de dire qu’ils sont plusieurs fois millionnaires. Voyant venir les frères Perrault avec leur attitude de confrontation, les employéEs n’hésitèrent pas un instant et décidèrent de s’organiser. En 2001, ils et elles ont voté à 98% en faveur de la syndicalisation en s’affiliant à la CSN. Les nouveaux patrons l’ont mal pris...
Les conditions de travail
Le problème à la rôtisserie vient clairement des propriétaires: vraiment près de leurs cennes et en plus, méchants. Le comptoir n’a jamais été rénové depuis sa création; au risque des livreurs, la mécanique des véhicules de livraison est mal en point; certainEs employéEs y travaillent depuis plus de 40 ans au salaire minimum. Le plus frustrant pour ces exploitéEs est que ceux qui vivent comme des rois grâce à eux et elles les traitent ouvertement comme des moins que rien. Ils n’écoutent jamais ce qu’ils et elles ont à leurs dire et refusent obstinément toutes leurs demandes, aussi modestes soient-elles. En voyant qu’un de leur syndiqué était mort d’une crise cardiaque (avant le lock-out), l’un des deux proprios s’est exclamé “T’as vu? Un problème de moins!” Bref, l’atmosphère de travail est invivable quand le patron rôde.
Ce que les patrons oublient, c’est que le succès de l’entreprise s’est fait entièrement grâce au travail des employéEs: la qualité du service, des produits et de la gestion. La propriété des Perrault leur permet de s’ingérer dans un travail qu’ils ne vivent pas au quotidien, mais dont ils mangent les fruits. C’est pourquoi la population locale du quartier est bel et bien du côté ouvrier dans cette lutte.
Dans une entrevue avec le collectif local de l’UCL, Serge et Robert parlent de leurs conditions de travail et donnent quelques exemples de l’attitude des frères Perrault. Cette interview est disponible en cliquant sur l’affiche de l’émission « La Rage du Peuple » sur le blog: http://ucl-sherbrooke.blogspot.com
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St-Hubert de Drummondville: «les vieilles coûtent trop chers».
Le St-Hubert de Drummondville situé à côté de l’autoroute 20 entre Québec et Montréal, réputé pour être l’un des plus rentables au Québec, se transformera en concept Express. Par le fait même, 57 employéEs travaillant à la salle à manger seront licenciéEs et ce, malgré le fait que certaines employées aient plus de 32 ans d’ancienneté. La raison officielle invoquée est le manque de rentabilité. Le patron va même jusqu’à indiquer que c’est afin de mieux répondre aux besoins de sa clientèle qu’il pose ce geste. Cependant, à l’abri des regards, le patron n’hésite pas à dire qu’il a pris cette décision parce que « les vieilles serveuses coûtent trop chers » et qu’elles sont trop combatives au niveau syndical. À suivre sur http://ucldrummond.blogspot.com
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Extrait du numéro 23 du journal Cause commune
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